Tu as débuté ta carrière mouscronnoise par une exclusion à la 52e minute. Ton équipe a ensuite encaissé un but et s'est inclinée. Te sens-tu coupable?

C'est en tout cas la première chose à laquelle j'ai pensé: j'ai laissé tomber mon équipe, j'ai fourré mes équipiers dans la m... Mais, quoi que je puisse penser: je ne méritais pas cette deuxième carte jaune. J'en ai encore été plus persuadé en revoyant les images. Christian Kabasele me touche le pied et me pousse également dans le dos, pendant ce duel. Si, après cela, l'arbitre te montre quand même le carton, tu te sens visé, à plus forte raison lorsque ce même arbitre est venu te trouver avant la rencontre pour te conseiller de te tenir à carreau. Il a déclaré par la suite que c'était faux, mais les images le prouvent : on voit clairement qu'il vient m'avertir.

Il y a quelques mois, tu nous disais à Ostende que tu devenais vieux. Et aujourd'hui, tu dois sauver Mouscron. Que s'est-il passé?

A l'époque, je pensais que cela sentait la fin pour moi, puisque je n'avais plus été aligné depuis six mois. Mais, pendant un match amical disputé contre Groningen durant le stage de préparation, j'ai encore pu goûter au terrain, parce que Gohi Bi Cyriac était malade, et j'ai d'emblée retrouvé mes sensations d'autrefois. Je me suis dit, alors, que je valais autant que les autres. Au retour des Pays-Bas, j'ai appelé MogiBayat pour lui demander de me trouver un club en D1. Deux jours plus tard, il m'a rappelé: Mouscron était intéressé. On est compétiteur ou on ne l'est pas. Si on ne l'est pas, il vaut mieux arrêter. Mais j'en suis un.

Comment as-tu été accueilli à Mouscron, à près de 36 ans?

Tout le monde était heureux de mon arrivée. J'ai senti que j'étais le bienvenu, qu'on comptait sur moi. Et c'est la seule chose dont un joueur a besoin. Honnêtement : lorsque j'ai découvert le niveau des joueurs à l'entraînement, j'ai été surpris. Je ne comprends pas comment cette équipe se trouve en fond de classement. Il y a ici autant de qualité, de puissance et de technique qu'à Ostende. Mais Ostende est plus loin en tant qu'équipe. L'entraîneur est en train de former un groupe, le sauvetage passera par là.

Par Christian Vandenabeele

Retrouvez l'intégralité de l'interview d'Elimane Coulibaly dans votre Sport/Foot Magazine

Tu as débuté ta carrière mouscronnoise par une exclusion à la 52e minute. Ton équipe a ensuite encaissé un but et s'est inclinée. Te sens-tu coupable?C'est en tout cas la première chose à laquelle j'ai pensé: j'ai laissé tomber mon équipe, j'ai fourré mes équipiers dans la m... Mais, quoi que je puisse penser: je ne méritais pas cette deuxième carte jaune. J'en ai encore été plus persuadé en revoyant les images. Christian Kabasele me touche le pied et me pousse également dans le dos, pendant ce duel. Si, après cela, l'arbitre te montre quand même le carton, tu te sens visé, à plus forte raison lorsque ce même arbitre est venu te trouver avant la rencontre pour te conseiller de te tenir à carreau. Il a déclaré par la suite que c'était faux, mais les images le prouvent : on voit clairement qu'il vient m'avertir. Il y a quelques mois, tu nous disais à Ostende que tu devenais vieux. Et aujourd'hui, tu dois sauver Mouscron. Que s'est-il passé?A l'époque, je pensais que cela sentait la fin pour moi, puisque je n'avais plus été aligné depuis six mois. Mais, pendant un match amical disputé contre Groningen durant le stage de préparation, j'ai encore pu goûter au terrain, parce que Gohi Bi Cyriac était malade, et j'ai d'emblée retrouvé mes sensations d'autrefois. Je me suis dit, alors, que je valais autant que les autres. Au retour des Pays-Bas, j'ai appelé MogiBayat pour lui demander de me trouver un club en D1. Deux jours plus tard, il m'a rappelé: Mouscron était intéressé. On est compétiteur ou on ne l'est pas. Si on ne l'est pas, il vaut mieux arrêter. Mais j'en suis un.Comment as-tu été accueilli à Mouscron, à près de 36 ans?Tout le monde était heureux de mon arrivée. J'ai senti que j'étais le bienvenu, qu'on comptait sur moi. Et c'est la seule chose dont un joueur a besoin. Honnêtement : lorsque j'ai découvert le niveau des joueurs à l'entraînement, j'ai été surpris. Je ne comprends pas comment cette équipe se trouve en fond de classement. Il y a ici autant de qualité, de puissance et de technique qu'à Ostende. Mais Ostende est plus loin en tant qu'équipe. L'entraîneur est en train de former un groupe, le sauvetage passera par là.Par Christian VandenabeeleRetrouvez l'intégralité de l'interview d'Elimane Coulibaly dans votre Sport/Foot Magazine