Le Standard actuel est-il comparable à celui de Michel Preud'homme et de Laszlo Bölöni ?
Igor De Camargo: En football, tout va vite, les époques ne sont pas comparables. Sur le plan offensif, l'équipe du doublé pouvait compter sur Dieu, Jova, Dalmat, moi, Axel etc. C'était le résultat de plusieurs années de mise en place. Il y avait de l'expérience et je me souviens bien sûr des deux titres, de Liverpool qui a tremblé devant nous à Anfield Road. Bölöni n'a pas hésité à se disputer avec Benitez. Cette équipe était en place, au sommet de son cycle, et l'effectif actuel, en construction, dans une nouvelle phase, peut atteindre le même niveau.

Guy Luzon est totalement différent de Preud'homme et Bölöni, non ?
Chaque coach a ses priorités, ses accents, sa manière de travailler. Luzon est jeune et c'est un battant, un gagneur, un offensif. Il offre sa confiance tout en étant dans l'exigence comme c'était le cas de Preud'homme et Bölöni. Luzon est en tout cas animé par le dynamisme de la jeunesse.

Ezekiel et Batshuayi seront-ils vos nouveaux Mbokani et Jovanovic, pour qui vous avez beaucoup bossé ?
J'espère, on verra. Moi, comme les autres, il faudra que je cultive les automatismes. C'est à force d'étudier notre jeu que nous avions trouvé les complémentarités entre nous. Je reculais dans l'axe, eux un peu moins. Imoh et Michy détiennent déjà un bagage formidable. Leur marge de progression est énorme. Et je ne parle même pas de leur vitesse d'exécution. Je dois me situer par rapport à eux et à tout le reste de l'équipe, Mpoku, Bulot, Bia, Vainqueur, Cissé, Buyens, Van Damme. Avant Malines, je n'avais joué avec eux qu'à l'entraînement. Le temps accomplira son oeuvre. En trois bonnes années, je découvre finalement une nouvelle époque.

Vous êtes le grand frère ?
On peut dire cela, oui.

C'est fou le chemin que vous avez parcouru, si je vous dis Heusden Zolder, vous me répondez quoi ?
Apprentissage, tour le monde doit passer par là. Il y a d'autres moments délicats dans une carrière. Je me suis brisé la jambe lors de mon premier match au Standard. A Mönchenglabach, Dante a tout de suite éreinté ma cheville. On apprend partout et si ce que j'ai vécu au haut niveau est agréable, je n'oublierai jamais que mon passage à Heusden Zolder a été très important pour moi, décisif même. C'est là que j'ai franchi un cap décisif grâce à Peter Balette. A l'entraînement, je devais me frotter à Eric Matoukou. Au début, j'étais léger dans les duels. Avec Matoukou, je n'ai pas appris la haine mais bien la combativité, la présence, le jusqu'au-boutisme. Cela m'a donné du métier, très utile ensuite au Brussels et au Standard. Je dois beaucoup à Heusden Zolder. Et au Brussels...

Retrouvez l'intégralité de l'interview d'Igor De Camargo dans votre Sport/Foot Magazine de cette semaine.

Pierre Bilic et Geert Foutré

Le Standard actuel est-il comparable à celui de Michel Preud'homme et de Laszlo Bölöni ? Igor De Camargo: En football, tout va vite, les époques ne sont pas comparables. Sur le plan offensif, l'équipe du doublé pouvait compter sur Dieu, Jova, Dalmat, moi, Axel etc. C'était le résultat de plusieurs années de mise en place. Il y avait de l'expérience et je me souviens bien sûr des deux titres, de Liverpool qui a tremblé devant nous à Anfield Road. Bölöni n'a pas hésité à se disputer avec Benitez. Cette équipe était en place, au sommet de son cycle, et l'effectif actuel, en construction, dans une nouvelle phase, peut atteindre le même niveau. Guy Luzon est totalement différent de Preud'homme et Bölöni, non ? Chaque coach a ses priorités, ses accents, sa manière de travailler. Luzon est jeune et c'est un battant, un gagneur, un offensif. Il offre sa confiance tout en étant dans l'exigence comme c'était le cas de Preud'homme et Bölöni. Luzon est en tout cas animé par le dynamisme de la jeunesse. Ezekiel et Batshuayi seront-ils vos nouveaux Mbokani et Jovanovic, pour qui vous avez beaucoup bossé ? J'espère, on verra. Moi, comme les autres, il faudra que je cultive les automatismes. C'est à force d'étudier notre jeu que nous avions trouvé les complémentarités entre nous. Je reculais dans l'axe, eux un peu moins. Imoh et Michy détiennent déjà un bagage formidable. Leur marge de progression est énorme. Et je ne parle même pas de leur vitesse d'exécution. Je dois me situer par rapport à eux et à tout le reste de l'équipe, Mpoku, Bulot, Bia, Vainqueur, Cissé, Buyens, Van Damme. Avant Malines, je n'avais joué avec eux qu'à l'entraînement. Le temps accomplira son oeuvre. En trois bonnes années, je découvre finalement une nouvelle époque. Vous êtes le grand frère ? On peut dire cela, oui. C'est fou le chemin que vous avez parcouru, si je vous dis Heusden Zolder, vous me répondez quoi ? Apprentissage, tour le monde doit passer par là. Il y a d'autres moments délicats dans une carrière. Je me suis brisé la jambe lors de mon premier match au Standard. A Mönchenglabach, Dante a tout de suite éreinté ma cheville. On apprend partout et si ce que j'ai vécu au haut niveau est agréable, je n'oublierai jamais que mon passage à Heusden Zolder a été très important pour moi, décisif même. C'est là que j'ai franchi un cap décisif grâce à Peter Balette. A l'entraînement, je devais me frotter à Eric Matoukou. Au début, j'étais léger dans les duels. Avec Matoukou, je n'ai pas appris la haine mais bien la combativité, la présence, le jusqu'au-boutisme. Cela m'a donné du métier, très utile ensuite au Brussels et au Standard. Je dois beaucoup à Heusden Zolder. Et au Brussels... Retrouvez l'intégralité de l'interview d'Igor De Camargo dans votre Sport/Foot Magazine de cette semaine. Pierre Bilic et Geert Foutré