L'UEFA a décidé de renforcer la réglementation existante en matière de fair play financier et d'approuver de nouvelles règles. La principale mesure est l'introduction d'une sorte de stress test, comparable à ce qui se pratique dans le secteur financier. Selon les deux quotidiens, deux nouveaux indicateurs ont été introduits, dont l'objectif est de permettre à l'UEFA de réagir plus rapidement en cas de doute. Le premier est le "maximum transfer deficit", qui est fixé à 100 millions d'euros. Cela signifie qu'un audit comptable sera organisé si, pendant les périodes de transfert estivale et hivernale, un club dépense 100 millions d'euros de plus pour l'achat de joueurs que le montant lié aux transferts sortants. Le second indicateur est le "sustainable debt ratio", le taux d'endettement maximum autorisé. Le ratio entre l'endettement net et l'excédent brut d'exploitation ne pourra dépasser 7. Les clubs pourront cependant soustraire de cette dette nette le bénéfice des transferts, s'ils comptent par exemple davantage de joueurs sortants qu'entrants. La mesure ne s'appliquera pas si l'endettement est inférieur à 30 millions d'euros. Après chaque période de transfert, l'UEFA peut décider de passer un club suspect à la loupe. Parmi les autres mesures, les clubs seront tenus de publier leurs résultats financiers sur leur site Web et devront mentionner individuellement combien ils dépensent par saison en commissions pour les agents. En tant qu'administrateur de l'Association européenne des clubs (ECA), où il préside le groupe de travail Finances, le Belge Michael Verschueren, administrateur délégué d'Anderlecht, a participé activement à l'élaboration de la nouvelle réglementation. (Belga)