Vous dites que vous allez devoir faire face à des décisions difficiles. Lesquelles ?

COUCKE : Un seul exemple : se renforcer en janvier ou pas ? Est-ce qu'on sera plus fort si on engage deux très bons joueurs ou risque-t-on de rompre l'équilibre ? Aujourd'hui, tout le monde se sent un peu dans la peau du capitaine du bateau mais est-ce que ce sera toujours comme ça si de nouveaux joueurs débarquent ? C'est un exercice difficile, surtout dans l'optique des play-offs 1. Il y aura des matches en semaine et davantage d'intensité. Le risque de blessures et de suspension va augmenter. Notre banc est solide mais s'il nous manque deux ou trois joueurs, il n'a plus le niveau des play-offs 1. Ce n'est pas un reproche : c'est nous qui visions le milieu du tableau.

Et laisserez-vous partir des titulaires au mercato d'hiver ?

COUCKE : Je n'en sais rien. En cas d'offre vraiment intéressante... Cyriac pourrait sans doute me rapporter le montant total investi à Ostende depuis le départ. Mais faut-il le vendre ? On peut aussi tout miser sur cette saison et espérer que sa valeur marchande augmente encore d'ici le mois de mai. Je trouve en tout cas fantastique que des joueurs comme Akpala, Rozehnal ou Cyriac acceptent de venir jouer ici, surtout après une mauvaise saison.

Ils sont venus parce que vous leur avez offert de bonnes conditions.

COUCKE : Hmmmmm.... Nos joueurs ne sont pas surpayés. Ils croient dans notre projet et si un des joueurs veut aller dans un plus grand club, je ne peux sans doute pas le lui refuser. Si je dis à tous qu'ils ne peuvent pas partir... On veut être un tremplin mais ce n'est possible que si on permet à nos joueurs de progresser. C'est pour ça que j'accorde tellement d'importance au staff, à l'encadrement. Quand Yves Vanderhaeghe nous a dit tout ce qu'il fallait améliorer au centre d'entraînement, il était étonné qu'une semaine plus tard, tout soit résolu. Grâce au professionnalisme que j'ai amené et aux bonnes volontés qui étaient déjà présentes.

Mais les gens disent que si Ostende en est là, c'est uniquement grâce à votre argent. Ça vous dérange ?

COUCKE : Non, ils ont raison dans la mesure où j'ai été le moteur qui a permis de mettre tout cela en place. Il fallait investir cinq millions dans les joueurs et, à partir de là, on a tenté d'arriver au seuil de rentabilité. Je lis parfois des analyses étranges. Parfois, on compte les transferts pour savoir si un club fait du bénéfice ou des pertes alors qu'il s'agit d'investissement puisque la plupart du temps, les joueurs prennent de la valeur. Quand une entreprise construit une nouvelle usine, elle ne perd pas 20 millions, hein ! Cette usine permet à l'entreprise d'atteindre ses objectifs.

Sur le plan opérationnel, notre objectif est d'arriver à l'équilibre et nous y sommes. Mieux : on arrive à un bénéfice de 500.000 euros. Mais si on achète un joueur qui coûte un million en janvier, vous écrirez qu'on a perdu 500.000 euros. Ce n'est pas juste, hein : le bénéfice sera toujours là. Le million, c'est un investissement. Sauf si le joueur se casse la jambe.

Par Chris Tetaert et Peter T'Kint

Retrouvez l'intégralité de l'interview de Marc Coucke dans votre Sport/Foot Magazine

Vous dites que vous allez devoir faire face à des décisions difficiles. Lesquelles ?COUCKE : Un seul exemple : se renforcer en janvier ou pas ? Est-ce qu'on sera plus fort si on engage deux très bons joueurs ou risque-t-on de rompre l'équilibre ? Aujourd'hui, tout le monde se sent un peu dans la peau du capitaine du bateau mais est-ce que ce sera toujours comme ça si de nouveaux joueurs débarquent ? C'est un exercice difficile, surtout dans l'optique des play-offs 1. Il y aura des matches en semaine et davantage d'intensité. Le risque de blessures et de suspension va augmenter. Notre banc est solide mais s'il nous manque deux ou trois joueurs, il n'a plus le niveau des play-offs 1. Ce n'est pas un reproche : c'est nous qui visions le milieu du tableau.Et laisserez-vous partir des titulaires au mercato d'hiver ?COUCKE : Je n'en sais rien. En cas d'offre vraiment intéressante... Cyriac pourrait sans doute me rapporter le montant total investi à Ostende depuis le départ. Mais faut-il le vendre ? On peut aussi tout miser sur cette saison et espérer que sa valeur marchande augmente encore d'ici le mois de mai. Je trouve en tout cas fantastique que des joueurs comme Akpala, Rozehnal ou Cyriac acceptent de venir jouer ici, surtout après une mauvaise saison.Ils sont venus parce que vous leur avez offert de bonnes conditions.COUCKE : Hmmmmm.... Nos joueurs ne sont pas surpayés. Ils croient dans notre projet et si un des joueurs veut aller dans un plus grand club, je ne peux sans doute pas le lui refuser. Si je dis à tous qu'ils ne peuvent pas partir... On veut être un tremplin mais ce n'est possible que si on permet à nos joueurs de progresser. C'est pour ça que j'accorde tellement d'importance au staff, à l'encadrement. Quand Yves Vanderhaeghe nous a dit tout ce qu'il fallait améliorer au centre d'entraînement, il était étonné qu'une semaine plus tard, tout soit résolu. Grâce au professionnalisme que j'ai amené et aux bonnes volontés qui étaient déjà présentes.Mais les gens disent que si Ostende en est là, c'est uniquement grâce à votre argent. Ça vous dérange ?COUCKE : Non, ils ont raison dans la mesure où j'ai été le moteur qui a permis de mettre tout cela en place. Il fallait investir cinq millions dans les joueurs et, à partir de là, on a tenté d'arriver au seuil de rentabilité. Je lis parfois des analyses étranges. Parfois, on compte les transferts pour savoir si un club fait du bénéfice ou des pertes alors qu'il s'agit d'investissement puisque la plupart du temps, les joueurs prennent de la valeur. Quand une entreprise construit une nouvelle usine, elle ne perd pas 20 millions, hein ! Cette usine permet à l'entreprise d'atteindre ses objectifs.Sur le plan opérationnel, notre objectif est d'arriver à l'équilibre et nous y sommes. Mieux : on arrive à un bénéfice de 500.000 euros. Mais si on achète un joueur qui coûte un million en janvier, vous écrirez qu'on a perdu 500.000 euros. Ce n'est pas juste, hein : le bénéfice sera toujours là. Le million, c'est un investissement. Sauf si le joueur se casse la jambe.Par Chris Tetaert et Peter T'KintRetrouvez l'intégralité de l'interview de Marc Coucke dans votre Sport/Foot Magazine