En battant le Club Bruges en finale de la Coupe de Belgique ce samedi soir, l'Antwerp a réalisé un pas de géant. Cela se confirmera plus tard. Paul Gheysens, le propriétaire, rayonnait dans les tribunes du Stade Roi Baudouin, où il appréciait manifestement le spectacle offert par ses gars. On peut le comprendre, quand on sait ce qu'il a déjà investi dans le club. Avec succès. Le Great Old s'approche des sommets à grandes enjambées. La profondeur du noyau est manifeste, étant donné que c'est une équipe sans renfort qui a battu le Club Bruges. Même ses infrastructures s'améliorent de saison en saison.

Pour qui en doutait encore, le G5 n'existe plus. Anderlecht, Genk, le Standard etc. doivent maintenant compter sur un nouveau venu doté d'une puissance financière certaine, ainsi que d'une bonne gestion. Plus que le club d'une ville, l'Antwerp est en train de devenir une puissance régionale. Même Bruges devient nerveux, comme on l'a vu juste après le match. Dans la foulée du coup de sifflet final, tout le monde était très déçu. Mais il n'y a rien à redire sur la victoire de l'outsider anversois face à l'ogre brugeois.

Qualif' pour les poules de l'Europa League

Cette victoire en Coupe de Belgique offre une qualification pour les poules de l'Europa League à l'Antwerp. Ce n'est pas aussi lucratif que la Ligue des Champions, à laquelle Bruges participera bientôt, mais c'est une nouvelle étape dans le développement sportif du matricule 1. Une exposition européenne, qui permettra à son nom de grandir. Il y a un an, sur cette même pelouse du Roi Baudouin, l'équipe se tirait une balle dans le pied, en loupant une qualif' assurée face à l'AZ Alkmaar de façon totalement sutpide.

On a vu une équipe qui a appris de ses erreurs, qui s'est montrée disciplinée, unie et a su garder la tête froide.

Cette fois, on a vu une équipe qui a appris de ses erreurs, qui s'est montrée disciplinée, unie et a su garder la tête froide. Idéal pour son retour en Europe. Reste à savoir si le Bosuil pourra accueillir ces joutes ou si le public anversois devra encore attendre. L'UEFA n'a pas encore donné son blanc seing au nouveau stade et le coronavirus hypothèque les chances d'avoir des fans présents en tribunes. Mais les matches à domicile ne pourront qu'être bénéfiques à l'ensemble du développement de l'Antwerp.

Didier, l'enfant terrible

Personne n'aurait pu deviner il y a une semaine que Didier Lamkel Zé serait une figure-clé de cette finale. On avait vu l'Antwerp contre Lyon, sans que le Camerounais n'en soit. Le Great Old, également privé de Faris Haroun pour la plus grande partie du match, manquait de puissance, de finesse au ballon et d'automatismes devant.

Lamkel Zé, une figure-clé de la finale de la Coupe., David Hagemann/Isosport
Lamkel Zé, une figure-clé de la finale de la Coupe. © David Hagemann/Isosport

Trois jours plus tard, l'enfant terrible rejoignait le groupe. Contre la volonté des leaders du vestiaire, mais pas contre celle des têtes pensantes du club. Là où on a l'expérience dans la gestion des joueurs difficiles. Luciano D'Onofrio connaît le football sur le bout des doigts. Pareil pour Ivan Leko. Les principes ont été mis de côté. Les égos également. Et le Camerounais, qui avait passé un mois à se préparer physiquement avec les Espoirs, a reçu une chance de réintégrer le noyau A.

Et ce samedi, il s'est montré exemplaire, dans un rôle différent que celui offert par Laszlo Bölöni. Alors que sous le commandement du Roumain, il évoluait plus sur les flancs gauche ou droit, il a cette fois occupé un rôle plus au milieu du terrain, principalement à droite, avec Aurélio Buta en soutien. Soit là où le Club possède des joueurs offensifs, susceptibles de laisser des espaces dans leur dos. Malin.

Durant le match, le bloc est resté bas, le temps pour les costauds de récupérer le ballon et de faire gicler l'Antwerp. Via Lamkel Zé, Lior Refaelov ou Dieumerci Mbonaki, qui a reçu pas mal de ballons difficiles durant nonante minutes. Bilan avant la mi-temps ? Cinq occasions franches, dont la dernière allait finir au fond des filets. Le pari de Leko a donc été couronné de succès, mais il aurait été cloué au pilori s'il s'était planté. Le Croate a parlé de chance. Nous, on préfère les mots "cran" et "audace".

Même si tout n'était pas parfait et que le noyau doit être encore renforcé, le club a gagné du respect et du crédit.

Et le Club Bruges, alors ?

Du crédit, Bruges en a perdu, ce samedi soir. Surtout après cette première période dramatique. Confirmer est difficile, comme l'a expérimenté le champion de Belgique, qui démarre la nouvelle compétition sur une fausse note. Sans le soutien des fans, les Brugeois n'ont pas su puiser en eux l'énergie nécessaire pour renverser leurs adversaires. Brandon Mechele mettait le doigt dessus : "L'Antwerp en voulait plus." Tempo, vitesse, grinta, voilà ce qui a manqué aux Blauw en Zwart. Sans ça, on ne gagne pas de Coupe.

Il n'y avait pas suffisamment de confiance en soi, d'instinct de killer, surtout devant, du côté du Club Bruges.

C'est une piqûre de rappel pour les Flandriens. Car il n'y avait pas suffisamment de confiance en soi, d'instinct de killer, surtout devant, dans cette équipe. Le Club est apparu trop sage, comme s'il avait finalement été apprivoisé, maté.

Mais une nouvelle saison commence, et ce qui vaut pour Leko vaut aussi pour Clement : un seul match, même une finale de Coupe, n'est pas de nature à déterminer l'avenir de tout un club. Attendons encore un mois pour voir à quel Club les autres concurrents de Pro League devont se frotter. Un Club qui comptera sûrement de nouveaux noms dans ses rangs.

En battant le Club Bruges en finale de la Coupe de Belgique ce samedi soir, l'Antwerp a réalisé un pas de géant. Cela se confirmera plus tard. Paul Gheysens, le propriétaire, rayonnait dans les tribunes du Stade Roi Baudouin, où il appréciait manifestement le spectacle offert par ses gars. On peut le comprendre, quand on sait ce qu'il a déjà investi dans le club. Avec succès. Le Great Old s'approche des sommets à grandes enjambées. La profondeur du noyau est manifeste, étant donné que c'est une équipe sans renfort qui a battu le Club Bruges. Même ses infrastructures s'améliorent de saison en saison.Pour qui en doutait encore, le G5 n'existe plus. Anderlecht, Genk, le Standard etc. doivent maintenant compter sur un nouveau venu doté d'une puissance financière certaine, ainsi que d'une bonne gestion. Plus que le club d'une ville, l'Antwerp est en train de devenir une puissance régionale. Même Bruges devient nerveux, comme on l'a vu juste après le match. Dans la foulée du coup de sifflet final, tout le monde était très déçu. Mais il n'y a rien à redire sur la victoire de l'outsider anversois face à l'ogre brugeois.Cette victoire en Coupe de Belgique offre une qualification pour les poules de l'Europa League à l'Antwerp. Ce n'est pas aussi lucratif que la Ligue des Champions, à laquelle Bruges participera bientôt, mais c'est une nouvelle étape dans le développement sportif du matricule 1. Une exposition européenne, qui permettra à son nom de grandir. Il y a un an, sur cette même pelouse du Roi Baudouin, l'équipe se tirait une balle dans le pied, en loupant une qualif' assurée face à l'AZ Alkmaar de façon totalement sutpide.Cette fois, on a vu une équipe qui a appris de ses erreurs, qui s'est montrée disciplinée, unie et a su garder la tête froide. Idéal pour son retour en Europe. Reste à savoir si le Bosuil pourra accueillir ces joutes ou si le public anversois devra encore attendre. L'UEFA n'a pas encore donné son blanc seing au nouveau stade et le coronavirus hypothèque les chances d'avoir des fans présents en tribunes. Mais les matches à domicile ne pourront qu'être bénéfiques à l'ensemble du développement de l'Antwerp.Personne n'aurait pu deviner il y a une semaine que Didier Lamkel Zé serait une figure-clé de cette finale. On avait vu l'Antwerp contre Lyon, sans que le Camerounais n'en soit. Le Great Old, également privé de Faris Haroun pour la plus grande partie du match, manquait de puissance, de finesse au ballon et d'automatismes devant. Trois jours plus tard, l'enfant terrible rejoignait le groupe. Contre la volonté des leaders du vestiaire, mais pas contre celle des têtes pensantes du club. Là où on a l'expérience dans la gestion des joueurs difficiles. Luciano D'Onofrio connaît le football sur le bout des doigts. Pareil pour Ivan Leko. Les principes ont été mis de côté. Les égos également. Et le Camerounais, qui avait passé un mois à se préparer physiquement avec les Espoirs, a reçu une chance de réintégrer le noyau A.Et ce samedi, il s'est montré exemplaire, dans un rôle différent que celui offert par Laszlo Bölöni. Alors que sous le commandement du Roumain, il évoluait plus sur les flancs gauche ou droit, il a cette fois occupé un rôle plus au milieu du terrain, principalement à droite, avec Aurélio Buta en soutien. Soit là où le Club possède des joueurs offensifs, susceptibles de laisser des espaces dans leur dos. Malin.Durant le match, le bloc est resté bas, le temps pour les costauds de récupérer le ballon et de faire gicler l'Antwerp. Via Lamkel Zé, Lior Refaelov ou Dieumerci Mbonaki, qui a reçu pas mal de ballons difficiles durant nonante minutes. Bilan avant la mi-temps ? Cinq occasions franches, dont la dernière allait finir au fond des filets. Le pari de Leko a donc été couronné de succès, mais il aurait été cloué au pilori s'il s'était planté. Le Croate a parlé de chance. Nous, on préfère les mots "cran" et "audace". Même si tout n'était pas parfait et que le noyau doit être encore renforcé, le club a gagné du respect et du crédit. Du crédit, Bruges en a perdu, ce samedi soir. Surtout après cette première période dramatique. Confirmer est difficile, comme l'a expérimenté le champion de Belgique, qui démarre la nouvelle compétition sur une fausse note. Sans le soutien des fans, les Brugeois n'ont pas su puiser en eux l'énergie nécessaire pour renverser leurs adversaires. Brandon Mechele mettait le doigt dessus : "L'Antwerp en voulait plus." Tempo, vitesse, grinta, voilà ce qui a manqué aux Blauw en Zwart. Sans ça, on ne gagne pas de Coupe. C'est une piqûre de rappel pour les Flandriens. Car il n'y avait pas suffisamment de confiance en soi, d'instinct de killer, surtout devant, dans cette équipe. Le Club est apparu trop sage, comme s'il avait finalement été apprivoisé, maté. Mais une nouvelle saison commence, et ce qui vaut pour Leko vaut aussi pour Clement : un seul match, même une finale de Coupe, n'est pas de nature à déterminer l'avenir de tout un club. Attendons encore un mois pour voir à quel Club les autres concurrents de Pro League devont se frotter. Un Club qui comptera sûrement de nouveaux noms dans ses rangs.