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Trois jours après la douloureuse défaite contre la France, Roberto Martínez se sent de plus en plus seul. D'autant plus que son adjoint Thierry Henry souffre du dos et est resté chez lui. On le sent agacé, aussi. Tout le monde se soucie de l'héritage qu'il va laisser. Plus tard, quand on se rappellera cette période, qu'est-ce qui prédominera : la qualité des Diables durant la deuxième décennie de ce siècle ? Ou le nombre de prix qu'ils ont loupés ?

Manifestement, la critique le dérange. Celle qui concerne son approche comme celle qui s'en prend à ses joueurs. La Belgique aura bientôt disputé cinq tournois d'affilée. La Fédération a gagné beaucoup d'argent : seize millions d'euros pour le Mondial 2014, quatorze pour l'EURO 2016, 20,7 millions pour le Mondial 2018, 16,9 millions lors du récent EURO et sept millions de plus grâce à la Nations League. Ajoutez-y les 8,65 millions de la qualification pour le Qatar et vous arrivez à 84 millions. Brut, sans compter les frais ni les primes. Mais Toby Alderweireld a raison sur un point, abordé au sortir de l'EURO dans Sport/Foot Magazine : la Fédération a bâti Tubize et réalisé ses autres investissements grâce à la sueur de ces joueurs. Ça aussi, c'est leur héritage.

Arthur Theate, l'invité-surprise de ce tournoi, doit autre chose à ses nouveaux coéquipiers : ils ont ouvert aux jeunes Belges les portes de l'étranger. Selon Martínez, il faut prendre cet élément en compte dans l'analyse globale. Pas le fait qu'il a lancé Charles De Ketelaere, la seule éclaircie belge dimanche face à l'Italie, trop tard dans la rencontre. Ni qu'il a remplacé Tielemans trop tard.

Lors des treize prochains mois, Martínez va devoir partir à la recherche d'explosivité. En attaque, même s'il a Doku sous la main, mais surtout dans l'entrejeu. Dans ce secteur, Roméo Lavia va peut-être émerger. Il ne sera pas toujours titulaire, mais il doit constituer une option de rechange. Ou de départ. Il y a aussi la défense, même si on ne voit pas directement qui pourrait constituer une alternative. Vanheusden et Hannes Delcroix ont des qualités, mais ils ont un passif de blessures long comme le bras et personne d'autre ne ressort vraiment. De Bruyne a raison, c'est la loi du nombre. La Belgique est un petit pays.

On peut changer de point de départ. Compte tenu de leur spirale négative, les Belges ne figureront plus parmi les favoris du prochain tournoi. Nous sommes à nouveau des outsiders. Qui visent les quarts de finale. Ensuite, tout est possible. Ou rien du tout.

Trois jours après la douloureuse défaite contre la France, Roberto Martínez se sent de plus en plus seul. D'autant plus que son adjoint Thierry Henry souffre du dos et est resté chez lui. On le sent agacé, aussi. Tout le monde se soucie de l'héritage qu'il va laisser. Plus tard, quand on se rappellera cette période, qu'est-ce qui prédominera : la qualité des Diables durant la deuxième décennie de ce siècle ? Ou le nombre de prix qu'ils ont loupés ? Manifestement, la critique le dérange. Celle qui concerne son approche comme celle qui s'en prend à ses joueurs. La Belgique aura bientôt disputé cinq tournois d'affilée. La Fédération a gagné beaucoup d'argent : seize millions d'euros pour le Mondial 2014, quatorze pour l'EURO 2016, 20,7 millions pour le Mondial 2018, 16,9 millions lors du récent EURO et sept millions de plus grâce à la Nations League. Ajoutez-y les 8,65 millions de la qualification pour le Qatar et vous arrivez à 84 millions. Brut, sans compter les frais ni les primes. Mais Toby Alderweireld a raison sur un point, abordé au sortir de l'EURO dans Sport/Foot Magazine : la Fédération a bâti Tubize et réalisé ses autres investissements grâce à la sueur de ces joueurs. Ça aussi, c'est leur héritage.Arthur Theate, l'invité-surprise de ce tournoi, doit autre chose à ses nouveaux coéquipiers : ils ont ouvert aux jeunes Belges les portes de l'étranger. Selon Martínez, il faut prendre cet élément en compte dans l'analyse globale. Pas le fait qu'il a lancé Charles De Ketelaere, la seule éclaircie belge dimanche face à l'Italie, trop tard dans la rencontre. Ni qu'il a remplacé Tielemans trop tard.Lors des treize prochains mois, Martínez va devoir partir à la recherche d'explosivité. En attaque, même s'il a Doku sous la main, mais surtout dans l'entrejeu. Dans ce secteur, Roméo Lavia va peut-être émerger. Il ne sera pas toujours titulaire, mais il doit constituer une option de rechange. Ou de départ. Il y a aussi la défense, même si on ne voit pas directement qui pourrait constituer une alternative. Vanheusden et Hannes Delcroix ont des qualités, mais ils ont un passif de blessures long comme le bras et personne d'autre ne ressort vraiment. De Bruyne a raison, c'est la loi du nombre. La Belgique est un petit pays.On peut changer de point de départ. Compte tenu de leur spirale négative, les Belges ne figureront plus parmi les favoris du prochain tournoi. Nous sommes à nouveau des outsiders. Qui visent les quarts de finale. Ensuite, tout est possible. Ou rien du tout.