Tu m'as dit en début de saison qu'il était peut-être temps pour toi d'essayer autre chose que le championnat de Belgique. Donc, tu joues tes derniers matches avec Lokeren ?

Pas sûr. La seule certitude, c'est que mon contrat se termine en juin. Ce n'est pas moi qui décide, c'est Dieu ! C'est lui qui prendra la meilleure décision, pour moi et pour ma famille. Tout peut arriver. J'ai 34 ans mais je me sens toujours super bien.

Vous n'en touchez pas une dans votre premier match des play-offs contre Bruges, après ça vous vous battez contre le Standard comme si votre vie en dépendait : a-t-on le droit de fausser le championnat comme vous l'avez fait ?

On n'a rien faussé du tout. Parce qu'on n'est pas là pour fausser le truc ! Dans tous les matches des play-offs, on a essayé de produire du beau jeu et on a su le faire. Même à Bruges. Mais il y a des soirs où tu concrétises et d'autres où ça ne veut pas entrer. A Bruges, ça n'allait pas. Au Standard, ça allait. Et donc, les résultats ont été fort différents. La motivation a toujours été là. On l'a encore prouvé face à Zulte Waregem, qui n'avait pas encore perdu. Maintenant, il faut être honnête et reconnaître que quand on a joué à Bruges, on était encore dans l'euphorie de la victoire en finale de Coupe. C'est humain : tu as un trophée, tu es qualifié pour l'Europa League, ça joue inévitablement dans les têtes. Mais on a directement eu la bonne réaction d'orgueil.

Peter Maes fait à Lokeren ce que Francky Dury fait à Zulte Waregem. Pourquoi croire que Maes peut réussir à Anderlecht alors que Dury s'est planté à Gand ?

Je résumerais la situation de Peter Maes par deux mots : "son parcours". Regarde ce qu'il fait, regarde son évolution. C'est l'exemple à suivre. Il meurt de faim et il ne lâche jamais rien. Dury est un tout grand entraîneur aussi mais il n'a peut-être pas eu la réussite à Gand. Maintenant, qu'on laisse au moins Maes s'essayer avec une équipe du top. Il est assez intelligent pour adapter ses méthodes de travail.

Jean-Marc Guillou dit que dans trois ou quatre ans, le Lierse jouera le titre avec une majorité de joueurs de son Académie. Comment peut-il y arriver alors qu'il n'est pas allé aussi haut avec les surdoués ivoiriens de Beveren ?

On le comprend mal. Il veut faire passer le message qu'au niveau du jeu, il espère titiller les grands avec les joueurs qu'il forme au Lierse depuis quelques années. Il a prouvé en Côte-d'Ivoire de quoi il était capable, il l'a de nouveau montré à Beveren. Et je suis sûr que Guillou est encore plus fort qu'à l'époque Beveren. Quand je vois Théo Bongonda avec Zulte Waregem, un joueur qui vient de son centre, quand je vois quelques jeunes qui ont reçu un peu de temps de jeu cette saison au Lierse, je me dis que c'est très prometteur et que ses prédictions ont du bon.

Si tu es Marc Wilmots, tu prends quel gardien pour être troisième à la Coupe du Monde ?

Pas de commentaire, mon choix reste dans mon coeur... Silvio Proto ? J'adore. Sammy Bossut ? J'adore. Koen Casteels ? Grosse pensée pour lui. Il fait partie de la cascade d'internationaux qui se sont blessés au plus mauvais moment, ça fait peur. Mais ça ne sert à rien de jouer avec le frein à main en pensant au Brésil, ce n'est même pas une garantie d'y aller. Prends mon cas : la veille du match amical contre les Belges, je me suis fait une grosse contracture au mollet en sortant de mon lit ! Pour moi, le plus intéressant dans ce débat du troisième gardien est qu'il y aura un joueur supplémentaire du championnat de Belgique dans le noyau des Diables, je trouve ça important pour l'image de cette compétition. Quand Jelle Vossen y est, je trouve ça bien. Idem avec Pelé Mboyo, Laurent Ciman, Anthony Vanden Borre et d'autres. Ça montre au monde entier que s'il y a des Belges dans les plus grands clubs européens, il y a aussi un back-up ici. De toute façon, Marc Wilmots et son staff feront le meilleur choix parce qu'ils ont toutes les données en mains. Je n'arrête pas de voir Marc Wilmots dans les stades belges, c'est impressionnant.

PAR PIERRE DANVOYE

Tu m'as dit en début de saison qu'il était peut-être temps pour toi d'essayer autre chose que le championnat de Belgique. Donc, tu joues tes derniers matches avec Lokeren ? Pas sûr. La seule certitude, c'est que mon contrat se termine en juin. Ce n'est pas moi qui décide, c'est Dieu ! C'est lui qui prendra la meilleure décision, pour moi et pour ma famille. Tout peut arriver. J'ai 34 ans mais je me sens toujours super bien. Vous n'en touchez pas une dans votre premier match des play-offs contre Bruges, après ça vous vous battez contre le Standard comme si votre vie en dépendait : a-t-on le droit de fausser le championnat comme vous l'avez fait ? On n'a rien faussé du tout. Parce qu'on n'est pas là pour fausser le truc ! Dans tous les matches des play-offs, on a essayé de produire du beau jeu et on a su le faire. Même à Bruges. Mais il y a des soirs où tu concrétises et d'autres où ça ne veut pas entrer. A Bruges, ça n'allait pas. Au Standard, ça allait. Et donc, les résultats ont été fort différents. La motivation a toujours été là. On l'a encore prouvé face à Zulte Waregem, qui n'avait pas encore perdu. Maintenant, il faut être honnête et reconnaître que quand on a joué à Bruges, on était encore dans l'euphorie de la victoire en finale de Coupe. C'est humain : tu as un trophée, tu es qualifié pour l'Europa League, ça joue inévitablement dans les têtes. Mais on a directement eu la bonne réaction d'orgueil. Peter Maes fait à Lokeren ce que Francky Dury fait à Zulte Waregem. Pourquoi croire que Maes peut réussir à Anderlecht alors que Dury s'est planté à Gand ? Je résumerais la situation de Peter Maes par deux mots : "son parcours". Regarde ce qu'il fait, regarde son évolution. C'est l'exemple à suivre. Il meurt de faim et il ne lâche jamais rien. Dury est un tout grand entraîneur aussi mais il n'a peut-être pas eu la réussite à Gand. Maintenant, qu'on laisse au moins Maes s'essayer avec une équipe du top. Il est assez intelligent pour adapter ses méthodes de travail. Jean-Marc Guillou dit que dans trois ou quatre ans, le Lierse jouera le titre avec une majorité de joueurs de son Académie. Comment peut-il y arriver alors qu'il n'est pas allé aussi haut avec les surdoués ivoiriens de Beveren ? On le comprend mal. Il veut faire passer le message qu'au niveau du jeu, il espère titiller les grands avec les joueurs qu'il forme au Lierse depuis quelques années. Il a prouvé en Côte-d'Ivoire de quoi il était capable, il l'a de nouveau montré à Beveren. Et je suis sûr que Guillou est encore plus fort qu'à l'époque Beveren. Quand je vois Théo Bongonda avec Zulte Waregem, un joueur qui vient de son centre, quand je vois quelques jeunes qui ont reçu un peu de temps de jeu cette saison au Lierse, je me dis que c'est très prometteur et que ses prédictions ont du bon. Si tu es Marc Wilmots, tu prends quel gardien pour être troisième à la Coupe du Monde ? Pas de commentaire, mon choix reste dans mon coeur... Silvio Proto ? J'adore. Sammy Bossut ? J'adore. Koen Casteels ? Grosse pensée pour lui. Il fait partie de la cascade d'internationaux qui se sont blessés au plus mauvais moment, ça fait peur. Mais ça ne sert à rien de jouer avec le frein à main en pensant au Brésil, ce n'est même pas une garantie d'y aller. Prends mon cas : la veille du match amical contre les Belges, je me suis fait une grosse contracture au mollet en sortant de mon lit ! Pour moi, le plus intéressant dans ce débat du troisième gardien est qu'il y aura un joueur supplémentaire du championnat de Belgique dans le noyau des Diables, je trouve ça important pour l'image de cette compétition. Quand Jelle Vossen y est, je trouve ça bien. Idem avec Pelé Mboyo, Laurent Ciman, Anthony Vanden Borre et d'autres. Ça montre au monde entier que s'il y a des Belges dans les plus grands clubs européens, il y a aussi un back-up ici. De toute façon, Marc Wilmots et son staff feront le meilleur choix parce qu'ils ont toutes les données en mains. Je n'arrête pas de voir Marc Wilmots dans les stades belges, c'est impressionnant. PAR PIERRE DANVOYE