Le premier danger évoqué par tous les coaches qui ont affronté le Standard se nomme l'attaque. Depuis le début du nouvel exercice, Michy Batshuayi et Imoh Ezekiel sont intenables, surtout lorsqu'on leur laisse de l'espace. "Il ne faut surtout pas jouer trop haut en se projetant la fleur au fusil vers l'avant", lâche Ronny Van Geneugden. "Si les joueurs ne restent pas groupés derrière et que des espaces sont laissés dans le dos des défenseurs centraux, ils sont trop rapides pour être rattrapés."

"Leur pénétration par l'axe via Batshuayi et Ezekiel est remarquable", enchérit Felice Mazzu. "Pour les bloquer, il y a deux solutions, être beaucoup plus conquérants qu'eux et ne leur laisser aucune chance, ce qui est compliqué au vu de leurs joueurs, ou s'adapter tactiquement." Ce que tous les entraîneurs voulant déstabiliser les Rouches ont fait.

"Le Standard ne mène pas la danse et cela à son importance", complète Maes. "Il ne faut pas rentrer dans leur jeu et foncer vers l'avant, sinon tu es mort ! Rester groupés derrière est la meilleure des méthodes."

À l'image de ce qu'a déclaré Van Geneugden, il faut savoir comment défendre. Voir une arrière-garde jouer vers l'avant est impensable car les deux défenseurs axiaux doivent toujours penser aux déplacements et aux accélérations des flèches liégeoises. "Le milieu défensif ne doit pas se replier vers la ligne arrière", expose Maes. "Son rôle est de couper les lignes de passes. Il évite ainsi que les avants soient abreuvés de ballons."

Tous l'avaient fait : l'OHL avec Kenny Van Goethem, Charleroi avec Ederson et Zulte-Waregem avec Sven Kums. Avec cette sentinelle ils empêchaient les frappes à distance et la distribution via William Vainqueur et Julien de Sart. "J'ai voulu anticiper leurs passes, bloquer la construction de leurs médians et facilité la prise en charge par mes défenseurs centraux", explique Van Geneugden.

Etre en supériorité numérique

Mazzu, lui, a été encore plus loin dans le raisonnement en cas de forcing axial. Par deux fois, en plus d'un milieu défensif bas, il a aligné un trio de défenseurs axiaux. "Je n'ai pas la prétention de dire que cette solution est la panacée pour battre les Rouches mais elle était relevante selon mon analyse. Avec ce trio, nous étions en permanence en supériorité numérique. Si l'un était mis dans le vent, un autre assurait la couverture. Vu la difficulté, les ballons arrivaient moins chez leur attaquants qui faisaient des pieds et des mains pour ne plus être sevrés de ballons."

Par Romain Van der Pluym

Retrouvez l'intégralité de l'article ce mercredi dans Sport/Foot Magazine

Le premier danger évoqué par tous les coaches qui ont affronté le Standard se nomme l'attaque. Depuis le début du nouvel exercice, Michy Batshuayi et Imoh Ezekiel sont intenables, surtout lorsqu'on leur laisse de l'espace. "Il ne faut surtout pas jouer trop haut en se projetant la fleur au fusil vers l'avant", lâche Ronny Van Geneugden. "Si les joueurs ne restent pas groupés derrière et que des espaces sont laissés dans le dos des défenseurs centraux, ils sont trop rapides pour être rattrapés." "Leur pénétration par l'axe via Batshuayi et Ezekiel est remarquable", enchérit Felice Mazzu. "Pour les bloquer, il y a deux solutions, être beaucoup plus conquérants qu'eux et ne leur laisser aucune chance, ce qui est compliqué au vu de leurs joueurs, ou s'adapter tactiquement." Ce que tous les entraîneurs voulant déstabiliser les Rouches ont fait. "Le Standard ne mène pas la danse et cela à son importance", complète Maes. "Il ne faut pas rentrer dans leur jeu et foncer vers l'avant, sinon tu es mort ! Rester groupés derrière est la meilleure des méthodes." À l'image de ce qu'a déclaré Van Geneugden, il faut savoir comment défendre. Voir une arrière-garde jouer vers l'avant est impensable car les deux défenseurs axiaux doivent toujours penser aux déplacements et aux accélérations des flèches liégeoises. "Le milieu défensif ne doit pas se replier vers la ligne arrière", expose Maes. "Son rôle est de couper les lignes de passes. Il évite ainsi que les avants soient abreuvés de ballons." Tous l'avaient fait : l'OHL avec Kenny Van Goethem, Charleroi avec Ederson et Zulte-Waregem avec Sven Kums. Avec cette sentinelle ils empêchaient les frappes à distance et la distribution via William Vainqueur et Julien de Sart. "J'ai voulu anticiper leurs passes, bloquer la construction de leurs médians et facilité la prise en charge par mes défenseurs centraux", explique Van Geneugden. Etre en supériorité numérique Mazzu, lui, a été encore plus loin dans le raisonnement en cas de forcing axial. Par deux fois, en plus d'un milieu défensif bas, il a aligné un trio de défenseurs axiaux. "Je n'ai pas la prétention de dire que cette solution est la panacée pour battre les Rouches mais elle était relevante selon mon analyse. Avec ce trio, nous étions en permanence en supériorité numérique. Si l'un était mis dans le vent, un autre assurait la couverture. Vu la difficulté, les ballons arrivaient moins chez leur attaquants qui faisaient des pieds et des mains pour ne plus être sevrés de ballons." Par Romain Van der Pluym Retrouvez l'intégralité de l'article ce mercredi dans Sport/Foot Magazine