Difficile d'ignorer cette composante grandissante du foot contemporain: l'agent, le " conseiller sportif ", prend de plus en plus de place dans la vie d'un joueur. Et en cette période de mercato encore un peu plus. Alors quand notre équipe Espoir se déplace au prestigieux tournoi de Toulon, agents et conseillers ne sont jamais bien loin. Lors du premier match des Diablotins face au Brésil (défaite 2-1) disputé à Hyères, les agents ou autres scouts étaient plus nombreux en tribune que les simples spectateurs.

Côté belge, Patrick De Koster (agent de Junior Malanda, Bryan Verboom, Dennis Praet ou Bruno Godeau), qui à la mi-temps du match s'était entretenu avec le directeur général de Marseille, José Anigo, attendait ses joueurs à la sortie des vestiaires avant qu'ils ne montent dans le car. Quelques mètres plus loin, c'est Stijn Francis, avocat et conseiller sportif de Paul-José Mpoku ou Pierre-Yves Ngawa et que l'on dit très proche de Roland Duchâtelet, qui conversait avec ses ouailles. Yannick Ferreira Carrasco était, lui, alpagué dès sa sortie des vestiaires par un trio de scouts espagnols afin de tâter le terrain quant à son avenir. Auteur d'une excellente saison en L2 sous le maillot monégasque (6 buts, 6 assists), notre international Espoir a la cote et pourrait voir son avenir bouché sur le Rocher suite à l'arrivée massive de stars.

Ce manège autour de ses joueurs, Johan Walem ne le voit évidemment pas d'un très bon oeil. Surtout quand le trio de scouts espagnols s'invite, samedi dernier, sur la terrasse de l'hôtel où loge la sélection belge pour prolonger la discussion avec le jeune Ferreira Carrasco. Une scène qui a d'ailleurs failli coûter le renvoi du joueur pour non-respect du code de conduite. Très attaché à la discipline de groupe, Johan Walem avait déjà prouvé sa fermeté avec l'exclusion de Michy Batshuayi et Ibrahima Cissé avant le match de qualification pour le Championnat d'Europe face à Chypre en mars dernier; un duo qui n'était d'ailleurs pas retenu pour le tournoi.

Dimanche passé, c'était autour de Mogi Bayat, qui accompagnait le père de Massimo Bruno, d'assister à la rencontre face au Nigeria et de prolonger la soirée à l'hôtel de la sélection. Un contexte particulier pour le staff des Diablotins venu au tournoi de Toulon afin de souder encore davantage le groupe en vue des prochains objectifs et qui doit composer avec la mainmise de plus en plus forte des agents...

Par Thomas Bricmont à Toulon

Difficile d'ignorer cette composante grandissante du foot contemporain: l'agent, le " conseiller sportif ", prend de plus en plus de place dans la vie d'un joueur. Et en cette période de mercato encore un peu plus. Alors quand notre équipe Espoir se déplace au prestigieux tournoi de Toulon, agents et conseillers ne sont jamais bien loin. Lors du premier match des Diablotins face au Brésil (défaite 2-1) disputé à Hyères, les agents ou autres scouts étaient plus nombreux en tribune que les simples spectateurs.Côté belge, Patrick De Koster (agent de Junior Malanda, Bryan Verboom, Dennis Praet ou Bruno Godeau), qui à la mi-temps du match s'était entretenu avec le directeur général de Marseille, José Anigo, attendait ses joueurs à la sortie des vestiaires avant qu'ils ne montent dans le car. Quelques mètres plus loin, c'est Stijn Francis, avocat et conseiller sportif de Paul-José Mpoku ou Pierre-Yves Ngawa et que l'on dit très proche de Roland Duchâtelet, qui conversait avec ses ouailles. Yannick Ferreira Carrasco était, lui, alpagué dès sa sortie des vestiaires par un trio de scouts espagnols afin de tâter le terrain quant à son avenir. Auteur d'une excellente saison en L2 sous le maillot monégasque (6 buts, 6 assists), notre international Espoir a la cote et pourrait voir son avenir bouché sur le Rocher suite à l'arrivée massive de stars.Ce manège autour de ses joueurs, Johan Walem ne le voit évidemment pas d'un très bon oeil. Surtout quand le trio de scouts espagnols s'invite, samedi dernier, sur la terrasse de l'hôtel où loge la sélection belge pour prolonger la discussion avec le jeune Ferreira Carrasco. Une scène qui a d'ailleurs failli coûter le renvoi du joueur pour non-respect du code de conduite. Très attaché à la discipline de groupe, Johan Walem avait déjà prouvé sa fermeté avec l'exclusion de Michy Batshuayi et Ibrahima Cissé avant le match de qualification pour le Championnat d'Europe face à Chypre en mars dernier; un duo qui n'était d'ailleurs pas retenu pour le tournoi.Dimanche passé, c'était autour de Mogi Bayat, qui accompagnait le père de Massimo Bruno, d'assister à la rencontre face au Nigeria et de prolonger la soirée à l'hôtel de la sélection. Un contexte particulier pour le staff des Diablotins venu au tournoi de Toulon afin de souder encore davantage le groupe en vue des prochains objectifs et qui doit composer avec la mainmise de plus en plus forte des agents... Par Thomas Bricmont à Toulon