L'arrivée de Maarten Martens cet hiver au milieu d'un mercato encore pâlot a étonné pas mal de monde. Surtout quand on a appris le lieu de destination : le Cercle Bruges, un club peu habitué à accueillir d'anciennes gloires et surtout à dépenser aveuglement ses sous. D'autant que le transfert de l'ex-international et capitaine de notre sélection olympique à Pekin intervient quelques semaines après celui de Faris Haroun, autre diable éphémère, mais qui débarque, lui aussi, avec certaines prétentions financières. Les dirigeants du Cercle auraient-ils décidé de mettre toutes leurs forces et tous leurs biens dans la bagarre afin d'éviter au club une culbute en D2 ? Dans le cas de Maarten Martens, la transaction a été habillement menée. D'une part, l'ex-joueur emblématique de l'AZ n'avait pas l'embarras du choix, un euphémisme même puisque le Cercle fut quasiment le seul à frapper à la porte. Martens n'a que 30 ans mais traîne derrière lui une fragilité légendaire. Depuis son arrivée au PAOK Salonique, le gaucher a continué à multiplier les pépins physiques et souffrait notamment d'une tenace blessure au tendon d'Achille ; le staff médical du PAOK lui avait conseillé durant l'été de porter des semelles orthopédiques pour guérir ce mal. Le licenciement du Hollandais, Huub Stevens, en mars dernier, n'a fait qu'aggraver ses difficultés d'acclimatation à la Grèce. Et enfin, le salaire important (1,2 millions d'euros brut) a définitivement joué en faveur des Vert et Noir qui ont réussi à attirer le joueur pour les six prochains mois en échange de seulement 75.000 euros... Un dédommagement famélique, le contrat court jusqu'en juin 2016, en comparaison avec les émoluments que continue à payer le club grec, qui connaît de gros problèmes financiers. Au Cercle, on se félicite de la belle affaire...

Par Thomas Bricmont

L'arrivée de Maarten Martens cet hiver au milieu d'un mercato encore pâlot a étonné pas mal de monde. Surtout quand on a appris le lieu de destination : le Cercle Bruges, un club peu habitué à accueillir d'anciennes gloires et surtout à dépenser aveuglement ses sous. D'autant que le transfert de l'ex-international et capitaine de notre sélection olympique à Pekin intervient quelques semaines après celui de Faris Haroun, autre diable éphémère, mais qui débarque, lui aussi, avec certaines prétentions financières. Les dirigeants du Cercle auraient-ils décidé de mettre toutes leurs forces et tous leurs biens dans la bagarre afin d'éviter au club une culbute en D2 ? Dans le cas de Maarten Martens, la transaction a été habillement menée. D'une part, l'ex-joueur emblématique de l'AZ n'avait pas l'embarras du choix, un euphémisme même puisque le Cercle fut quasiment le seul à frapper à la porte. Martens n'a que 30 ans mais traîne derrière lui une fragilité légendaire. Depuis son arrivée au PAOK Salonique, le gaucher a continué à multiplier les pépins physiques et souffrait notamment d'une tenace blessure au tendon d'Achille ; le staff médical du PAOK lui avait conseillé durant l'été de porter des semelles orthopédiques pour guérir ce mal. Le licenciement du Hollandais, Huub Stevens, en mars dernier, n'a fait qu'aggraver ses difficultés d'acclimatation à la Grèce. Et enfin, le salaire important (1,2 millions d'euros brut) a définitivement joué en faveur des Vert et Noir qui ont réussi à attirer le joueur pour les six prochains mois en échange de seulement 75.000 euros... Un dédommagement famélique, le contrat court jusqu'en juin 2016, en comparaison avec les émoluments que continue à payer le club grec, qui connaît de gros problèmes financiers. Au Cercle, on se félicite de la belle affaire...Par Thomas Bricmont