"C'est le rêve, on ne réalise pas ce qui est en train de se passer. C'est juste magnifique. Là je suis très fière de l'équipe et très fière d'être belge", a lâché la jeune meneuse liégeoise, 22 ans, après le succès autoritaire contre la France en quarts de finale (86-65) vendredi à Tenerife. "Pour moi qui joue à Lyon, c'est encore particulier. Quand je vais rentrer là-bas, ils ne vont rien pouvoir me dire. Tout rentrait pour nous au début. On les a mises de suite en difficulté et quand la réussite est là, c'est d'autant plus facile de rester dans le rythme." Avec une première mi-temps de feu (53-31) et un 2e quart temps soldé à 33-14, les Belgian Cats ont compté ensuite jusqu'à un maximum de 28 unités d'avance (61-33). "Il ne fallait surtout pas que la France prenne le contrôle du match. C'est pour ça qu'on a essayé de jouer encore en contre. Dès fois, cela fonctionne, d'autres non, mais au final on bien géré. Quand le banc a pris deux techniques, la France est revenue un peu. On a commencé à stresser, mais il y avait encore 15 points d'avance. Il fallait gérer et se reconcentrer. C'est ce qu'on a fait ensuite". La Belgique s'offre samedi une demi-finale de rêve contre les Etats-Unis pour sa première participation à une Coupe du monde. Et rien ne semble arrêter les Belgian Cats. Julie Allemand a ainsi pris rendez-vous avec son idole, Diana Taurasi, l'arrière américaine, l'une des meilleures joueuses du monde. "Je n'ai pas son numéro", a rigolé la meneuse des Belgian Cats. "Mais j'ai dit à Ann (Wauters) d'aller la prévenir parce que l'on va tout donner. Elles ne sont pas au top de leur forme et Emma (Meesseman) est de suite venue me dire qu'il était possible d'aller titiller les Etats-Unis. On est dans une spirale positive. Il faut savourer et en profiter à fond." Avec 13 assists, Julie Allemand égale le record de passes décisives dans une rencontre d'un championnat du monde réussi par la Japonaise Yuka Harada en 1994. (Belga)