Les larmes manquent de s'inviter au bout de la soirée. Elles frappent à la porte, mais restent pudiquement sur le seuil. Ivan Leko tire déjà le bilan d'une saison à laquelle il reste pourtant nonante minutes. Battu à Sclessin, son Club a fait une croix sur le doublé. Le Croate ressemble à un homme qu'on a brutalement sorti de son sommeil, au beau milieu d'un rêve. Ses yeux semblent ailleurs, comme s'ils cherchaient encore les derniers fragments de cette lutte onirique qu'il imaginait avec un dénouement plus heureux. La gorge nouée, il peine à distribuer compliments et félicitations dans un néerlandais qu'il a pourtant fini par rendre plus compréhensible au fil des rencontres avec la presse.
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