Sandro Salamone. Un nom qui roule sur la langue. Samedi soir, il était à côté de nous au Freethiel. Sandro est analyste vidéo du KRC et depuis que la Pro League a conclu un accord avec hudl et que des données et des analyses vidéo sont disponibles en temps réel, les clubs de D1A peuvent poster un homme dans la tribune de presse. Ils font des clips des phases et, grâce à leur meilleure vue du terrain, envoient des rectificatifs techniques quand c'est nécessaire. À en juger par le sourire de Sandro, il y joint parfois une touche d'humour.

On en était à la 67e quand Sandro a ramassé ses affaires. Il a calmement retiré ses câbles, rangé son ordinateur portable et est descendu pour continuer à profiter du spectacle. Le match était déjà plié, Samatta venait d'inscrire le 0-3. À sa droite, les supporters visiteurs scandaient Sama Samagoal. Mbwana is on fire, quatre buts en quatre matches, le ton est donné.

C'était la fin d'une semaine difficile. Après deux revers consécutifs, le champion en titre faisait l'objet de questions. On avait déjà évoqué le syndrome de l'année d'après et la prophétie semblait s'accomplir : quand on s'attend à quelque chose et qu'on le répète, ça devient réalité. La décompression a joué un rôle plus important que l'exode de talents. Après ses défaites contre Malines et Zulte Waregem, Genk semblait avoir déraillé. Staff et direction avaient du pain sur la planche. Celle-ci a protégé son entraîneur tout en l'incitant à réprimer cette décompression. Felice Mazzù est intervenu. En supercoupe (victoire 3-1 contre Malines), il avait posté Piotrowski au centre. Jakub a reçu une nouvelle chance. Il s'est tué à la tâche, a comblé les brèches, a plongé dans les espaces et a apporté du gabarit à l'équipe.

Casper De Norre a pris place à l'arrière droit. Joakim Maehle, un des maillons du succès de la saison dernière, a pris place sur le banc. L'entraîneur a jugé que Genk était fragile à la transition durant les derniers matches et a pointé Maehle du doigt par ce changement. En plus, mais ça traînera jusqu'au début du mois de septembre, certains espèrent encore partir. C'est mauvais pour la concentration. Maehle a été le premier à entrer au jeu et à obtenir une chance de se rattraper.

La décompression n'est pas la seule cause du six points sur douze. Genk a perdu en qualité, peut-être pas en talent absolu mais en automatismes. C'est étonnant car à part Gaëtan Coucke, tous les titulaires étaient déjà présents l'année passée. Les jeunes talents, Ianis Hagi, Benson Manuel, Benjamin Nygren, qui doivent à terme faire oublier Leandro Trossard et consorts, ont été réduits au rôle de spectateurs.

Theo Bongonda, blessé, n'a rejoint le noyau que cette semaine. Intégrer tout ça dans la vision d'un nouvel entraîneur prend du temps. Genk réalise maintenant que sa préparation n'a pas été bonne. Des transferts tardifs, un autre rythme pour certains jeunes, des joueurs qui ont eu trop peu de vacances, comme Jhon Lucumi (Copa América) et Samatta (CAN). Le KRC va répondre présent mais plus tard, quand tout le monde aura retrouvé son niveau.

En attendant, Mazzù mise sur l'abattage et les automatismes, en y insérant ses touches personnelles. Il a pu compter sur une attaque percutante, certes opposée à une défense faible. Waasland-Beveren a déjà encaissé douze buts en quatre matches. Les hommes du match ont été les attaquants : Samagoal, formidablement approvisionné par Junya Ito et Joseph Paintsil depuis les flancs.

On a pu observer beaucoup d'ambition, de travail, de jeu en triangle. À confirmer. Vendredi prochain contre Anderlecht puis à Bruges, contre le gourou de la saison passée. On est curieux de voir comment Felice va agencer ses pions. Car quand ça a été un peu moins bien, on a tout de suite entendu que c'était quand même un peu plus défensif...

Sandro Salamone. Un nom qui roule sur la langue. Samedi soir, il était à côté de nous au Freethiel. Sandro est analyste vidéo du KRC et depuis que la Pro League a conclu un accord avec hudl et que des données et des analyses vidéo sont disponibles en temps réel, les clubs de D1A peuvent poster un homme dans la tribune de presse. Ils font des clips des phases et, grâce à leur meilleure vue du terrain, envoient des rectificatifs techniques quand c'est nécessaire. À en juger par le sourire de Sandro, il y joint parfois une touche d'humour. On en était à la 67e quand Sandro a ramassé ses affaires. Il a calmement retiré ses câbles, rangé son ordinateur portable et est descendu pour continuer à profiter du spectacle. Le match était déjà plié, Samatta venait d'inscrire le 0-3. À sa droite, les supporters visiteurs scandaient Sama Samagoal. Mbwana is on fire, quatre buts en quatre matches, le ton est donné. C'était la fin d'une semaine difficile. Après deux revers consécutifs, le champion en titre faisait l'objet de questions. On avait déjà évoqué le syndrome de l'année d'après et la prophétie semblait s'accomplir : quand on s'attend à quelque chose et qu'on le répète, ça devient réalité. La décompression a joué un rôle plus important que l'exode de talents. Après ses défaites contre Malines et Zulte Waregem, Genk semblait avoir déraillé. Staff et direction avaient du pain sur la planche. Celle-ci a protégé son entraîneur tout en l'incitant à réprimer cette décompression. Felice Mazzù est intervenu. En supercoupe (victoire 3-1 contre Malines), il avait posté Piotrowski au centre. Jakub a reçu une nouvelle chance. Il s'est tué à la tâche, a comblé les brèches, a plongé dans les espaces et a apporté du gabarit à l'équipe. Casper De Norre a pris place à l'arrière droit. Joakim Maehle, un des maillons du succès de la saison dernière, a pris place sur le banc. L'entraîneur a jugé que Genk était fragile à la transition durant les derniers matches et a pointé Maehle du doigt par ce changement. En plus, mais ça traînera jusqu'au début du mois de septembre, certains espèrent encore partir. C'est mauvais pour la concentration. Maehle a été le premier à entrer au jeu et à obtenir une chance de se rattraper. La décompression n'est pas la seule cause du six points sur douze. Genk a perdu en qualité, peut-être pas en talent absolu mais en automatismes. C'est étonnant car à part Gaëtan Coucke, tous les titulaires étaient déjà présents l'année passée. Les jeunes talents, Ianis Hagi, Benson Manuel, Benjamin Nygren, qui doivent à terme faire oublier Leandro Trossard et consorts, ont été réduits au rôle de spectateurs. Theo Bongonda, blessé, n'a rejoint le noyau que cette semaine. Intégrer tout ça dans la vision d'un nouvel entraîneur prend du temps. Genk réalise maintenant que sa préparation n'a pas été bonne. Des transferts tardifs, un autre rythme pour certains jeunes, des joueurs qui ont eu trop peu de vacances, comme Jhon Lucumi (Copa América) et Samatta (CAN). Le KRC va répondre présent mais plus tard, quand tout le monde aura retrouvé son niveau. En attendant, Mazzù mise sur l'abattage et les automatismes, en y insérant ses touches personnelles. Il a pu compter sur une attaque percutante, certes opposée à une défense faible. Waasland-Beveren a déjà encaissé douze buts en quatre matches. Les hommes du match ont été les attaquants : Samagoal, formidablement approvisionné par Junya Ito et Joseph Paintsil depuis les flancs. On a pu observer beaucoup d'ambition, de travail, de jeu en triangle. À confirmer. Vendredi prochain contre Anderlecht puis à Bruges, contre le gourou de la saison passée. On est curieux de voir comment Felice va agencer ses pions. Car quand ça a été un peu moins bien, on a tout de suite entendu que c'était quand même un peu plus défensif...