Plus qu'un patron, Steven Defour est pour l'instant un maître-nageur. Quand la classe biberon du Sporting boit la tasse, c'est lui qui doit lui sortir la tête de l'eau. Les Mauves ne s'y trompent pas : lors de ses 315 minutes sur les pelouses européennes, Defour a reçu quarante ballons par match en moyenne. À part face à Arsenal, où Andy Najar avait mangé le ballon en même temps que son couloir, le Diable a toujours été le joueur qui a reçu le plus de fois la balle.

Face à Dortmund, Steven a reçu cinquante ballons partis des pieds de ses équipiers. Son total le plus impressionnant dans une rencontre où le rouleau-compresseur allemand a asphyxié les relances mauves. À bout de souffle et effrayés, c'est vers Defour que se tournaient Bram Nuytinck, Olivier Deschacht ou Chancel Mbemba pour soigner la relance. Oui, ce jour-là, le Diable a sans doute été plus latéral que jamais.

Mais sur la petite cinquantaine de passes effectuées dans son camp, il n'en a raté que deux. Une assurance tous risques, la seule solution pour ne pas perdre ce ballon tout juste récupéré. Au coeur de cet Anderlecht en manque d'air, c'était Steven le patron qui devait jouer les bouteilles d'oxygène.

Jusqu'à la ligne médiane, Defour est le roi. Tous les yeux mauves regardent vers ses pieds, comme si l'or un rien vieilli de son soulier était le gage systématique d'un bon placement. C'est de l'autre côté de la ligne blanche que ça se corse. Parfois, souvent même, Defour a lancé seul un pressing furieux. L'image est presque devenue classique : une course intense vers l'avant, un regard noir vers l'arrière, et des bras qui demandent pourquoi.

Parce qu'à Porto, il était interdit de laisser à l'adversaire le temps de respirer. Un ballon perdu devait se changer en ballon récupéré dans les cinq secondes. Au Sporting, ça ne marche pas. Les employés regardent faire le patron, mais le pressing, Defour ne peut pas le faire tout seul.

Par Guillaume Gautier

Retrouvez l'intégralité de l'article consacré à Steven Defour dans votre Sport/Foot Magazine

Plus qu'un patron, Steven Defour est pour l'instant un maître-nageur. Quand la classe biberon du Sporting boit la tasse, c'est lui qui doit lui sortir la tête de l'eau. Les Mauves ne s'y trompent pas : lors de ses 315 minutes sur les pelouses européennes, Defour a reçu quarante ballons par match en moyenne. À part face à Arsenal, où Andy Najar avait mangé le ballon en même temps que son couloir, le Diable a toujours été le joueur qui a reçu le plus de fois la balle. Face à Dortmund, Steven a reçu cinquante ballons partis des pieds de ses équipiers. Son total le plus impressionnant dans une rencontre où le rouleau-compresseur allemand a asphyxié les relances mauves. À bout de souffle et effrayés, c'est vers Defour que se tournaient Bram Nuytinck, Olivier Deschacht ou Chancel Mbemba pour soigner la relance. Oui, ce jour-là, le Diable a sans doute été plus latéral que jamais. Mais sur la petite cinquantaine de passes effectuées dans son camp, il n'en a raté que deux. Une assurance tous risques, la seule solution pour ne pas perdre ce ballon tout juste récupéré. Au coeur de cet Anderlecht en manque d'air, c'était Steven le patron qui devait jouer les bouteilles d'oxygène. Jusqu'à la ligne médiane, Defour est le roi. Tous les yeux mauves regardent vers ses pieds, comme si l'or un rien vieilli de son soulier était le gage systématique d'un bon placement. C'est de l'autre côté de la ligne blanche que ça se corse. Parfois, souvent même, Defour a lancé seul un pressing furieux. L'image est presque devenue classique : une course intense vers l'avant, un regard noir vers l'arrière, et des bras qui demandent pourquoi. Parce qu'à Porto, il était interdit de laisser à l'adversaire le temps de respirer. Un ballon perdu devait se changer en ballon récupéré dans les cinq secondes. Au Sporting, ça ne marche pas. Les employés regardent faire le patron, mais le pressing, Defour ne peut pas le faire tout seul.Par Guillaume GautierRetrouvez l'intégralité de l'article consacré à Steven Defour dans votre Sport/Foot Magazine