Bravant une pluie battante, des milliers d'habitants de cette petite ville du sud du Brésil se sont massés dans la matinée tout au long du trajet du cortège funèbre, entre l'aéroport et le stade, pour saluer la mémoire de ses champions décédés. Des fusées d'artifices tirées depuis le stade ont illuminé le ciel de Chapeco au moment où se sont posés à l'aéroport les deux appareils de la Force aérienne brésilienne rapatriant les dépouilles. Un par un, 50 cercueils blancs protégés de la pluie par des bâches de plastique transparent et portant l'inscription du nom des défunts, ont été débarqués sur le tarmac où des militaires formaient une haie d'honneur. Les cercueils ont ensuite été chargés à bord de quatre camions aux bâches découvertes qui les ont très lentement transportés jusqu'au stade où ils ont été exposés au bord de la pelouse sous un chapiteau. Les proches parents des victimes se serraient dans les bras en sanglots, sous les regards émus de 19.000 amis, proches, et supporteurs massés dans les gradins sous des parapluies. Sur une grande banderole déployée au bord de la pelouse, où étaient déposées des couronnes de fleur, on pouvait lire: "dans la joie comme dans les moments les plus difficiles, tu sors toujours vainqueur". La modeste et longtemps obscure équipe de Chapecoense avait gravi ces dernières années tous les échelons du football brésilien pour se hisser en première division. Elle se rendait en Colombie pour disputer la finale de la Coupe Sudamericana, la deuxième plus importante compétition continentale d'Amérique latine, quand son avion charter s'est écrasé dans la collines de la région de Medellin. (Belga)

Bravant une pluie battante, des milliers d'habitants de cette petite ville du sud du Brésil se sont massés dans la matinée tout au long du trajet du cortège funèbre, entre l'aéroport et le stade, pour saluer la mémoire de ses champions décédés. Des fusées d'artifices tirées depuis le stade ont illuminé le ciel de Chapeco au moment où se sont posés à l'aéroport les deux appareils de la Force aérienne brésilienne rapatriant les dépouilles. Un par un, 50 cercueils blancs protégés de la pluie par des bâches de plastique transparent et portant l'inscription du nom des défunts, ont été débarqués sur le tarmac où des militaires formaient une haie d'honneur. Les cercueils ont ensuite été chargés à bord de quatre camions aux bâches découvertes qui les ont très lentement transportés jusqu'au stade où ils ont été exposés au bord de la pelouse sous un chapiteau. Les proches parents des victimes se serraient dans les bras en sanglots, sous les regards émus de 19.000 amis, proches, et supporteurs massés dans les gradins sous des parapluies. Sur une grande banderole déployée au bord de la pelouse, où étaient déposées des couronnes de fleur, on pouvait lire: "dans la joie comme dans les moments les plus difficiles, tu sors toujours vainqueur". La modeste et longtemps obscure équipe de Chapecoense avait gravi ces dernières années tous les échelons du football brésilien pour se hisser en première division. Elle se rendait en Colombie pour disputer la finale de la Coupe Sudamericana, la deuxième plus importante compétition continentale d'Amérique latine, quand son avion charter s'est écrasé dans la collines de la région de Medellin. (Belga)