Les Mauves ont commencé les play-offs sans Dieumerci Mbokani, Guillaume Gillet et Milan Jovanovic, tous trois suspendus. Sont-ils traités plus durement que les autres par la commission des litiges de l'Union Belge ?

Leur avocat, Maître Daniel Spreutels, nuance : " Je ne commente jamais une affaire plaidée et je ne dis pas qu'Anderlecht est défavorisé par les juges. Toutes les décisions ne sont d'ailleurs pas négatives. Il y a un an, j'ai obtenu un acquittement pour Mbokani. Olivier Deschacht a aussi déjà été acquitté. Cette saison, Sacha Kljestan et Sacha Iakovenko n'ont pris qu'un seul match de suspension. D'un autre côté, je ne pense pas que cette équipe soit plus brutale qu'une autre. Je m'interroge seulement sur le fait que 60 à 70% des affaires plaidées par la commission des litiges concernent Anderlecht. C'est énorme. Et cela s'explique par un traitement médiatique unique. Lors d'un match au sommet impliquant ce club, il y a entre 16 et 21 caméras, soit deux fois plus que pour un Waasland Beveren - Lierse, par exemple. Forcément, on voit les actions litigieuses sous plusieurs angles. Je pointe aussi les commentaires qui sont faits lors de l'émission de télé du lundi soir : les invités analysent, donnent leur avis, tout cela avant que le procureur fédéral s'empare de l'affaire. Cela peut avoir un impact. Les grandes équipes sont parfois victimes de leur visibilité, c'est sûrement vrai dans le cas d'Anderlecht. "

Par Pierre Danvoye

Les Mauves ont commencé les play-offs sans Dieumerci Mbokani, Guillaume Gillet et Milan Jovanovic, tous trois suspendus. Sont-ils traités plus durement que les autres par la commission des litiges de l'Union Belge ?Leur avocat, Maître Daniel Spreutels, nuance : " Je ne commente jamais une affaire plaidée et je ne dis pas qu'Anderlecht est défavorisé par les juges. Toutes les décisions ne sont d'ailleurs pas négatives. Il y a un an, j'ai obtenu un acquittement pour Mbokani. Olivier Deschacht a aussi déjà été acquitté. Cette saison, Sacha Kljestan et Sacha Iakovenko n'ont pris qu'un seul match de suspension. D'un autre côté, je ne pense pas que cette équipe soit plus brutale qu'une autre. Je m'interroge seulement sur le fait que 60 à 70% des affaires plaidées par la commission des litiges concernent Anderlecht. C'est énorme. Et cela s'explique par un traitement médiatique unique. Lors d'un match au sommet impliquant ce club, il y a entre 16 et 21 caméras, soit deux fois plus que pour un Waasland Beveren - Lierse, par exemple. Forcément, on voit les actions litigieuses sous plusieurs angles. Je pointe aussi les commentaires qui sont faits lors de l'émission de télé du lundi soir : les invités analysent, donnent leur avis, tout cela avant que le procureur fédéral s'empare de l'affaire. Cela peut avoir un impact. Les grandes équipes sont parfois victimes de leur visibilité, c'est sûrement vrai dans le cas d'Anderlecht. "Par Pierre Danvoye