Et soudain, au carrefour d'un centre du remuant Leandro Trossard et du but défendu par l'élastique Hervé Koffi, il y a le front de Christian Benteke. Les filets tremblent dans une ambiance d'anecdote. Le dernier but d'un match sans enjeu et déjà joué, et pourtant l'esquisse d'une tendance. Parce qu'un peu plus d'une heure plus tôt, c'est également du crâne qu'Hans Vanaken, homme le plus en vue du rassemblement avec deux buts et une passe décisive, déverrouille le marquoir. À Dublin, déjà, l'homme aux deux Souliers d'or avait repris de la tête un corner envoyé hors de portée des géants locaux. Trois des cinq buts des Diables rouges ont donc été inscrits en reprise aérienne lors de cette trêve printanière. Presque une anomalie pour les hommes de Roberto Martinez : entre le coup de sifflet final du Mondial russe et la montée sur la pelouse irlandaise, les Belges avaient marqué 110 buts. Seulement huit du front.

Le virage est trop brusque pour être négligé. Machine à centrer à l'arrêt et souvent en vain au bout du règne de Marc Wilmots, la Belgique s'était résolument tournée vers les combinaisons et le jeu intérieur avec le changement de sélectionneur. Pour finalement revenir en arrière ? Ce serait oublier que pour ses deux premiers rendez-vous de l'année, l'équipe nationale s'est déployée sans ses armes de réalisation massive (2,68 buts par match de moyenne depuis le Mondial) préférées.

Leandro Trossard., iStock
Leandro Trossard. © iStock

Sur la route de la Russie, en trouvant la bonne formule pour associer Yannick Carrasco, Eden Hazard, et même Dries Mertens et Kevin De Bruyne dans le camp adverse, les Diables étaient devenus les Brésiliens d'Europe. Une redoutable machine à dribbler, qui finit d'ailleurs son été 2018 avec la moyenne vertigineuse de 13,4 dribbles réussis par rencontre. Près de quatre ans plus tard, les pas de samba du numéro 10 et les changements de rythme du Colchonero restent à la maison à l'heure de toiser Irlandais et Burkinabés. Dynamiteur en chef de la nouvelle génération, avec ses huit dribbles réussis contre l'Italie en quarts du dernier EURO sur le CV, Jérémy Doku passe également son tour à cause d'un corps fragilisé.

En 180 minutes réparties entre Dublin et Bruxelles, les Belges n'ont réussi que dix dribbles. Des différences individuelles trop rares, mais prévisibles au vu des profils alignés, et qui appelaient donc des alternatives. Celles-là sont venues des airs. Avec une phase arrêtée, comme un symbole de l'arrivée récente dans le staff national du spécialiste en la matière Anthony Barry, mais aussi des chorégraphies soignées dans les couloirs et des déplacements hors de portée des défenseurs adverses.

Sur les côtés, l'association entre le milieu offensif et le joueur de flanc ont souvent dérouté l'organisation du Burkina Faso au Lotto Park. Des deux-contre-un bien alimentés depuis l'axe du terrain, et des positions de centre avantageuses, pas trop loin des lignes du rectangle et face à une défense adverse en mouvement. Le flair de Vanaken - auteur de trois des cinq derniers buts de la tête des Diables - et la supériorité aérienne de Benteke ont fait le reste. Un début de preuve que quand les absences la mettent dans les cordes, la Belgique réfléchit toujours à la meilleure manière d'en ajouter à son arc.

Et soudain, au carrefour d'un centre du remuant Leandro Trossard et du but défendu par l'élastique Hervé Koffi, il y a le front de Christian Benteke. Les filets tremblent dans une ambiance d'anecdote. Le dernier but d'un match sans enjeu et déjà joué, et pourtant l'esquisse d'une tendance. Parce qu'un peu plus d'une heure plus tôt, c'est également du crâne qu'Hans Vanaken, homme le plus en vue du rassemblement avec deux buts et une passe décisive, déverrouille le marquoir. À Dublin, déjà, l'homme aux deux Souliers d'or avait repris de la tête un corner envoyé hors de portée des géants locaux. Trois des cinq buts des Diables rouges ont donc été inscrits en reprise aérienne lors de cette trêve printanière. Presque une anomalie pour les hommes de Roberto Martinez : entre le coup de sifflet final du Mondial russe et la montée sur la pelouse irlandaise, les Belges avaient marqué 110 buts. Seulement huit du front.Le virage est trop brusque pour être négligé. Machine à centrer à l'arrêt et souvent en vain au bout du règne de Marc Wilmots, la Belgique s'était résolument tournée vers les combinaisons et le jeu intérieur avec le changement de sélectionneur. Pour finalement revenir en arrière ? Ce serait oublier que pour ses deux premiers rendez-vous de l'année, l'équipe nationale s'est déployée sans ses armes de réalisation massive (2,68 buts par match de moyenne depuis le Mondial) préférées.Sur la route de la Russie, en trouvant la bonne formule pour associer Yannick Carrasco, Eden Hazard, et même Dries Mertens et Kevin De Bruyne dans le camp adverse, les Diables étaient devenus les Brésiliens d'Europe. Une redoutable machine à dribbler, qui finit d'ailleurs son été 2018 avec la moyenne vertigineuse de 13,4 dribbles réussis par rencontre. Près de quatre ans plus tard, les pas de samba du numéro 10 et les changements de rythme du Colchonero restent à la maison à l'heure de toiser Irlandais et Burkinabés. Dynamiteur en chef de la nouvelle génération, avec ses huit dribbles réussis contre l'Italie en quarts du dernier EURO sur le CV, Jérémy Doku passe également son tour à cause d'un corps fragilisé.En 180 minutes réparties entre Dublin et Bruxelles, les Belges n'ont réussi que dix dribbles. Des différences individuelles trop rares, mais prévisibles au vu des profils alignés, et qui appelaient donc des alternatives. Celles-là sont venues des airs. Avec une phase arrêtée, comme un symbole de l'arrivée récente dans le staff national du spécialiste en la matière Anthony Barry, mais aussi des chorégraphies soignées dans les couloirs et des déplacements hors de portée des défenseurs adverses.Sur les côtés, l'association entre le milieu offensif et le joueur de flanc ont souvent dérouté l'organisation du Burkina Faso au Lotto Park. Des deux-contre-un bien alimentés depuis l'axe du terrain, et des positions de centre avantageuses, pas trop loin des lignes du rectangle et face à une défense adverse en mouvement. Le flair de Vanaken - auteur de trois des cinq derniers buts de la tête des Diables - et la supériorité aérienne de Benteke ont fait le reste. Un début de preuve que quand les absences la mettent dans les cordes, la Belgique réfléchit toujours à la meilleure manière d'en ajouter à son arc.