Les avocats de M. Veljkovic ont indiqué clairement à plusieurs reprises au cours de la procédure que l'agent de joueurs n'était pas affilié à la Fédération de football. "Il pourrait tout aussi bien être convoqué par le club de pêcheurs local", a déclaré à plusieurs reprises l'avocat Kris Luyckx. Veljkovic était d'avis qu'il ne pouvait pas être poursuivi et qu'il ne pouvait donc pas être obligé de divulguer des documents pour une enquête disciplinaire. "Mais sur base du règlement fédéral, l'URBSFA peut prendre des mesures contre Veljkovic. Et le Code judiciaire (article 1380) offre une base juridique suffisante pour soumettre des documents issus d'un dossier pénal", a relevé la CBAS. En outre, Veljkovic a exigé que son dossier soit scindé, jusqu'à ce que le mémorandum en tant que personnage clé soit finalement ratifié par le Parquet. Ce n'est qu'à partir de ce moment-là que l'agent a pu s'exprimer librement. La ratificiation n'a cependant pas encore eu lieu. "Veljkovic a volontairement choisi de devenir un repenti dans la procédure pénale. Cela ne signifie pas qu'une procédure disciplinaire engagée doive attendre qu'une décision finale ait été prise sur le mémorandum (ratification) et sur la procédure pénale." Si l'affaire était scindée, Veljkovic pourrait poursuivre ses activités d'agent en attendant le verdict final. Le recours auprès de la CBAS a, effectivement, un effet suspensif. Et cela ne peut être le cas, explique la CBAS. Maître Verbelen regrette que le mémorandum n'ait pas encore été ratifié par le Parquet. "On nous avait promis que cela arriverait avant l'été. Cela n'arrivera certainement pas pendant les grandes vacances, donc nous espérons être en mesure de faire une mise à jour en septembre ou en octobre au plus tard." (Belga)