Sauf tremblement de terre, Saint-Trond sera à nouveau en D1 l'été prochain. Après trois ans de purgatoire. Et Saint-Trond, dans l'imaginaire collectif, c'est toujours (un peu) un club de Roland Duchâtelet. Si la montée se confirme, aura-t-il deux équipes dans la même division, ce qui est interdit ?

Yannick Ferrera (coach de Saint-Trond) : "Honnêtement, si je ne vivais pas les choses de l'intérieur, j'aurais le même raisonnement, je penserais que Roland Duchâtelet est toujours le big boss de Saint-Trond. Mais je suis ici depuis un an et demi et je peux affirmer bien fort qu'on a un président, BartLammens, qui n'a rien à voir avec lui. Le club loue les installations à la compagne de Roland Duchâtelet, ça ne va pas plus loin."

Grégory Dufer (ex-joueur du Standard et de Saint-Trond) : "Selon moi, si on continue à parler beaucoup de Duchâtelet là-bas, et s'il prête régulièrement des joueurs du Standard, c'est parce que son coeur y est toujours et il a vraiment envie que Saint-Trond remonte en D1. Il reste attaché au club et à la ville, c'est clair. Si sa compagne est propriétaire des installations, ça veut dire quelque chose. S'il continue à habiter là-bas, c'est révélateur aussi."

Ludwig Sneyers (CEO de la Pro League) : "La commission des licences cherche toujours à savoir s'il n'y a pas des liens entre deux clubs de la même division. En cas de montée de Saint-Trond, certaines personnes se poseront des questions mais la Pro League a agi de manière proactive pour qu'il ne puisse pas y avoir de conflits d'intérêts. Les membres de la commission des licences sont des indépendants et on peut leur faire confiance pour que toute la clarté soit faite."

Ivan De Witte (Président de Gand) : "En tout cas, si Saint-Trond monte, la Pro League sera obligée de poser des questions. Il faudra former un petit comité pour rédiger le questionnaire adéquat. Sa situation financière doit être éclaircie. Je suis persuadé qu'on ne trouvera pas directement des liens visibles entre les deux clubs. Mais après avoir posé une dizaine ou une douzaine de bonnes questions, on pourra peut-être se faire un autre jugement. On doit s'assurer de la neutralité de la situation."

Par Pierre Danvoye

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Sauf tremblement de terre, Saint-Trond sera à nouveau en D1 l'été prochain. Après trois ans de purgatoire. Et Saint-Trond, dans l'imaginaire collectif, c'est toujours (un peu) un club de Roland Duchâtelet. Si la montée se confirme, aura-t-il deux équipes dans la même division, ce qui est interdit ?Yannick Ferrera (coach de Saint-Trond) : "Honnêtement, si je ne vivais pas les choses de l'intérieur, j'aurais le même raisonnement, je penserais que Roland Duchâtelet est toujours le big boss de Saint-Trond. Mais je suis ici depuis un an et demi et je peux affirmer bien fort qu'on a un président, BartLammens, qui n'a rien à voir avec lui. Le club loue les installations à la compagne de Roland Duchâtelet, ça ne va pas plus loin."Grégory Dufer (ex-joueur du Standard et de Saint-Trond) : "Selon moi, si on continue à parler beaucoup de Duchâtelet là-bas, et s'il prête régulièrement des joueurs du Standard, c'est parce que son coeur y est toujours et il a vraiment envie que Saint-Trond remonte en D1. Il reste attaché au club et à la ville, c'est clair. Si sa compagne est propriétaire des installations, ça veut dire quelque chose. S'il continue à habiter là-bas, c'est révélateur aussi."Ludwig Sneyers (CEO de la Pro League) : "La commission des licences cherche toujours à savoir s'il n'y a pas des liens entre deux clubs de la même division. En cas de montée de Saint-Trond, certaines personnes se poseront des questions mais la Pro League a agi de manière proactive pour qu'il ne puisse pas y avoir de conflits d'intérêts. Les membres de la commission des licences sont des indépendants et on peut leur faire confiance pour que toute la clarté soit faite."Ivan De Witte (Président de Gand) : "En tout cas, si Saint-Trond monte, la Pro League sera obligée de poser des questions. Il faudra former un petit comité pour rédiger le questionnaire adéquat. Sa situation financière doit être éclaircie. Je suis persuadé qu'on ne trouvera pas directement des liens visibles entre les deux clubs. Mais après avoir posé une dizaine ou une douzaine de bonnes questions, on pourra peut-être se faire un autre jugement. On doit s'assurer de la neutralité de la situation."Par Pierre DanvoyeRetrouvez l'intégralité du débat ans votre Sport/Foot Magazine