Le dénouement à Charleroi t'a fait rigoler ?

YANNICK FERRERA : Ça a été une de mes plus belles émotions depuis que j'entraîne.

Parce que c'était un ancien employeur en face ?

FERRERA : Ça a joué un peu, je ne vais pas le nier. Mais j'ai savouré surtout pour d'autres raisons. Parce qu'on sortait d'une série d'un point en cinq matches. Et parce qu'on était menés 2-1 à cinq minutes de la fin. Il y a les pétards, l'interruption, le gros bordel. Et on gagne 2-3, c'est un truc de ouf. C'est pour l'émotion ressentie pendant les dix secondes après le coup de sifflet final que je fais ce que je fais !

C'était la vraie victoire du douzième homme !

FERRERA : (Il rigole). Beaucoup de gens ont attribué la victoire à nos supporters, à l'interruption du match. Mais il faut se souvenir du contexte à ce moment-là. Quand le match est arrêté après 80 minutes, c'est 2-1 pour Charleroi mais on est dans leur camp, on pousse, ils ne créent plus rien depuis un bon moment, on ne les voit plus. On n'est pas dangereux mais on pousse. Dès que l'arbitre arrête le match, je prends mes joueurs dans le vestiaire, le plus vite possible, et je leur dis : -Les gars, il reste 10 bonnes minutes, on peut encore le faire. Ils enchaînent directement : -Si on égalise, on peut gagner. C'est pas fini. J'ai juste dit deux phrases, ils ont embrayé.

Chacun fait ce qu'il veut pendant une interruption mais on a sans doute mieux utilisé ces 10 minutes. Il restait très peu de temps à jouer et Jelle Van Damme met une mine dans la lucarne : c'est le public ? Nicolas Penneteau rate sa sortie et Ivan Santini ose mettre la tête là où un gardien risque de mettre les poings, les genoux et les pieds : c'est le public ? Renaud Emond, qui est un buteur né, sent où il doit être au bon moment pour faire 2-3 : c'est la faute de l'interruption?

Par Pierre Danvoye

Retrouvez l'intégralité de l'interview de Yannick Ferrera dans votre Sport/Foot Magazine

Le dénouement à Charleroi t'a fait rigoler ?YANNICK FERRERA : Ça a été une de mes plus belles émotions depuis que j'entraîne.Parce que c'était un ancien employeur en face ?FERRERA : Ça a joué un peu, je ne vais pas le nier. Mais j'ai savouré surtout pour d'autres raisons. Parce qu'on sortait d'une série d'un point en cinq matches. Et parce qu'on était menés 2-1 à cinq minutes de la fin. Il y a les pétards, l'interruption, le gros bordel. Et on gagne 2-3, c'est un truc de ouf. C'est pour l'émotion ressentie pendant les dix secondes après le coup de sifflet final que je fais ce que je fais !C'était la vraie victoire du douzième homme !FERRERA : (Il rigole). Beaucoup de gens ont attribué la victoire à nos supporters, à l'interruption du match. Mais il faut se souvenir du contexte à ce moment-là. Quand le match est arrêté après 80 minutes, c'est 2-1 pour Charleroi mais on est dans leur camp, on pousse, ils ne créent plus rien depuis un bon moment, on ne les voit plus. On n'est pas dangereux mais on pousse. Dès que l'arbitre arrête le match, je prends mes joueurs dans le vestiaire, le plus vite possible, et je leur dis : -Les gars, il reste 10 bonnes minutes, on peut encore le faire. Ils enchaînent directement : -Si on égalise, on peut gagner. C'est pas fini. J'ai juste dit deux phrases, ils ont embrayé. Chacun fait ce qu'il veut pendant une interruption mais on a sans doute mieux utilisé ces 10 minutes. Il restait très peu de temps à jouer et Jelle Van Damme met une mine dans la lucarne : c'est le public ? Nicolas Penneteau rate sa sortie et Ivan Santini ose mettre la tête là où un gardien risque de mettre les poings, les genoux et les pieds : c'est le public ? Renaud Emond, qui est un buteur né, sent où il doit être au bon moment pour faire 2-3 : c'est la faute de l'interruption?Par Pierre DanvoyeRetrouvez l'intégralité de l'interview de Yannick Ferrera dans votre Sport/Foot Magazine