Mehdi Bayat est le président de la Fédération belge, et est aussi l'administrateur-délégué de Charleroi. La combinaison est inconciliable. Tout comme le président de la Pro League devrait être quelqu'un d'indépendant, l'homme ou la femme à la tête de la Fédération ne doit pas faire partie de l'organigramme d'un club.

Que l'Antwerp porte plainte devant l'Autorité de la Concurrence et l'UEFA est compréhensible, mais cette décision intervient aussi particulièrement tard. Il y a déjà presque un an que Mehdi Bayat préside la Fédération. Et à l'époque, l'Antwerp, par l'intermédiaire de Luciano D'Onofrio, a voté pour lui.

D'Onofrio n'a pas mâché ses mots, ces dernières semaines. Si Bayat vous parle d'un cheval blanc, vous allez dans son écurie et vous tombez sur un âne noir, a dit l'homme fort de l'Antwerp. Tout en affirmant qu'il était convaincu que la compétition n'aurait pas été arrêtée de la même manière un an plus tôt, alors que Charleroi était huitième.

D'Onofrio qui accuse Bayat, c'est plutôt cynique.

Mais qui est Luciano D'Onofrio pour s'en prendre ainsi à Mehdi Bayat? En 2016, une enquête de Sport/Foot Magazine révélait qu'il avait encaissé plus de dix millions d'euros sur des transferts de joueurs entre 2009 et 2016, alors qu'il n'était plus officiellement agent. Le tout à coups de constructions opaques, d'hommes de paille et de sociétés offshore.

Et, comme vous le savez, Luciano D'Onofrio était vice-président du Standard entre 2004 et 2011. Occuper une fonction dans un club tout en exerçant des activités d'agent, c'est interdit par la FIFA depuis cinq ans. Les doubles casquettes, ça vous dit quelque chose?

D'Onofrio n'a jamais été condamné. Pas plus qu'en 2015, quand il n'est jamais arrivé face au tribunal correctionnel dans "L'Affaire Standard". Il était alors accusé de blanchiment d'argent et d'irrégularités dans le cadre des transferts d'Ivica Dragutinovic, Sambegou Bangoura et Miljenko Mumlek.

Il risquait une peine de prison de cinq ans et une sérieuse amende, mais ce n'est pas allé jusque-là. Il a payé 1,5 million d'euros au tribunal pour éviter un procès. Une transaction qui n'est plus possible aujourd'hui.

Luciano D'Onofrio qui accuse Mehdi Bayat, c'est finalement l'histoire de la paille et de la poutre. Plutôt cynique. Mais dans un monde où les combats de coqs et les éruptions de testostérone sont monnaie courante, ça n'arrive même plus à surprendre.

Mehdi Bayat est le président de la Fédération belge, et est aussi l'administrateur-délégué de Charleroi. La combinaison est inconciliable. Tout comme le président de la Pro League devrait être quelqu'un d'indépendant, l'homme ou la femme à la tête de la Fédération ne doit pas faire partie de l'organigramme d'un club.Que l'Antwerp porte plainte devant l'Autorité de la Concurrence et l'UEFA est compréhensible, mais cette décision intervient aussi particulièrement tard. Il y a déjà presque un an que Mehdi Bayat préside la Fédération. Et à l'époque, l'Antwerp, par l'intermédiaire de Luciano D'Onofrio, a voté pour lui.D'Onofrio n'a pas mâché ses mots, ces dernières semaines. Si Bayat vous parle d'un cheval blanc, vous allez dans son écurie et vous tombez sur un âne noir, a dit l'homme fort de l'Antwerp. Tout en affirmant qu'il était convaincu que la compétition n'aurait pas été arrêtée de la même manière un an plus tôt, alors que Charleroi était huitième.Mais qui est Luciano D'Onofrio pour s'en prendre ainsi à Mehdi Bayat? En 2016, une enquête de Sport/Foot Magazine révélait qu'il avait encaissé plus de dix millions d'euros sur des transferts de joueurs entre 2009 et 2016, alors qu'il n'était plus officiellement agent. Le tout à coups de constructions opaques, d'hommes de paille et de sociétés offshore.Et, comme vous le savez, Luciano D'Onofrio était vice-président du Standard entre 2004 et 2011. Occuper une fonction dans un club tout en exerçant des activités d'agent, c'est interdit par la FIFA depuis cinq ans. Les doubles casquettes, ça vous dit quelque chose?D'Onofrio n'a jamais été condamné. Pas plus qu'en 2015, quand il n'est jamais arrivé face au tribunal correctionnel dans "L'Affaire Standard". Il était alors accusé de blanchiment d'argent et d'irrégularités dans le cadre des transferts d'Ivica Dragutinovic, Sambegou Bangoura et Miljenko Mumlek.Il risquait une peine de prison de cinq ans et une sérieuse amende, mais ce n'est pas allé jusque-là. Il a payé 1,5 million d'euros au tribunal pour éviter un procès. Une transaction qui n'est plus possible aujourd'hui.Luciano D'Onofrio qui accuse Mehdi Bayat, c'est finalement l'histoire de la paille et de la poutre. Plutôt cynique. Mais dans un monde où les combats de coqs et les éruptions de testostérone sont monnaie courante, ça n'arrive même plus à surprendre.