Le vrai Steven Defour est-il de retour et pour de bon? Les apparences ne semblent, cette fois pas, trompeuses. Lors des quatre dernières prestations des Mauves (Malines, Zulte Waregem, Tottenham et Bruges), l'ex-Soulier d'Or a retrouvé ce pourquoi il était idolâtré du côté de Sclessin : un mordant de pit-bull particulièrement irritant pour ses adversaires et un abattage infatigable.

L'an dernier déjà, Defour avançait courir son lot de kilomètres (environ douze par rencontre) mais on avait souvent le sentiment qu'il s'époumonait à contre-courant. S'il est encore parfois un peu seul dans le press, particulièrement efficace à Zulte et contre Bruges, son duo avec Leander Dendoncker est indiscutablement une explication des récents convaincants résultats anderlechtois.

Avec le " Sergi Busquets des Mauves " dans son dos, Defour s'accorde davantage de liberté et le moteur semble suivre. Car Defour n'a jamais lésiné sur les efforts. Déjà du temps du Standard, il avait pour mauvaise habitude de se mettre (trop) longtemps dans le rouge, ce qui lui a causé pas mal de soucis physiques.

Les crampes qui, l'an dernier, l'ont souvent obligé à quitter le terrain avant la fin ne datent pas, non plus, d'hier. Très vite, du temps du Standard, elles sont apparues sans que le staff médical ne trouve de remède miracle. Ces crampes ont-elles aujourd'hui définitivement disparu? On tiendrait là une explication de ce retour en forme.

Son style de vie mouvementé ne l'a évidemment jamais aidé. Herman Van Holsbeeck savait que sa star du mercato 2014 avait rencontré quelques problèmes privés sans excuser pour autant un comportement très peu professionnel. Désormais, l'homme se serait stabilisé, même si son goût pour la fête ne l'a pas quitté.

La remise en question est intervenue en juin dernier quand Marc Wilmots avait convoqué pour le stage à Bordeaux ses équipiers inexpérimentés Youri Tielemans et Dendoncker. Une gifle qu'il aurait aujourd'hui digérée. Lucien D'Onofrio, qui n'est jamais très loin de la carrière de son ex-protégé, est également intervenu pour tirer la sonnette d'alarme. Il était temps.

Par Thomas Bricmont

Le vrai Steven Defour est-il de retour et pour de bon? Les apparences ne semblent, cette fois pas, trompeuses. Lors des quatre dernières prestations des Mauves (Malines, Zulte Waregem, Tottenham et Bruges), l'ex-Soulier d'Or a retrouvé ce pourquoi il était idolâtré du côté de Sclessin : un mordant de pit-bull particulièrement irritant pour ses adversaires et un abattage infatigable.L'an dernier déjà, Defour avançait courir son lot de kilomètres (environ douze par rencontre) mais on avait souvent le sentiment qu'il s'époumonait à contre-courant. S'il est encore parfois un peu seul dans le press, particulièrement efficace à Zulte et contre Bruges, son duo avec Leander Dendoncker est indiscutablement une explication des récents convaincants résultats anderlechtois.Avec le " Sergi Busquets des Mauves " dans son dos, Defour s'accorde davantage de liberté et le moteur semble suivre. Car Defour n'a jamais lésiné sur les efforts. Déjà du temps du Standard, il avait pour mauvaise habitude de se mettre (trop) longtemps dans le rouge, ce qui lui a causé pas mal de soucis physiques. Les crampes qui, l'an dernier, l'ont souvent obligé à quitter le terrain avant la fin ne datent pas, non plus, d'hier. Très vite, du temps du Standard, elles sont apparues sans que le staff médical ne trouve de remède miracle. Ces crampes ont-elles aujourd'hui définitivement disparu? On tiendrait là une explication de ce retour en forme. Son style de vie mouvementé ne l'a évidemment jamais aidé. Herman Van Holsbeeck savait que sa star du mercato 2014 avait rencontré quelques problèmes privés sans excuser pour autant un comportement très peu professionnel. Désormais, l'homme se serait stabilisé, même si son goût pour la fête ne l'a pas quitté. La remise en question est intervenue en juin dernier quand Marc Wilmots avait convoqué pour le stage à Bordeaux ses équipiers inexpérimentés Youri Tielemans et Dendoncker. Une gifle qu'il aurait aujourd'hui digérée. Lucien D'Onofrio, qui n'est jamais très loin de la carrière de son ex-protégé, est également intervenu pour tirer la sonnette d'alarme. Il était temps.Par Thomas Bricmont