Le numéro 35 des champions du Portugal, Steven Defour, fut l'un des hommes en vue du dernier match amical des Diables Rouges, remporté 4-2 face aux Pays-Bas. Il nous parle longuement des perspectives belges à l'entame de cette campagne de qualification pour la Coupe du Monde.

Vous n'avez que 24 ans mais cela fait déjà six ans que vous portez le maillot des Diables Rouges et vous avez connu l'époque où il y avait des problèmes dans le groupe. Que pensez-vous de la sélection actuelle ?

L'ambiance est bonne. Les trois quarts des joueurs ont évolué ensemble chez les jeunes, en Espoirs ou en équipe olympique à Pékin, avec de bons résultats à la clé. Nous sommes tous partis jouer à l'étranger et nous avons conquis notre espace au sein des Diables Rouges. Cela tisse des liens. Nous sommes de la même génération, nous avons les mêmes centres d'intérêt, cela aide aussi. A un moment donné, on a parlé de problèmes entre Flamands et Wallons mais je pense qu'il s'agissait davantage d'un conflit de générations. Les plus anciens étaient flamands et les plus jeunes étaient surtout wallons. Lorsque nous avions rendez-vous, les premiers arrivaient cinq minutes à l'avance et les autres arrivaient juste à temps ou avec une minute de retard. A la longue, cela causait des soucis. Les premiers ne comprenaient pas pourquoi les autres arrivaient si tard et ceux-ci se demandaient pourquoi on faisait tout un foin d'une ou deux minutes.

Ce groupe est-il le meilleur que vous ayez connu depuis vos débuts en équipe nationale en 2006 ?

Oui.

A quoi faudra-t-il faire attention lors de la campagne qui débute pour éviter les problèmes déjà rencontrés ?

Il faudra prendre un bon départ ! C'est très important car ça donne confiance. Dans un mini-championnat à six équipes, on n'a pas tellement de possibilités de rattraper un échec. Si on débute mal, on perd confiance et cela a de l'impact sur le groupe, on commence à regarder ce que fait le voisin et on déclare des choses vexantes. Quand on raconte des choses aux journalistes sans en avoir parlé au sein du groupe, il y a un problème. L'autre lit cela et se pose des questions puis ça part en vrille. Et quand les journaux flamands s'en prennent au coach wallon ou inversement, c'est la foire. Le ver est dans le fruit, les joueurs se croient tout permis puis ça finit par exploser.

Jusqu'où ce groupe peut-il aller ?

Je pense que si nous poursuivons de la sorte, nous pouvons viser haut. Voyez l'importance que chaque joueur a prise dans son club : Hazard à Chelsea, Kompany à Manchester City, Vermaelen à Arsenal, Fellaini à Everton, Witsel à Benfica, Vertonghen et Dembélé à Tottenham... On n'a jamais vu autant de joueurs belges dans de grands clubs étrangers. Quand on compare notre sélection à celles de la Croatie, de la Serbie, du Pays de Galles, de l'Ecosse ou de la Macédoine, on en conclut que nous devons oser sortir de notre rôle de parent pauvre. Il faut être honnête et se dire : avec les atouts qui sont les nôtres, nous devons aller à la Coupe du Monde.

Retrouvez l'intégralité de l'interview exclusive de Steven Defour dans le Sport/Foot Magazine de cette semaine. Christian Vandenabeele, Sport/Foot Magazine

Le numéro 35 des champions du Portugal, Steven Defour, fut l'un des hommes en vue du dernier match amical des Diables Rouges, remporté 4-2 face aux Pays-Bas. Il nous parle longuement des perspectives belges à l'entame de cette campagne de qualification pour la Coupe du Monde. Vous n'avez que 24 ans mais cela fait déjà six ans que vous portez le maillot des Diables Rouges et vous avez connu l'époque où il y avait des problèmes dans le groupe. Que pensez-vous de la sélection actuelle ? L'ambiance est bonne. Les trois quarts des joueurs ont évolué ensemble chez les jeunes, en Espoirs ou en équipe olympique à Pékin, avec de bons résultats à la clé. Nous sommes tous partis jouer à l'étranger et nous avons conquis notre espace au sein des Diables Rouges. Cela tisse des liens. Nous sommes de la même génération, nous avons les mêmes centres d'intérêt, cela aide aussi. A un moment donné, on a parlé de problèmes entre Flamands et Wallons mais je pense qu'il s'agissait davantage d'un conflit de générations. Les plus anciens étaient flamands et les plus jeunes étaient surtout wallons. Lorsque nous avions rendez-vous, les premiers arrivaient cinq minutes à l'avance et les autres arrivaient juste à temps ou avec une minute de retard. A la longue, cela causait des soucis. Les premiers ne comprenaient pas pourquoi les autres arrivaient si tard et ceux-ci se demandaient pourquoi on faisait tout un foin d'une ou deux minutes. Ce groupe est-il le meilleur que vous ayez connu depuis vos débuts en équipe nationale en 2006 ? Oui. A quoi faudra-t-il faire attention lors de la campagne qui débute pour éviter les problèmes déjà rencontrés ? Il faudra prendre un bon départ ! C'est très important car ça donne confiance. Dans un mini-championnat à six équipes, on n'a pas tellement de possibilités de rattraper un échec. Si on débute mal, on perd confiance et cela a de l'impact sur le groupe, on commence à regarder ce que fait le voisin et on déclare des choses vexantes. Quand on raconte des choses aux journalistes sans en avoir parlé au sein du groupe, il y a un problème. L'autre lit cela et se pose des questions puis ça part en vrille. Et quand les journaux flamands s'en prennent au coach wallon ou inversement, c'est la foire. Le ver est dans le fruit, les joueurs se croient tout permis puis ça finit par exploser. Jusqu'où ce groupe peut-il aller ? Je pense que si nous poursuivons de la sorte, nous pouvons viser haut. Voyez l'importance que chaque joueur a prise dans son club : Hazard à Chelsea, Kompany à Manchester City, Vermaelen à Arsenal, Fellaini à Everton, Witsel à Benfica, Vertonghen et Dembélé à Tottenham... On n'a jamais vu autant de joueurs belges dans de grands clubs étrangers. Quand on compare notre sélection à celles de la Croatie, de la Serbie, du Pays de Galles, de l'Ecosse ou de la Macédoine, on en conclut que nous devons oser sortir de notre rôle de parent pauvre. Il faut être honnête et se dire : avec les atouts qui sont les nôtres, nous devons aller à la Coupe du Monde. Retrouvez l'intégralité de l'interview exclusive de Steven Defour dans le Sport/Foot Magazine de cette semaine. Christian Vandenabeele, Sport/Foot Magazine