L'année passée, le 1er novembre, tu as marqué à Anderlecht, lors de ton retour. Combien de fois as-tu repensé à ce moment?

Très souvent mais pas tellement à ce but. Il n'était pas si spécial, même s'il nous a rapporté un point (1-1, ndlr) et que je ne marque pas souvent. Je garde surtout en mémoire les applaudissements des supporters d'Anderlecht. À quatre reprises même : avant le coup d'envoi, à la troisième minute (Deschacht portait le numéro trois au Sporting, ndlr), après mon but et à l'issue du match. J'ai été vivement soulagé car j'avais des doutes avant ce déplacement : comment allaient réagir les supporters suite à mes adieux difficiles? Très positivement, donc. C'est un des plus beaux moments de ma carrière.

Qui, au sein du noyau actuel d'Anderlecht, est suffisamment bon pour occuper une place dans le meilleur onze mauve avec lequel tu as joué?

Outre Vincent Kompany, qui a été mon coéquipier, je ne vois que Nacer Chadli. La classe à l'état pur : technique, vitesse, puissance, il a tout. Il est presque trop bon pour défendre les couleurs du Sporting à l'heure actuelle. Je suis d'ailleurs surpris que Chadli ait rencontré tant de difficultés dans ses clubs étrangers. Pour le reste, parmi les jeunes? Désolé mais je ne vois personne. Ce n'est pas une critique mais un constat. Verschaeren et Saelemaekers ont du talent mais ils vont devoir travailler beaucoup pour atteindre le niveau des médians avec lesquels j'ai joué à Anderlecht.

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