Même si elle a surtout fait l'actualité ces dernières semaines, quand elle a été invoquée comme l'un des principaux motifs de refus de la licence des Rouches, l'idée est loin d'être neuve. Il s'agit d'un projet de longue date de Bruno Venanzi, dont la concrétisation a débuté le 5 février dernier, quand la société "Immo Fenura", reprise à deux Liégeois désormais lancés sur un concept de trottinettes électriques partagées, a été rebaptisée "Immobilière du Standard de Liège". L'entreprise avait été rachetée deux ans plus tôt par la S.A. Ginkbo Biloba Invest, représentée par le président des Liégeois.

Publiés le 11 février dernier au Moniteur belge, les nouveaux statuts de l'Immobilière étaient encore chauds quand le club a dû rendre, six jours plus tard, son premier rapport à la Commission des licences. Le projet est ainsi passé à la vitesse supérieure ces derniers mois, probablement parce que les fonds qu'il doit apporter à la S.A. Standard de Liège par l'intermédiaire du rachat des installations étaient vus comme salutaires afin d'offrir les garanties financières nécessaires à l'obtention de la licence.

Dès juillet 2015, le président du Standard ne cachait pas ses ambitions pour dynamiser les environs de Sclessin, parlant déjà d'installer des bureaux autour du stade. Un projet qui a suivi son cours avec les lenteurs administratives d'usage, surtout parce qu'il ne se conçoit pas sans que ses courbes soient épousées par le nouveau tracé du tram liégeois, sorte de Nessie des bords de Meuse. Lors de son règne rouche, Luciano D'Onofrio avait déjà tenté d'ajouter son grain de sel au projet en conviant Willy Demeyer, Jean-Claude Marcourt, Didier Reynders, Michel Daerden ou encore Jean-Michel Javaux autour de la table d'un restaurant liégeois pour amener les rails du futur transport public principautaire jusqu'à Sclessin.

"Ce projet va concerner des Liégeois", n'a cessé de répéter Bruno Venanzi à ceux qui s'intéressaient à l'identité de ses partenaires

Interrogé dans les colonnes de L'Écho en 2016, Bruno Venanzi esquissait plus précisément les contours de ses rêves en brique: "Il y aura des projets immobiliers dans lesquels ce n'est pas le Standard en tant que tel qui investira, mais bien un groupe d'investisseurs immobiliers, dont je ferai partie."

Ses soutiens, l'homme fort des Rouches va les chercher jusqu'à Mougins, autrefois village d'artistes devenu repaire de fortunés sur les hauteurs de Cannes, en France, et par ailleurs terre d'accueil de la fratrie Bayat à leur départ d'Iran au siècle dernier. Au printemps 2018, deux jours après la première qualification de son règne pour les play-offs 1 arrachée par Mehdi Carcela et consorts à Ostende, le président et sa femme - notaire de profession - débarquent sur la croisette à l'occasion du Mipim, le rendez-vous mondial des magnats de l'immobilier.

Ils n'y côtoient pas seulement les acteurs pratiques du projet, mais aussi des partenaires privés prêts à occuper et à cofinancer le Sclessin du futur. Le couple Venanzi lunche ainsi au golf de Mougins, à l'occasion d'un événement organisé par le Groupement de redéploiement économique de la province de Liège (GRE). Soit, l'occasion idéale de nouer des contacts teintés d'ancrage local à un bon millier de kilomètres de la Cité Ardente.

"Ce projet va concerner des Liégeois", n'a cessé de répéter Bruno Venanzi à ceux qui s'intéressaient à l'identité de ses partenaires. En juillet dernier, le président du Standard évoquait "beaucoup d'intérêts marqués", mais des associés "pas encore définitivement choisis". Depuis, seul le nom d'Axel Witsel a filtré, puis celui de Marouane Fellaini, rapidement balayé par l'avocat de l'ancien Diable rouge.

On évoque aussi un montant, censé soulager les comptes rouches: 12 millions d'euros devraient être versés au Standard par l'Immobilière d'ici au 30 juin prochain. Des promesses qui n'avaient pas suffi à convaincre la Commission des Licences, jugeant les avancées de cette vente trop peu concrète au grand dam des Liégeois, mais qui n'ont pas pour autant quitté l'esprit du président liégeois. En privé, Bruno Venanzi s'est d'ailleurs toujours dit confiant de l'issue positive du recours des Rouches devant la CBAS.

Même si elle a surtout fait l'actualité ces dernières semaines, quand elle a été invoquée comme l'un des principaux motifs de refus de la licence des Rouches, l'idée est loin d'être neuve. Il s'agit d'un projet de longue date de Bruno Venanzi, dont la concrétisation a débuté le 5 février dernier, quand la société "Immo Fenura", reprise à deux Liégeois désormais lancés sur un concept de trottinettes électriques partagées, a été rebaptisée "Immobilière du Standard de Liège". L'entreprise avait été rachetée deux ans plus tôt par la S.A. Ginkbo Biloba Invest, représentée par le président des Liégeois.Publiés le 11 février dernier au Moniteur belge, les nouveaux statuts de l'Immobilière étaient encore chauds quand le club a dû rendre, six jours plus tard, son premier rapport à la Commission des licences. Le projet est ainsi passé à la vitesse supérieure ces derniers mois, probablement parce que les fonds qu'il doit apporter à la S.A. Standard de Liège par l'intermédiaire du rachat des installations étaient vus comme salutaires afin d'offrir les garanties financières nécessaires à l'obtention de la licence.Dès juillet 2015, le président du Standard ne cachait pas ses ambitions pour dynamiser les environs de Sclessin, parlant déjà d'installer des bureaux autour du stade. Un projet qui a suivi son cours avec les lenteurs administratives d'usage, surtout parce qu'il ne se conçoit pas sans que ses courbes soient épousées par le nouveau tracé du tram liégeois, sorte de Nessie des bords de Meuse. Lors de son règne rouche, Luciano D'Onofrio avait déjà tenté d'ajouter son grain de sel au projet en conviant Willy Demeyer, Jean-Claude Marcourt, Didier Reynders, Michel Daerden ou encore Jean-Michel Javaux autour de la table d'un restaurant liégeois pour amener les rails du futur transport public principautaire jusqu'à Sclessin.Interrogé dans les colonnes de L'Écho en 2016, Bruno Venanzi esquissait plus précisément les contours de ses rêves en brique: "Il y aura des projets immobiliers dans lesquels ce n'est pas le Standard en tant que tel qui investira, mais bien un groupe d'investisseurs immobiliers, dont je ferai partie."Ses soutiens, l'homme fort des Rouches va les chercher jusqu'à Mougins, autrefois village d'artistes devenu repaire de fortunés sur les hauteurs de Cannes, en France, et par ailleurs terre d'accueil de la fratrie Bayat à leur départ d'Iran au siècle dernier. Au printemps 2018, deux jours après la première qualification de son règne pour les play-offs 1 arrachée par Mehdi Carcela et consorts à Ostende, le président et sa femme - notaire de profession - débarquent sur la croisette à l'occasion du Mipim, le rendez-vous mondial des magnats de l'immobilier. Ils n'y côtoient pas seulement les acteurs pratiques du projet, mais aussi des partenaires privés prêts à occuper et à cofinancer le Sclessin du futur. Le couple Venanzi lunche ainsi au golf de Mougins, à l'occasion d'un événement organisé par le Groupement de redéploiement économique de la province de Liège (GRE). Soit, l'occasion idéale de nouer des contacts teintés d'ancrage local à un bon millier de kilomètres de la Cité Ardente. "Ce projet va concerner des Liégeois", n'a cessé de répéter Bruno Venanzi à ceux qui s'intéressaient à l'identité de ses partenaires. En juillet dernier, le président du Standard évoquait "beaucoup d'intérêts marqués", mais des associés "pas encore définitivement choisis". Depuis, seul le nom d'Axel Witsel a filtré, puis celui de Marouane Fellaini, rapidement balayé par l'avocat de l'ancien Diable rouge. On évoque aussi un montant, censé soulager les comptes rouches: 12 millions d'euros devraient être versés au Standard par l'Immobilière d'ici au 30 juin prochain. Des promesses qui n'avaient pas suffi à convaincre la Commission des Licences, jugeant les avancées de cette vente trop peu concrète au grand dam des Liégeois, mais qui n'ont pas pour autant quitté l'esprit du président liégeois. En privé, Bruno Venanzi s'est d'ailleurs toujours dit confiant de l'issue positive du recours des Rouches devant la CBAS.