"C'est vrai que l'on est dans le match jusqu'à la fin du 3e quart temps où l'on craque physiquement. J'aurais vraiment voulu pouvoir les embêter plus longtemps, éviter qu'elles aient trop facile et qu'elles puissent faire leurs rotations en fin de rencontre. Le plus perturbant, c'est qu'elles restent toujours sereines même si elles sont menées. Elles savent de toute façon bien que l'on va craquer à un moment donné. Taurasi par exemple ne commence pas très bien le match puis en deuxième mi-temps, elle est en feu. Elles savent tout faire. Elles donnent à l'intérieur ça marche. Si on resserre en-dessous, elles ressortent et ça marche aussi. Puis on craque un peu et là elles le savent et nous tuent." Julie Allemand, en tête au classement des assists de la Coupe du monde avec 8,2 passes décisives (pour deux pertes de balles seulement) par match, sort avec un bon sentiment du duel de prestige face aux Américaines. "Parce qu'on a montré que l'on pouvait bien résister. A la fin, le coach a fait tourner en prévision du match de demain (dimanche), mais c'était bien de montrer que l'on pouvait être là. Contente, mais un peu déçue quand même. J'ai bien profité mais un peu frustrée de ne pas avoir tenu plus longtemps". Si la Belgique n'a pas encaissé les 100 points face aux championnes olympiques et du monde, les Belgian Cats ont été battues finalement 77 à 93 et devront rassembler leur énergie pour jouer le match pour la 3e place dimanche contre l'Australie ou l'Espagne. "Le match contre la France a coûté beaucoup d'énergie, mais question fatigue ça va. L'Espagne met beaucoup de pression, je préfère l'Australie, qui a plus un style comme les Etats-Unis. Mais on va tout donner pour tenter d'aller chercher une médaille", a conclut Julie Allemand. (Belga)