Dimitri de Condé à propos...

...du mercato de Genk : "On est très content. On a deux groupes d'arrivants. Il y a d'abord ceux qui, à court terme, doivent être capables d'amener l'équipe au plus haut niveau en Belgique : Théo Bongonda, qui remplace Leandro Trossard ; Paul Onuachu, qui nous confère un style de jeu différent et dont nous aurons besoin ; et Patrik Hrosovsky, qui remplace Malinovskyi dans un autre style et doit amener de la stabilité à l'entrejeu. Il joue plus en fonction de l'équipe que Ruslan, qui était plus décisif. Les prestations de Hrosovsky seront toujours très stables. Il se sacrifie pour l'équipe mais est très efficace. Mali était plus impulsif mais un peu plus décisif en zone de vérité. Puis nous avons Carlos Cuesta, qui n'est pas encore un joueur confirmé mais plus vraiment un espoir non plus. C'est parce qu'on pouvait compter sur lui qu'on ne s'est pas opposé au départ d'Aidoo. Cuesta a un tel potentiel qu'il peut être titulaire dès maintenant.

Enfin, il y a les trois autres : Nygren, Hagi et Odey, des joueurs de 18 à 21 ans. Odey doit se montrer patient. Nygren est un joueur phénoménal, très talentueux mais on ne doit pas lui mettre la pression, il ne faut pas le brûler. À terme, Hagi peut nous apporter la créativité que Pozuelo et Malinovskyi nous amenaient. Mais eux aussi, il leur a fallu six mois pour s'adapter. Même si ces trois-là ne percent pas autour des quatre premiers mois, on ne les considérera pas comme des transferts ratés. Par contre, on attend de Hrosovsky, Onuachu et Bongonda qu'ils aient directement le niveau du top belge. Le seul danger, pour ces garçons, c'est la pression de l'extérieur. Celle de la presse, par exemple."

...des jeunes : "Plus un club progresse, plus il devient difficile d'intégrer des jeunes car les matches des espoirs n'ont pas le niveau. Quand Vukovic s'est blessé, on n'a pas hésité à lancer Coucke et à mettre Vandevoordt sur le banc car on est convaincu qu'ils peuvent devenir très bons. Si on ne leur avait pas donné leur chance, on aurait pu fermer notre académie. Mais être au top en Belgique tout en lançant des jeunes, c'est de plus en plus difficile. On y veille mais, en pratique, on constate qu'il est difficile d'amener les jeunes au niveau auquel on est actuellement. On n'a plus autant de patience qu'il y a quatre ans avec les jeunes. C'est le prix du succès."

...de Felice Mazzù : "Après deux mois, j'ai compris pourquoi il était resté six ans à Charleroi. Et je suis certain que les joueurs l'apprécient sur le plan humain. C'est aussi pour ça que les médias le soutiendront. Il faut le soutenir, d'ailleurs, car beaucoup n'auraient pas osé relever ce défi. Un défi sportif avant tout car il ne gagne pas trois fois plus ici qu'à Charleroi."

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