En mai, vous fêterez vos cinq ans de service à Anderlecht. Vous attendiez-vous à des chiffres dans le rouge et surtout, n'auriez-vous pas dû tirer plus tôt la sonnette d'alarme?

Le problème n'est pas de tirer la sonnette d'alarme... Nous avons suivi très attentivement l'évolution de la situation financière et nous avons procédé à une augmentation de capital dès février. Nous avions également décidé d'entamer la saison avec un noyau très étoffé, dont une partie allait être louée pour récupérer une partie des frais. Les conséquences de cette décision étaient claires d'emblée. La taille du noyau s'explique par les nombreux changements d'entraîneurs. Chacun avait son propre style de jeu et voulait amener ses propres joueurs. Nous nous retrouvons donc avec un noyau beaucoup trop large et très différencié.

Vous comptez redresser la barre endéans les douze mois. N'est-ce pas trop optimiste, compte tenu de la mauvaise situation sportive du club?

La dette s'élève actuellement à environ 50 millions d'euros. Ce chiffre comprend des dettes à long terme de dix millions et des montants de transferts qui vont bientôt être encaissés. La dette nette est en fait de quelque trente millions. C'est beaucoup mais ce n'est pas dramatique, compte tenu du capital joueurs que possède le club. Allons-nous laisser les choses en l'état? Non, il faut nettoyer le noyau. Cette dette est-elle gérable pour un club comme Anderlecht? Oui. Lors de son acquisition, la dette de reprise était de vingt millions. Tout le monde doit voir la réalité en face : Anderlecht est un club formateur et va devoir monnayer les jeunes talents qui sont prêts à effectuer un pas en avant. La priorité numéro un est de mettre de l'ordre dans le groupe pendant les campagnes de transfert en hiver et en été. Ça veut dire : étudier quels joueurs peu employés nous pouvons vendre puis voir lesquels, parmi ceux auxquels est liée une option d'achat, peuvent partir. Si nous y parvenons, nous en verrons les effets dans la prochaine année comptable. Mais il ne serait pas indiqué de vendre sous l'effet de la panique.

Les supporters se tracassent, suite à la publication de la lettre ouverte et de la divulgation des chiffres dans le rouge. Dans les mois et années à venir, à quoi peuvent-ils s'attendre?

Je partage les soucis des supporters, qui ont vu leur club malmené à cause de son instabilité sportive. Nous voulons nous attaquer à ce problème. L'arrivée de Vincent Kompany n'y est pas étrangère. Mais nous demandons un peu de temps pour reconstruire le club. C'est le moment de soutenir le club et jusqu'à présent, les supporters nous ont suivis.

Johan Beerlandt remplace Claire Vanden Stock au conseil d'administration. Anderlecht a-t-il encore besoin de personnes financièrement aussi costaudes pour consolider le club? Ne pouvez-vous pas convaincre Alexandre Van Damme, un ami personnel, de s'engager pleinement dans le club?

Alexandre Van Damme a soutenu le club avant et après la reprise et continuera à le faire. En ce qui concerne Claire Vanden Stock, je peux vous dire qu'elle a parfaitement rempli son rôle mais après l'injection de capital, il était plus logique d'opter pour Johan Beerlandt. Il est tout à fait possible que nous continuions à renforcer le conseil. Un club doit toujours essayer de le faire. Les rumeurs selon lesquelles Marc Coucke voudrait revendre le club? Je ne les commenterai pas. Marc est l'actionnaire majoritaire et il détermine lui-même son agenda.

Vous venez d'avoir 63 ans. Votre tâche s'achèvera-t-elle quand Anderlecht refera des bénéfices?

(Rires) Mon avenir n'en dépendra pas. J'en discuterai avec Marc et le conseil d'administration. Je n'ai pas de successeur en tête et ce n'est pas non plus à moi d'en chercher un. C'est la tâche de Marc. Mon travail à Anderlecht sera-t-il achevé quand j'en partirai? Je ne pense pas. Quand j'ai mis un terme à mon mandat de CEO d'AB InBev, je n'avais pas l'impression qu'il était fini. Il y a encore beaucoup de choses à faire à Anderlecht mais nous avons déjà effectué beaucoup de changements ces dernières années. Je pense à la composition du conseil d'administration, à l'actionnariat et au management. Le club a pris congé de toute une génération de dirigeants et il dispose d'une nouvelle génération, prête pour les dix ou quinze prochaines années.

En mai, vous fêterez vos cinq ans de service à Anderlecht. Vous attendiez-vous à des chiffres dans le rouge et surtout, n'auriez-vous pas dû tirer plus tôt la sonnette d'alarme? Le problème n'est pas de tirer la sonnette d'alarme... Nous avons suivi très attentivement l'évolution de la situation financière et nous avons procédé à une augmentation de capital dès février. Nous avions également décidé d'entamer la saison avec un noyau très étoffé, dont une partie allait être louée pour récupérer une partie des frais. Les conséquences de cette décision étaient claires d'emblée. La taille du noyau s'explique par les nombreux changements d'entraîneurs. Chacun avait son propre style de jeu et voulait amener ses propres joueurs. Nous nous retrouvons donc avec un noyau beaucoup trop large et très différencié.Vous comptez redresser la barre endéans les douze mois. N'est-ce pas trop optimiste, compte tenu de la mauvaise situation sportive du club?La dette s'élève actuellement à environ 50 millions d'euros. Ce chiffre comprend des dettes à long terme de dix millions et des montants de transferts qui vont bientôt être encaissés. La dette nette est en fait de quelque trente millions. C'est beaucoup mais ce n'est pas dramatique, compte tenu du capital joueurs que possède le club. Allons-nous laisser les choses en l'état? Non, il faut nettoyer le noyau. Cette dette est-elle gérable pour un club comme Anderlecht? Oui. Lors de son acquisition, la dette de reprise était de vingt millions. Tout le monde doit voir la réalité en face : Anderlecht est un club formateur et va devoir monnayer les jeunes talents qui sont prêts à effectuer un pas en avant. La priorité numéro un est de mettre de l'ordre dans le groupe pendant les campagnes de transfert en hiver et en été. Ça veut dire : étudier quels joueurs peu employés nous pouvons vendre puis voir lesquels, parmi ceux auxquels est liée une option d'achat, peuvent partir. Si nous y parvenons, nous en verrons les effets dans la prochaine année comptable. Mais il ne serait pas indiqué de vendre sous l'effet de la panique. Les supporters se tracassent, suite à la publication de la lettre ouverte et de la divulgation des chiffres dans le rouge. Dans les mois et années à venir, à quoi peuvent-ils s'attendre? Je partage les soucis des supporters, qui ont vu leur club malmené à cause de son instabilité sportive. Nous voulons nous attaquer à ce problème. L'arrivée de Vincent Kompany n'y est pas étrangère. Mais nous demandons un peu de temps pour reconstruire le club. C'est le moment de soutenir le club et jusqu'à présent, les supporters nous ont suivis. Johan Beerlandt remplace Claire Vanden Stock au conseil d'administration. Anderlecht a-t-il encore besoin de personnes financièrement aussi costaudes pour consolider le club? Ne pouvez-vous pas convaincre Alexandre Van Damme, un ami personnel, de s'engager pleinement dans le club? Alexandre Van Damme a soutenu le club avant et après la reprise et continuera à le faire. En ce qui concerne Claire Vanden Stock, je peux vous dire qu'elle a parfaitement rempli son rôle mais après l'injection de capital, il était plus logique d'opter pour Johan Beerlandt. Il est tout à fait possible que nous continuions à renforcer le conseil. Un club doit toujours essayer de le faire. Les rumeurs selon lesquelles Marc Coucke voudrait revendre le club? Je ne les commenterai pas. Marc est l'actionnaire majoritaire et il détermine lui-même son agenda. Vous venez d'avoir 63 ans. Votre tâche s'achèvera-t-elle quand Anderlecht refera des bénéfices? (Rires) Mon avenir n'en dépendra pas. J'en discuterai avec Marc et le conseil d'administration. Je n'ai pas de successeur en tête et ce n'est pas non plus à moi d'en chercher un. C'est la tâche de Marc. Mon travail à Anderlecht sera-t-il achevé quand j'en partirai? Je ne pense pas. Quand j'ai mis un terme à mon mandat de CEO d'AB InBev, je n'avais pas l'impression qu'il était fini. Il y a encore beaucoup de choses à faire à Anderlecht mais nous avons déjà effectué beaucoup de changements ces dernières années. Je pense à la composition du conseil d'administration, à l'actionnariat et au management. Le club a pris congé de toute une génération de dirigeants et il dispose d'une nouvelle génération, prête pour les dix ou quinze prochaines années.