Depuis qu'il a construit son football autour d'une défense à trois, Hein Vanhaezebrouck a toujours eu un faible pour les joueurs qui ont une longue vue à la place du pied. Longtemps, le coach des Gantois a rêvé d'attirer Adrien Trebel à la Ghelamco Arena. Lors de son passage précédent chez les Buffalos, il avait même incité ses dirigeants à recruter Damien Marcq, dont les transversales carolos pouvaient être spectaculaires quand les décrochages entre les défenseurs centraux lui permettaient de les armer à l'abri de toute pression. Le voir recruter Julien De Sart relevait donc presque du cliché. En tout cas, du prévisible, surtout au vu de la fin de contrat du milieu de terrain au stade des Éperons d'or. Ce qui était moins attendu, c'était de voir l'ancienne promesse de Sclessin dominer une bonne partie des ronds centraux du Royaume. Et pas seulement avec sa longue vue.

Les préparations physiques dictées par Hein Vanhaezebrouck sont connues pour être éprouvantes. Du genre à vous emmener pour un footing à bonne allure au lendemain matin d'un match amical d'avant-saison. Une recette visiblement précieuse pour permettre à Julien De Sart de s'affûter comme jamais. Sur la pelouse, le Liégeois semble plus actif et explosif que lors de ses expériences précédentes. Toujours catalogué comme assez lent, De Sart paraît aujourd'hui prendre le dessus à l'intensité sur le milieu adverse, comme s'il ressentait enfin les bienfaits de ses années passées dans les combats de l'antichambre du football anglais. Mise au service du collectif, son énergie permet à Vanhaezebrouck de se passer des muscles d'Elisha Owusu au coeur du jeu, et de compter sur un milieu très à l'aise avec le ballon.

Parce qu'avec la balle, l'aîné de la fratrie De Sart reste une valeur sûre. De celles à qui on confie la possession sans hésitation. Avec une moyenne qui dépasse les soixante passes effectuées par match (60,4), Julien est l'homme le plus alerté dans les séquences gantoises, avec une avance considérable sur ses premiers poursuivants qui restent sous la barre des cinquante. Souvent en décrochage pour réceptionner le ballon dans le dos des attaquants adverses, le maestro du football buffalo oriente alors le jeu. De préférence vers l'avant, cassant les lignes au sol ou alertant ses joueurs de couloir par une diagonale bien calibrée. Par match, De Sart tente un peu plus de dix progressive passes, ces passes qui font avancer considérablement le jeu de son équipe sur le terrain. Parmi les milieux de Pro League, seul Stef Peeters fait mieux que lui, dans un jeu eupenois plus recroquevillé et donc plus propice au long ballon dans le dos de la défense adverse.

Julien De Sart a résolument pris les commandes du football gantois. Sans oublier d'appuyer sur l'accélérateur, donnant une dimension supérieure au jeu parfois trop rigide de son entraîneur s'il n'y a pas certains joueurs capables d'y distiller quelques effets de surprise. Le Liégeois est en tout cas la plus belle preuve qu'il est encore possible de progresser de façon spectaculaire en ayant passé le cap des 25 bougies. Si le trophée de Most Improved Player existait, comme sur les parquets d'outre-Atlantique, le candidat numéro un serait sans doute à trouver autour du rond central de la Ghelamco Arena. Une baguette de chef d'orchestre à la main, et une longue vue posée sur le pied droit.

Depuis qu'il a construit son football autour d'une défense à trois, Hein Vanhaezebrouck a toujours eu un faible pour les joueurs qui ont une longue vue à la place du pied. Longtemps, le coach des Gantois a rêvé d'attirer Adrien Trebel à la Ghelamco Arena. Lors de son passage précédent chez les Buffalos, il avait même incité ses dirigeants à recruter Damien Marcq, dont les transversales carolos pouvaient être spectaculaires quand les décrochages entre les défenseurs centraux lui permettaient de les armer à l'abri de toute pression. Le voir recruter Julien De Sart relevait donc presque du cliché. En tout cas, du prévisible, surtout au vu de la fin de contrat du milieu de terrain au stade des Éperons d'or. Ce qui était moins attendu, c'était de voir l'ancienne promesse de Sclessin dominer une bonne partie des ronds centraux du Royaume. Et pas seulement avec sa longue vue.Les préparations physiques dictées par Hein Vanhaezebrouck sont connues pour être éprouvantes. Du genre à vous emmener pour un footing à bonne allure au lendemain matin d'un match amical d'avant-saison. Une recette visiblement précieuse pour permettre à Julien De Sart de s'affûter comme jamais. Sur la pelouse, le Liégeois semble plus actif et explosif que lors de ses expériences précédentes. Toujours catalogué comme assez lent, De Sart paraît aujourd'hui prendre le dessus à l'intensité sur le milieu adverse, comme s'il ressentait enfin les bienfaits de ses années passées dans les combats de l'antichambre du football anglais. Mise au service du collectif, son énergie permet à Vanhaezebrouck de se passer des muscles d'Elisha Owusu au coeur du jeu, et de compter sur un milieu très à l'aise avec le ballon. Parce qu'avec la balle, l'aîné de la fratrie De Sart reste une valeur sûre. De celles à qui on confie la possession sans hésitation. Avec une moyenne qui dépasse les soixante passes effectuées par match (60,4), Julien est l'homme le plus alerté dans les séquences gantoises, avec une avance considérable sur ses premiers poursuivants qui restent sous la barre des cinquante. Souvent en décrochage pour réceptionner le ballon dans le dos des attaquants adverses, le maestro du football buffalo oriente alors le jeu. De préférence vers l'avant, cassant les lignes au sol ou alertant ses joueurs de couloir par une diagonale bien calibrée. Par match, De Sart tente un peu plus de dix progressive passes, ces passes qui font avancer considérablement le jeu de son équipe sur le terrain. Parmi les milieux de Pro League, seul Stef Peeters fait mieux que lui, dans un jeu eupenois plus recroquevillé et donc plus propice au long ballon dans le dos de la défense adverse.Julien De Sart a résolument pris les commandes du football gantois. Sans oublier d'appuyer sur l'accélérateur, donnant une dimension supérieure au jeu parfois trop rigide de son entraîneur s'il n'y a pas certains joueurs capables d'y distiller quelques effets de surprise. Le Liégeois est en tout cas la plus belle preuve qu'il est encore possible de progresser de façon spectaculaire en ayant passé le cap des 25 bougies. Si le trophée de Most Improved Player existait, comme sur les parquets d'outre-Atlantique, le candidat numéro un serait sans doute à trouver autour du rond central de la Ghelamco Arena. Une baguette de chef d'orchestre à la main, et une longue vue posée sur le pied droit.