Nacer Chadli aurait dû être une des plus belles réussites de l'Académie. Pourquoi a-t-il dû s'exiler pour réussir ?

La situation était telle à l'époque que tout ce qu'on lui disait n'avait plus aucune valeur. On est obligé d'avoir une ligne de conduite pour tous les jeunes, une philosophie commune, Nacer s'écartait de ça et on a décidé de s'en séparer. Mais ça fait partie de l'adolescence, c'est normal. Et c'est la première fois que je dis ça aux médias ; mais j'étais la première personne à prendre mon téléphone et appeler le responsable des jeunes à Maastricht pour lui dire que Chadli était un grand talent mais que son comportement ne collait plus avec le Standard. Je suis malgré tout un des grands fans de Nacer. Il y a d'autres cas, comme Carcela par exemple, où la situation familiale n'était pas la même. La direction voulait s'en séparer car il faisait toutes les conneries possibles mais il n'avait aucun repère. Mais nous avons réussi à le garder. Je prends ça comme une belle réussite et je pense qu'à l'heure actuelle, Mehdi nous est reconnaissant.

On parle aujourd'hui du retour d'Edmilson Junior. Il vous a notamment reproché son départ du Standard

C'est à pisser de rire ce qui a été déclaré dans la presse. Quand je suis revenu en 2011-2012, en février, la saison était presque terminée. Je n'ai donc pas participé aux évaluations des effectifs et je ne me suis pas permis de porter un jugement sur certains. Edmilson avait été mis sous contrat et il lui restait une année avant que son père ne vienne avec sa femme dans mon bureau. Il m'a demandé de casser cette dernière année de contrat pour partir à Saint-Trond car il n'avait pas beaucoup joué avec Thierry Verjans et qu'il n'était donc pas épanoui. Je leur ai dit que la décision ne dépendait pas de moi mais de la direction. Alors, quand il me dit qu'il a eu des problèmes avec moi, il faut me dire lesquels ? C'est ahurissant. On a tout fait pour le satisfaire et le remerciement c'est de se faire flinguer dans les médias. C'est un gamin que j'ai été chercher moi-même à Seraing, je n'avais et je n'ai rien contre lui !

Par Sébastien Ferrante et Thomas Bricmont

Retrouvez l'intégralité de l'article consacré à la formation au Standard dans votre Sport/Foot Magazine

Nacer Chadli aurait dû être une des plus belles réussites de l'Académie. Pourquoi a-t-il dû s'exiler pour réussir ? La situation était telle à l'époque que tout ce qu'on lui disait n'avait plus aucune valeur. On est obligé d'avoir une ligne de conduite pour tous les jeunes, une philosophie commune, Nacer s'écartait de ça et on a décidé de s'en séparer. Mais ça fait partie de l'adolescence, c'est normal. Et c'est la première fois que je dis ça aux médias ; mais j'étais la première personne à prendre mon téléphone et appeler le responsable des jeunes à Maastricht pour lui dire que Chadli était un grand talent mais que son comportement ne collait plus avec le Standard. Je suis malgré tout un des grands fans de Nacer. Il y a d'autres cas, comme Carcela par exemple, où la situation familiale n'était pas la même. La direction voulait s'en séparer car il faisait toutes les conneries possibles mais il n'avait aucun repère. Mais nous avons réussi à le garder. Je prends ça comme une belle réussite et je pense qu'à l'heure actuelle, Mehdi nous est reconnaissant. On parle aujourd'hui du retour d'Edmilson Junior. Il vous a notamment reproché son départ du StandardC'est à pisser de rire ce qui a été déclaré dans la presse. Quand je suis revenu en 2011-2012, en février, la saison était presque terminée. Je n'ai donc pas participé aux évaluations des effectifs et je ne me suis pas permis de porter un jugement sur certains. Edmilson avait été mis sous contrat et il lui restait une année avant que son père ne vienne avec sa femme dans mon bureau. Il m'a demandé de casser cette dernière année de contrat pour partir à Saint-Trond car il n'avait pas beaucoup joué avec Thierry Verjans et qu'il n'était donc pas épanoui. Je leur ai dit que la décision ne dépendait pas de moi mais de la direction. Alors, quand il me dit qu'il a eu des problèmes avec moi, il faut me dire lesquels ? C'est ahurissant. On a tout fait pour le satisfaire et le remerciement c'est de se faire flinguer dans les médias. C'est un gamin que j'ai été chercher moi-même à Seraing, je n'avais et je n'ai rien contre lui ! Par Sébastien Ferrante et Thomas BricmontRetrouvez l'intégralité de l'article consacré à la formation au Standard dans votre Sport/Foot Magazine