"Ces dernières saisons, notre groupe rajeunit. Un peu comme le football en général, d'ailleurs", diagnostique Arnaud Bodart, capitaine rouche au coup d'envoi du haut de ses 23 printemps et témoin d'un foot belge devenu industrie de la post-formation. Quel autre match incarne mieux cette nouvelle tendance que le Clasico ? Parmi les 32 joueurs qui ont participé à la rencontre, 22 ont moins de 25 ans. Unique buteur, Lior Refaelov est également le seul trentenaire à avoir pris part au duel. Un Soulier d'or pour gagner des matches et encadrer les jeunes. La formule n'est peut-être pas magique - d'aucuns grincent des dents à Anderlecht en voyant le temps de jeu des enfants de Neerpede fondre depuis le début de saison - mais elle laisse certains esprits songeurs du côté du Sart-Tilman. "Il faudrait pouvoir apporter des joueurs qui amènent de l'expérience en équipe première pour aider nos jeunes à devenir meilleurs", confiait récemment Réginal Goreux, directeur sportif du SL16 Football Campus. "Quand on regarde notre noyau actuel, les jeunes sont quasiment les tauliers sur le terrain, et ça c'est problématique."

Recrue la plus âgée de l'été liégeois, Aron Donnum est né le 20 avril 1998. Lors de son entrevue avec la Famille des Rouches au bout de la saison dernière, le président Bruno Venanzi avait pourtant évoqué l'arrivée de joueurs d'expérience et de caractère, citant l'exemple d'un Sergio Conçeição qui a laissé de nombreux souvenirs enchantés en bords de Meuse. Au bout du compte, ce sont de jeunes joueurs qui sont venus gonfler le noyau de Mbaye Leye, plutôt que son onze de base. Au coup d'envoi du Clasico, Niels Nkounkou est ainsi la seule nouvelle tête liégeoise présente sur la pelouse, pour une titularisation qu'il doit sans doute à la cascade de forfaits en défense et au replacement dans l'axe de Nicolas Gavory. Le contraste est très marqué avec un Anderlecht qui se présente à Sclessin avec six recrues.

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Peut-on mieux incarner les divergences de vues sportives du Standard, où Mbaye Leye et Benjamin Nicaise semblent rarement sur la même longueur d'ondes ? Le Sénégalais alterne entre un 3-5-2 et un 4-4-2 losange qui n'utilisent pas vraiment d'ailiers, après avoir réclamé un profil déroutant en un-contre-un qu'il a reçu avec Donnum, voire avec le retour de prêt de Denis Dragus. Des solutions ont alors été offertes au coeur du jeu, mais Daouda Peeters a déçu contre l'Union et Hamza Rafia attend toujours sa chance au coup d'envoi malgré des montées au jeu souvent réussies. À l'inverse, les noms soumis par Leye pour renforcer son équipe n'ont pas débouché sur des signatures à Sclessin. Questionné sur l'absence d'un transfert défensif, mise en lumière par le bricolage nécessaire en charnière centrale contre Anderlecht, Mbaye Leye s'est ainsi dit "content de mon noyau", parce que "on a fait tout le possible avec Bruno pour avoir ce noyau comme il est", citant uniquement son président pour évoquer un processus de recrutement dans lequel il ne joue pourtant pas un rôle majeur, contrairement à Benjamin Nicaise.

En face, le travail de Peter Verbeke et de Kompany est beaucoup plus harmonieux. Pourtant, il se dit dans les couloirs de Neerpede que l'ancien défenseur central est particulièrement exigeant sur les profils amenés à se vêtir de mauve. Cet été, c'est surtout le dossier du remplaçant de Lukas Nmecha qui s'est étiré en longueur, notamment parce que les nombreux profils présentés trouvaient rarement grâce aux yeux du patron du jeu bruxellois. Si le directeur sportif d'Anderlecht a longtemps espéré réaliser un coup fumant en attirant le jeune prodige de Toulouse Janis Antiste - qui a finalement opté pour une découverte du Calcio sous le maillot de La Spezia - il a finalement réussi à satisfaire Kompany en attirant dans la capitale un Christian Kouamé déjà buteur à deux reprises contre Malines et particulièrement conquérant dans les duels face au Standard. "Son profil est très rare en en Belgique, il est capable de garder beaucoup de ballons qui à la base, sont pourtant des 50-50. Il est très complet. "

"Ces dernières saisons, notre groupe rajeunit. Un peu comme le football en général, d'ailleurs", diagnostique Arnaud Bodart, capitaine rouche au coup d'envoi du haut de ses 23 printemps et témoin d'un foot belge devenu industrie de la post-formation. Quel autre match incarne mieux cette nouvelle tendance que le Clasico ? Parmi les 32 joueurs qui ont participé à la rencontre, 22 ont moins de 25 ans. Unique buteur, Lior Refaelov est également le seul trentenaire à avoir pris part au duel. Un Soulier d'or pour gagner des matches et encadrer les jeunes. La formule n'est peut-être pas magique - d'aucuns grincent des dents à Anderlecht en voyant le temps de jeu des enfants de Neerpede fondre depuis le début de saison - mais elle laisse certains esprits songeurs du côté du Sart-Tilman. "Il faudrait pouvoir apporter des joueurs qui amènent de l'expérience en équipe première pour aider nos jeunes à devenir meilleurs", confiait récemment Réginal Goreux, directeur sportif du SL16 Football Campus. "Quand on regarde notre noyau actuel, les jeunes sont quasiment les tauliers sur le terrain, et ça c'est problématique."Recrue la plus âgée de l'été liégeois, Aron Donnum est né le 20 avril 1998. Lors de son entrevue avec la Famille des Rouches au bout de la saison dernière, le président Bruno Venanzi avait pourtant évoqué l'arrivée de joueurs d'expérience et de caractère, citant l'exemple d'un Sergio Conçeição qui a laissé de nombreux souvenirs enchantés en bords de Meuse. Au bout du compte, ce sont de jeunes joueurs qui sont venus gonfler le noyau de Mbaye Leye, plutôt que son onze de base. Au coup d'envoi du Clasico, Niels Nkounkou est ainsi la seule nouvelle tête liégeoise présente sur la pelouse, pour une titularisation qu'il doit sans doute à la cascade de forfaits en défense et au replacement dans l'axe de Nicolas Gavory. Le contraste est très marqué avec un Anderlecht qui se présente à Sclessin avec six recrues.Peut-on mieux incarner les divergences de vues sportives du Standard, où Mbaye Leye et Benjamin Nicaise semblent rarement sur la même longueur d'ondes ? Le Sénégalais alterne entre un 3-5-2 et un 4-4-2 losange qui n'utilisent pas vraiment d'ailiers, après avoir réclamé un profil déroutant en un-contre-un qu'il a reçu avec Donnum, voire avec le retour de prêt de Denis Dragus. Des solutions ont alors été offertes au coeur du jeu, mais Daouda Peeters a déçu contre l'Union et Hamza Rafia attend toujours sa chance au coup d'envoi malgré des montées au jeu souvent réussies. À l'inverse, les noms soumis par Leye pour renforcer son équipe n'ont pas débouché sur des signatures à Sclessin. Questionné sur l'absence d'un transfert défensif, mise en lumière par le bricolage nécessaire en charnière centrale contre Anderlecht, Mbaye Leye s'est ainsi dit "content de mon noyau", parce que "on a fait tout le possible avec Bruno pour avoir ce noyau comme il est", citant uniquement son président pour évoquer un processus de recrutement dans lequel il ne joue pourtant pas un rôle majeur, contrairement à Benjamin Nicaise.En face, le travail de Peter Verbeke et de Kompany est beaucoup plus harmonieux. Pourtant, il se dit dans les couloirs de Neerpede que l'ancien défenseur central est particulièrement exigeant sur les profils amenés à se vêtir de mauve. Cet été, c'est surtout le dossier du remplaçant de Lukas Nmecha qui s'est étiré en longueur, notamment parce que les nombreux profils présentés trouvaient rarement grâce aux yeux du patron du jeu bruxellois. Si le directeur sportif d'Anderlecht a longtemps espéré réaliser un coup fumant en attirant le jeune prodige de Toulouse Janis Antiste - qui a finalement opté pour une découverte du Calcio sous le maillot de La Spezia - il a finalement réussi à satisfaire Kompany en attirant dans la capitale un Christian Kouamé déjà buteur à deux reprises contre Malines et particulièrement conquérant dans les duels face au Standard. "Son profil est très rare en en Belgique, il est capable de garder beaucoup de ballons qui à la base, sont pourtant des 50-50. Il est très complet. "