Marc Wilmots n'a pas séduit les dirigeants de l'Union belge sur base des résultats, puisque les Diables Rouges n'ont pris qu'un point sur six lors des matches contre le Monténégro et l'Angleterre. Mais le 'Taureau de Dongelberg' a séduit par le style qu'il a imposé.

D'abord, le groupe semble adhérer à ses méthodes. Les joueurs ne veulent plus d'un mercenaire, ni d'un dictateur arrogant. Ensuite, il a osé. On a vu du football offensif, et une circulation de ballon au sol comme l'affectionnent nos petits formats actuels. Il a aussi osé confier à Eden Hazard le rôle qu'il occupe à Lille (il était présent lors du dernier match à Villeneuve d'Ascq contre Nancy), c'est-à-dire un rôle d'électron libre derrière l'attaquant de pointe. Celui qu'il préfère. Wilmots a osé lui dire : "Tu veux le n°10 ? Eh bien, tu l'auras! A toi de montrer que tu les mérites..."

Lorsqu'on a la chance de posséder un joueur pareil, il faut oser lui confier les clefs d'un match. Le groupe n'est pas tout, comme l'affirmait Georges Leekens. Wilmots a aussi osé associer Hazard et Dries Mertens, qui s'entendent comme larron en foire, alors que "Long Couteau" avait chaque fois sacrifié l'un d'eux, notamment lors du 3-0 en Allemagne. Rien que pour cela, c'est une bonne chose que Wilmots reste.

Une certaine presse, surtout au nord du pays, est sceptique : "La fédération prend un risque, Wilmots n'a encore rien prouvé au plus haut niveau". D'accord, Eric Gerets (qui risque d'être limogé par la fédé marocaine samedi en cas de défaite contre la Côte d'Ivoire) a un plus beau palmarès, mais n'a-t-il pas montré ses limites au Maroc ? N'aurait-on pas pris un risque tout aussi grand avec lui ? A savoir, celui de devoir recommencer de zéro pour la dixième fois...

Wilmots, c'est aussi le choix de la continuité, du T2 qui devient T1 comme à Barcelone, et c'est très bien ainsi.

Daniel Devos, Sport/Foot Magazine

Marc Wilmots n'a pas séduit les dirigeants de l'Union belge sur base des résultats, puisque les Diables Rouges n'ont pris qu'un point sur six lors des matches contre le Monténégro et l'Angleterre. Mais le 'Taureau de Dongelberg' a séduit par le style qu'il a imposé. D'abord, le groupe semble adhérer à ses méthodes. Les joueurs ne veulent plus d'un mercenaire, ni d'un dictateur arrogant. Ensuite, il a osé. On a vu du football offensif, et une circulation de ballon au sol comme l'affectionnent nos petits formats actuels. Il a aussi osé confier à Eden Hazard le rôle qu'il occupe à Lille (il était présent lors du dernier match à Villeneuve d'Ascq contre Nancy), c'est-à-dire un rôle d'électron libre derrière l'attaquant de pointe. Celui qu'il préfère. Wilmots a osé lui dire : "Tu veux le n°10 ? Eh bien, tu l'auras! A toi de montrer que tu les mérites..." Lorsqu'on a la chance de posséder un joueur pareil, il faut oser lui confier les clefs d'un match. Le groupe n'est pas tout, comme l'affirmait Georges Leekens. Wilmots a aussi osé associer Hazard et Dries Mertens, qui s'entendent comme larron en foire, alors que "Long Couteau" avait chaque fois sacrifié l'un d'eux, notamment lors du 3-0 en Allemagne. Rien que pour cela, c'est une bonne chose que Wilmots reste. Une certaine presse, surtout au nord du pays, est sceptique : "La fédération prend un risque, Wilmots n'a encore rien prouvé au plus haut niveau". D'accord, Eric Gerets (qui risque d'être limogé par la fédé marocaine samedi en cas de défaite contre la Côte d'Ivoire) a un plus beau palmarès, mais n'a-t-il pas montré ses limites au Maroc ? N'aurait-on pas pris un risque tout aussi grand avec lui ? A savoir, celui de devoir recommencer de zéro pour la dixième fois... Wilmots, c'est aussi le choix de la continuité, du T2 qui devient T1 comme à Barcelone, et c'est très bien ainsi. Daniel Devos, Sport/Foot Magazine