Quelles instructions Marc Coucke vous a-t-il données pour la composition de l'équipe pendant ce mercato, en prévision de la vente du club ? Vous devez placer certains footballeurs en vitrine pour augmenter leur valeur ?
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Quelles instructions Marc Coucke vous a-t-il données pour la composition de l'équipe pendant ce mercato, en prévision de la vente du club ? Vous devez placer certains footballeurs en vitrine pour augmenter leur valeur ?Depuis le premier jour, c'est moi qui détermine la composition. Le président peut discuter de football avec moi et me faire des suggestions, son avis m'intéresse mais dès le début, c'est moi qui ai choisi les joueurs à aligner. Car si les résultats sont mauvais, c'est moi qui en payerai les conséquences.Que pensez-vous du départ du président-propriétaire Marc Coucke pour Anderlecht ? C'est la vie. C'est un peu comme un joueur blessé : on ne peut pas faire appel à lui et il faut trouver une solution de rechange. Nous allons avoir un nouveau patron avec un nouveau projet. Je pense que Charleroi n'est pas un mauvais exemple pour nous. Le Sporting réalise de belles choses depuis des années avec un budget qui n'est guère supérieur au nôtre, grâce à un bon projet. Je reste positif. Mon contrat est encore valable jusqu'au terme de la saison prochaine et je suis très content de mon sort. Je suis un jeune entraîneur, je sais à quel point le métier est difficile et je suis reconnaissant à la direction de m'avoir offert l'occasion de montrer ce dont je suis capable. Yves Vanderhaeghe a récemment mis en doute votre loyauté dans nos colonnes. Vous en avez discuté avec lui depuis ? Non mais je sais qu'il m'estime un peu fautif et qu'il a même déclaré qu'il aurait dû choisir un autre assistant. C'est son droit. Tout ce que je puis dire, c'est que j'ai été loyal jusqu'au bout. Je n'ai jamais eu l'intention de le faire renvoyer pour pouvoir prendre sa place. Je suis triste de ce qui lui est arrivé car il ne le méritait pas. J'ai travaillé trois ans avec lui. Les trois fois, nous nous sommes qualifiés pour les PO1. C'est sous sa direction que j'ai effectué mes débuts d'entraîneur et j'éprouve beaucoup de respect pour lui mais ces choses-là arrivent, dans la vie. Et puis, je me demande quelle différence ça fait, quand on est renvoyé, qu'un tel ou un tel prenne sa place ? Il a aussi dit que le club avait paniqué mais que, compte tenu de la qualité du noyau, ça ne pouvait qu'aller mieux. Vous en étiez aussi convaincu ?En effet, il y a eu un peu de panique. Il devait subir une évaluation après dix journées mais la direction a changé d'avis après sept matches et l'a limogé. Mais, je le répète, ça peut arriver. C'est la vie. Si je perds quatre matches d'affilée, je serai sur la sellette. Vous avez compté combien d'entraîneurs ont déjà été renvoyés cette saison ? C'est devenu une mode : tout est toujours de la faute de l'entraîneur et c'est lui qu'on met dehors. Ostende possède-il toujours une sélection capable de jouer les PO1 ?Oui, sur base de mon bilan : 24 points en quinze matches. Fois deux, ça fait 48 points, ce qui suffit normalement pour les PO1. Notre début, le manque de confiance, des joueurs mécontents qui voulaient partir mais ont dû rester, tous ces détails ont pourri notre saison. Désormais, nous vivons match par match. En fin de parcours, on obtient toujours ce qu'on mérite. Quand j'ai repris l'équipe après sept journées, nous étions derniers avec un point. Il fallait donc avant tout prendre des points, ce qui nécessitait une meilleure stabilité défensive. Nous l'avons. Depuis, nous n'encaissons qu'un but par match, en moyenne, et je peux placer des accents plus offensifs mais l'équilibre reste fragile car l'attaque manque encore d'efficacité. Nous aurions pu faire encore mieux mais je ne suis pas mécontent de nos sept victoires, trois nuls et cinq défaites, avec un seul but d'écart. Évidemment, il s'est passé beaucoup de choses ici durant mes trois premiers mois au poste de T1. Par Christian Vandenabeele