1 Christian Brüls et Pelé Mboyo, enrôlés en janvier, répondent-ils aux attentes?
...

1 Christian Brüls et Pelé Mboyo, enrôlés en janvier, répondent-ils aux attentes? Certainement. Ils ont apporté leur expérience et ont placé leur empreinte dans plusieurs matches. Cette fois, la préparation était cependant trop courte pour pouvoir travailler les automatismes. On l'a ressenti au début, mais ça n'a pas duré longtemps. Ils apportent une nette plus-value par leur calme et leur sécurité ballon au pied. Christian est particulièrement créatif, une qualité que nous cherchions depuis longtemps. Nous n'avons pas trouvé de numéro 10 immédiatement et dans certains matches, il a parfaitement rempli cette tâche. 2 Que s'est-il passé après le brillant départ sous la direction de Peter Maes, avec 19 points sur trente, suivi par un deux sur quinze juste avant la trêve internationale? Nous n'avons pas eu la même chance qu'auparavant, surtout à domicile contre Zulte Waregem, où nous avons raté cinq occasions franches avant d'être sanctionnés, et contre Eupen. Il y a encore eu Gand. Dans les ultimes secondes des arrêts de jeu, nous avons encaissé un bête but. Notre défenseur a dégagé le ballon n'importe comment et ça nous a coûté deux précieux points. Contre OHL, nous avons été en supériorité numérique suite à une exclusion et nous avons marqué immédiatement. C'est une combinaison d'efficacité, de concentration et de chance, pour reprendre les termes de Peter Maes. Mais il dit lui-même que la chance se force, par la qualité du jeu. 3 Pouvons-nous parler de saison ratée? Nous espérions terminer huitièmes et disputer les PO2. Nous ne disputons donc pas la saison dont nous avions rêvé. Actuellement, nous ne pensons qu'au maintien (acquis depuis lors, ndlr). Il y a eu la période Kevin Muscat et l'ère Peter Maes. Nous devons opérer un distinguo entre les deux quand nous procéderons à l'analyse de la saison. Mais même avec le maintien assuré, nous ne pouvons pas être satisfaits. Nous visions la colonne de gauche et nous sommes dans celle de droite. 4 Maintenant que le maintien est assuré, allez-vous entamer plus vite l'évaluation de la saison et du noyau? De toute façon, c'est automatique. Nous avons déjà commencé. Nous aurons théoriquement fini le 19 avril. Nous avons déjà quelques idées. Nous nous entendons bien avec l'entraîneur et nous établissons des plans. Ces deux dernières semaines, les contaminations nous ont donné d'autres soucis, mais dès que ce sera surmonté, nous allons nous remettre au travail. Je trouve regrettable le temps mort qui va débuter. Ça ne mène à rien. C'est le résultat de la paranoïa de certains clubs, qui voulaient à tout prix préserver les play-offs. Les grands clubs, à l'exception de Bruges et quelques autres qui les talonnent, soutenaient cette idée. Une minorité a bloqué. Dans ces conditions, il est impossible d'avoir un bon format. On aurait dû s'en tenir à 18 équipes et à 34 journées au lieu de surcharger le calendrier. 5 Que faut-il au STVV pour rivaliser avec Genk et être le meilleur club limbourgeois? Nous ne voulons pas être le meilleur club. C'est Genk, je le reconnais. Nous nous y rendons pour y arracher quelque chose, en fonction de notre position et de nos forces. Nous allons vendre chèrement notre peau, comme toujours. Notre budget a augmenté ces dernières années grâce aux importantes rentrées d'Extrême-Orient, mais la concurrence n'est pas restée les bras croisés et a présenté de meilleurs chiffres. Suite à la pandémie, nous entamerons probablement la saison 2021-2022 avec un budget raboté de 20%. C'est une situation nouvelle, d'autant qu'il y aura trois descendants. La compétition sera très disputée, très serrée. Nous devrons nous vendre convenablement. Il s'agira d'être prudent et créatif. Il faudra peser le pour et le contre avant de dépenser le moindre euro, y compris en ce qui concerne les transferts.