Des structures meilleures et indépendantes

- le président de la Pro League ne peut pas être lié à un club et remplit surtout le rôle de médiateur. Le CEO est nommé pour une période de quatre ans et reçoit de larges compétences (selon l'exemple du commissioner dans les sports américains)

- le droit de vote multiple est supprimé au sein de la Pro League, chaque club a droit à une voix

- les décisions sont prises à la majorité des deux tiers (aujourd'hui, il faut 80% des voix, ce qui engendre un statu quo complet)

- création d'une commission d'arbitrage indépendante au sein de la structure fédérale, qui disposerait d'un budget pour payer les arbitres. Les arbitres ne peuvent plus avoir de contacts avec des agents et des dirigeants de clubs en dehors du contexte d'un match.

Un meilleur bilan compétitif

- la coupe est revalorisée : tous les matches se disputent le week-end. C'est possible en jouant chaque tour en une manche unique et en réduisant le nombre de matches en championnat. Les clubs de division inférieure bénéficient à chaque fois de l'avantage du terrain.

- les résultats de la coupe sont davantage pris en compte pour le calcul des droits TV.

Transparence financière

- les clubs professionnels doivent faire preuve de davantage de transparence financière en ce qui concerne les salaires et le montant des transferts.

- chaque club publie annuellement un bilan détaillé.

Transferts

- les transferts sont réalisés via une " clearing house " indépendante (par exemple Deloitte, PwC), qui reçoit le montant des transferts et reverse l'argent au club, ainsi que la commission à l'agent. Toutes les transactions sont signées par une sorte de notaire du football (cela peut être un agent qui aurait bénéficié d'une formation spéciale).

- Dans le dossier, tous les noms et pourcentages sont mentionnés, afin de savoir qui reçoit quelle partie de la somme. Les clubs qui ne respectent pas ce règlement, ne reçoivent pas de licence. Les agents écopent d'une lourde amende.

- une limitation du nombre de joueurs que les clubs peuvent prêter doit être introduite (cinq par saison et seulement deux au même club).

Un meilleur bilan compétitif

Il faut parvenir à un meilleur équilibre sportif entre tous les clubs professionnels. Il faudrait, surtout, restreindre les énormes différences qui existent avec la D1B. C'est possible :

- grâce à une meilleure répartition des droits TV (comme en Premier League). Davantage d'argent résultant du contrat télé devrait parvenir aux clubs de D1B. Les rapports de l'argent TV : 2 pour le champion de Belgique, 1 pour le dernier classé de D1A, 0,8 pour le champion de D1B et 0,5 pour le dernier classé de D1B. Le " parachute " pour les clubs relégués est supprimé.

- grâce à davantage de montants et de descendants entre la D1A et la D1B (au moins deux par saison), afin que l'accès a la division supérieure soit plus facile et que le club relégué ait de meilleures perspectives pour un retour rapide.

- grâce aux avantages fiscaux pour le football professionnel qui ne pourraient être utilisés que pour la formation des jeunes et devraient être répartis équitablement entre les clubs. De cette manière, la formation des jeunes des petits clubs s'en trouverait améliorée.

- grâce à un règlement spécial et plus acceptable pour la société qui serait établi pour les sportifs professionnels en ce qui concerne l'ONSS.

- grâce au fait que seuls les clubs qui sont la propriété d'actionnaires de l'UE pour au moins 51% entreraient en considération pour les avantages fiscaux.

- grâce à un format de compétition composé de deux séries équilibrées

Nos propositions :

- La division des points par deux est supprimée.

- 10 équipes en D1A et 16 en D1B.

- En D1A, les équipes se rencontrent chacune à quatre reprises.

- Les deux dernières équipes de D1A sont reléguées, les deux premières équipes de D1B montent à l'étage supérieur.

- L'antépénultième de D1A dispute des matches de barrage contre le troisième de D1B.

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Avantages de ces propositions :

- La D1A devient une sorte de play-off 1 avec dix clubs au lieu de six actuellement, et se joue pendant toute la saison.

- chaque match est aussi important que les autres.

- le niveau de la D1A est rehaussé grâce à la réduction du nombre de clubs.

- le calendrier peut déjà être établi en juin pour toute la saison.

- le nombre de matches diminue de 40 à 36.

- le suspense est accru : en D1A, la moitié des équipes peut décrocher un ticket européen et trois d'entre elles peuvent être reléguées.

- La D1B devient une compétition normale. De plus, trois clubs peuvent monter à l'étage supérieur, de sorte que de nombreux clubs sont concernés par la lutte pour la montée + deux clubs, au maximum, peuvent être relégués en D1 Amateur (à condition que les deux clubs promus de D1 Amateur satisfassent aux critères sportifs et aux conditions d'obtention de la licence).

Commission des licences

- une commission des licences indépendante est créée, sans lien avec l'URBSFA et la Pro League.

Agents

- une réglementation plus stricte est de vigueur afin d'être reconnu comme agent.

- les commissions sont déterminées à l'avance de façon officielle (sur base de la nouvelle réglementation).

- chaque agent établit une liste avec les noms des joueurs ou entraîneurs qui figurent dans son portefeuille.

- chaque joueur renseigne le nom de son agent et informe chaque modification.

- un joueur ne peut changer d'agent qu'immédiatement après une période de transfert ou paie une indemnisation pour rupture de contrat (également établie par la loi). Avantage : les clubs savent avec qui ils doivent négocier et la lutte interne entre agents disparaît.

- les footballeurs et les entraîneurs ont différents agents.

- un club ne peut aligner qu'au maximum trois joueurs appartenant au même agent lors de chaque match (comme c'était le cas autrefois avec les joueurs " non assimilés à des Belges ").

- la formation d'un cartel entre agents est interdite.

Parlement du football

- une fois par an, le parlement du football (composé de représentants de toutes les entités : fédération, Pro League, clubs, joueurs, entraîneurs, sponsors et supporters) se réunit en session ouverte afin de discuter de l'état de notre football et chercher des solutions pour d'éventuels problèmes.

L'avis des supporters

- Les supporters doivent être davantage consultés et entendus, pour des domaines qui les concernent (prix des boissons et des tickets d'entrée, l'obligation de voyager en bus et la répartition des tribunes).

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Salaire minimum

- Le salaire minimum pour les joueurs non originaires de l'UE est augmenté de manière sensible, pour atteindre 150.000 euros au minimum la saison prochaine, 200.000 euros en 2020 et 250.000 euros un an plus tard. Après cela, le salaire minimum suivra l'index.

Football amateur

- la relation entre le football professionnel et amateur doit être améliorée.

- aucun match de football professionnel belge ne peut être retransmis à la télévision le dimanche après-midi entre 14h30 et 17 heures (mieux : aucun match ne peut être joué).

- les clubs professionnels doivent payer une indemnité de formation modeste mais juste pour les joueurs en provenance de clubs amateurs (sur base du niveau de la formation des jeunes et du nombre d'années durant lesquelles ils en ont bénéficié ; par exemple au moyen d'une indemnisation pour un joueur qui atteint la Première d'un club professionnel et d'un petit pourcentage lors de la revente d'un joueur à un grand club belge ou étranger.

Vous êtes d'accord, ou pas, avec ces propositions ? N'hésitez pas à envoyer vos réactions à sportmagazine@roularta.be.