Ce retour, Laurent Henkinet le ruminait depuis de longues années. Ses rêves de jeune footballeur l'avaient toujours placé sur la pelouse à Sclessin, à la garde des portes de l'enfer. C'est d'ailleurs sur le pré rouche qu'il avait éclaté au grand jour en 2010. Sa dix-huitième bougie à peine soufflée, celui qui a été promu entre les perches de Saint-Trond par les blessures quelques semaines plus tôt - alors qu'il avait débarqué comme troisième gardien - repousse tous les assauts des hommes de Dominique D'Onofrio, avant de finalement céder sur un coup de tête placé par Cyriac au bout d'un corner de Mehdi Carcela.

L'histoire d'amour cesse d'être à sens unique quand Roland Duchâtelet fait jouer son réseau de clubs pour attirer Henkinet à Liège, tandis que le jeune Hendrik Van Crombrugge sert de monnaie d'échange et fait le chemin inverse. Pourrie par les blessures et les promesses jamais tenues au sommet de la pyramide de clubs du multi-président, l'idylle ne prend pas. Le natif de Rocourt finit par rompre son contrat avec un goût amer. Au point d'envisager d'arrêter le football.

Le retour survient six ans plus tard, avec l'objectif d'enfin disputer ses premières minutes officielles pour le blason de son coeur. Entre-temps, Henkinet a vogué à Courtrai, offrant aux Kerels une place en play-offs 1 grâce à un penalty de Tim Smolders arrêté au bout du suspense, puis à Waasland-Beveren, qui l'a licencié pour faute grave en septembre 2016 suite à la révélation de l'affaire des paris qui avait également entaché Olivier Deschacht. "Je n'ai rien fait de mal, on est plus dans l'injustice qu'autre chose. Je suis encore plus déterminé pour revenir. Je ne suis pas abattu, au contraire", explique-t-il à l'époque dans une interview accordée à Sport/Foot Magazine.

Ses limites dans le jeu au pied ne devraient pas être problématiques dans le jeu prôné par Michel Preud'homme, qui sollicite peu son dernier rempart à la relance.

Relancé à OHL, il s'est mis en évidence cette saison, prenant presque systématiquement le meilleur sur son concurrent Darren Keet, qui l'avait pourtant dépassé dans la hiérarchie lors du second tour de la D1B. Impérial en finale aller contre le Beerschot, il a brillé tout au long de la saison par ses réflexes et ses parades sur sa ligne, masquant ses limites dans le jeu au pied (qui ne devraient pas être préjudiciables dans le jeu de Michel Preud'homme, qui implique peu ses gardiens à la relance) et au duel avec les attaquants adverses.

Au sein d'une division où les gardiens reçoivent souvent l'occasion de se mettre en évidence, les statistiques et les highlights gomment les erreurs des Henkinet ou Mike Vanhamel, pas toujours irréprochables mais aujourd'hui cités au sein de belles écuries de l'élite.

Rapidement contacté par le Standard, qui voyait en lui un amoureux du club revanchard et donc abordable financièrement, le portier a également été sondé par Anderlecht, arrivé avec une proposition salariale bien supérieure, mais a repoussé les avances des Mauves. Les six dernières années n'ont pas apaisé les regrets de son premier épisode rouche, et l'ont motivé à accepter le défi liégeois pour concurrencer Arnaud Bodart et enfin réaliser son "rêve de gosse".

Ce retour, Laurent Henkinet le ruminait depuis de longues années. Ses rêves de jeune footballeur l'avaient toujours placé sur la pelouse à Sclessin, à la garde des portes de l'enfer. C'est d'ailleurs sur le pré rouche qu'il avait éclaté au grand jour en 2010. Sa dix-huitième bougie à peine soufflée, celui qui a été promu entre les perches de Saint-Trond par les blessures quelques semaines plus tôt - alors qu'il avait débarqué comme troisième gardien - repousse tous les assauts des hommes de Dominique D'Onofrio, avant de finalement céder sur un coup de tête placé par Cyriac au bout d'un corner de Mehdi Carcela.L'histoire d'amour cesse d'être à sens unique quand Roland Duchâtelet fait jouer son réseau de clubs pour attirer Henkinet à Liège, tandis que le jeune Hendrik Van Crombrugge sert de monnaie d'échange et fait le chemin inverse. Pourrie par les blessures et les promesses jamais tenues au sommet de la pyramide de clubs du multi-président, l'idylle ne prend pas. Le natif de Rocourt finit par rompre son contrat avec un goût amer. Au point d'envisager d'arrêter le football.Le retour survient six ans plus tard, avec l'objectif d'enfin disputer ses premières minutes officielles pour le blason de son coeur. Entre-temps, Henkinet a vogué à Courtrai, offrant aux Kerels une place en play-offs 1 grâce à un penalty de Tim Smolders arrêté au bout du suspense, puis à Waasland-Beveren, qui l'a licencié pour faute grave en septembre 2016 suite à la révélation de l'affaire des paris qui avait également entaché Olivier Deschacht. "Je n'ai rien fait de mal, on est plus dans l'injustice qu'autre chose. Je suis encore plus déterminé pour revenir. Je ne suis pas abattu, au contraire", explique-t-il à l'époque dans une interview accordée à Sport/Foot Magazine.Relancé à OHL, il s'est mis en évidence cette saison, prenant presque systématiquement le meilleur sur son concurrent Darren Keet, qui l'avait pourtant dépassé dans la hiérarchie lors du second tour de la D1B. Impérial en finale aller contre le Beerschot, il a brillé tout au long de la saison par ses réflexes et ses parades sur sa ligne, masquant ses limites dans le jeu au pied (qui ne devraient pas être préjudiciables dans le jeu de Michel Preud'homme, qui implique peu ses gardiens à la relance) et au duel avec les attaquants adverses. Au sein d'une division où les gardiens reçoivent souvent l'occasion de se mettre en évidence, les statistiques et les highlights gomment les erreurs des Henkinet ou Mike Vanhamel, pas toujours irréprochables mais aujourd'hui cités au sein de belles écuries de l'élite.Rapidement contacté par le Standard, qui voyait en lui un amoureux du club revanchard et donc abordable financièrement, le portier a également été sondé par Anderlecht, arrivé avec une proposition salariale bien supérieure, mais a repoussé les avances des Mauves. Les six dernières années n'ont pas apaisé les regrets de son premier épisode rouche, et l'ont motivé à accepter le défi liégeois pour concurrencer Arnaud Bodart et enfin réaliser son "rêve de gosse".