95,7 % : c'est le temps de jeu effectif de Thomas Didillon dans le but d'Anderlecht la saison dernière, par rapport au temps de jeu maximum possible. Il a joué les 30 matches de la phase classique et les 10 matches des play-offs, ainsi que 5 rencontres d'Europa League. Il a seulement loupé le dernier rendez-vous européen (contre le Dinamo Zagreb) et le match catastrophique en Coupe de Belgique contre l'Union Saint-Gilloise.

Les commentaires sur ses prestations ont été unanimement positifs, on vantait ses arrêts réflexes et ses qualités de leader. Jusqu'à deux matches de PO où il s'est un peu troué, contre Genk et Bruges. " Pendant la préparation, il a eu une bonne discussion avec Vincent Kompany ", explique son agent, Didier Frenay. " Il faisait clairement partie du projet et il en était ravi, même fasciné ! Sa motivation pour réussir cette aventure était énorme. "

Mais ça, c'était jusqu'à deux matches amicaux, contre l'Ajax et l'AZ, dans lesquels il a mal négocié des ballons en retrait, ça n'a jamais été son point fort. Un de ces chauds ballons en retrait lui avait été donné dans l'axe, sur son mauvais pied, par Kompany, cette balle a sautillé un peu et le Français l'a mal négociée. La sanction a été immédiate : Anderlecht a transféré Hendrik Van Crombrugge. Kompany veut un gardien valable dans le jeu avec les pieds et capable de participer au jeu, et il estime que l'ancien d'Eupen a le bon profil.

Entre-temps, Thomas Didillon a été rétrogradé à la troisième place de la hiérarchie des gardiens. " Quand on vous annonce, début août, qu'on ne compte plus sur vous, c'est un peu tard dans le cas d'un gardien ", continue Didier Frenay. " À cette date, tous les bons clubs ont leur gardien titulaire. Et ce n'est pas un petit club ou un club moyen qui va lui donner le salaire qu'il a à Anderlecht. Tout aurait été différent si Anderlecht nous avait communiqué sa décision au mois de juin. "

Pierre Danvoye