La légende dit que c'est au trou numéro 14 que vous avez pris la décision de choisir Wilmots ?

C'est vrai ! J'étais sur ce terrain de golf, il pleuvait à seau, j'étais trempé et je ne jouais plus vraiment tellement je réfléchissais. Je tapais dans la balle mais sans vraiment y croire. Et au 14, je me suis dit que je faisais une grande erreur : je devais prendre Wilmots le plus vite possible pour qu'il soit perçu comme un premier choix. Il faut se replacer dans le contexte. Après ces deux matches amicaux, j'avais entre 30 et 40 candidatures, certaines très anecdotiques comme celle de l'entraîneur des champions du monde de baby-foot. Il y avait les deux poids lourds belges, Eric Gerets et Michel Preud'homme, que tout le monde poussait mais c'était compliqué.

Financièrement parlant ?

Entre autres. Le patron de Preud'homme à Al-Shabab ne voulait pas le laisser partir.

Si vous aviez reçu le feu vert du cheik Khaleed Bin Sultan, auriez-vous vraiment permis à Preud'homme de combiner équipe nationale et son club ?

Je ne pense pas que cela tenait la route même si j'ai étudié cette éventualité. A côté de cela, il y avait encore l'affaire Gerets...

...qui n'a jamais semblé très chaud pour l'équipe nationale.

Il a d'autres problèmes, notamment sur le plan privé, mais je ne veux pas en parler. Et puis, une certaine presse me poussait à ne pas prendre Wilmots.

Avez-vous reçu des sms de journalistes néerlandophones vous demandant de ne pas prendre Wilmots ?

Oui. Mais je ne dirai pas qui.

Votre favori s'appelait Ralf Rangnick ?

Non, il s'agissait d'un des candidats. Je l'avais reçu une fois, il avait été séduisant lors de son audition, il avait des références mais je ne l'avais jamais vu sur un terrain, je ne connaissais pas bien son parcours. Alors qu'il ne restait plus qu'un match de préparation, Wilmots possédait l'avantage de connaître le groupe. Et je rappelle que les joueurs le poussaient !

Récemment, vous avez dit que Wilmots vous avait étonné...

Oui. Notamment sur le plan tactique. Il va dans les détails, il réfléchit sans cesse, il est obsédé et passionné par son job. Le dernier détail en date : les joueurs n'attendent plus leur sac à l'aéroport. Ils ont un petit sac avec eux et les liquides sont placés dans une caisse générale. C'est un détail mais cela fait gagner 30 minutes.

Retrouvez l'intégralité de l'interview de Philippe Collin dans votre "Sport/Foot Magazine".

Par Stéphane Vande Velde

La légende dit que c'est au trou numéro 14 que vous avez pris la décision de choisir Wilmots ?C'est vrai ! J'étais sur ce terrain de golf, il pleuvait à seau, j'étais trempé et je ne jouais plus vraiment tellement je réfléchissais. Je tapais dans la balle mais sans vraiment y croire. Et au 14, je me suis dit que je faisais une grande erreur : je devais prendre Wilmots le plus vite possible pour qu'il soit perçu comme un premier choix. Il faut se replacer dans le contexte. Après ces deux matches amicaux, j'avais entre 30 et 40 candidatures, certaines très anecdotiques comme celle de l'entraîneur des champions du monde de baby-foot. Il y avait les deux poids lourds belges, Eric Gerets et Michel Preud'homme, que tout le monde poussait mais c'était compliqué. Financièrement parlant ? Entre autres. Le patron de Preud'homme à Al-Shabab ne voulait pas le laisser partir. Si vous aviez reçu le feu vert du cheik Khaleed Bin Sultan, auriez-vous vraiment permis à Preud'homme de combiner équipe nationale et son club ? Je ne pense pas que cela tenait la route même si j'ai étudié cette éventualité. A côté de cela, il y avait encore l'affaire Gerets... ...qui n'a jamais semblé très chaud pour l'équipe nationale. Il a d'autres problèmes, notamment sur le plan privé, mais je ne veux pas en parler. Et puis, une certaine presse me poussait à ne pas prendre Wilmots. Avez-vous reçu des sms de journalistes néerlandophones vous demandant de ne pas prendre Wilmots ? Oui. Mais je ne dirai pas qui. Votre favori s'appelait Ralf Rangnick ? Non, il s'agissait d'un des candidats. Je l'avais reçu une fois, il avait été séduisant lors de son audition, il avait des références mais je ne l'avais jamais vu sur un terrain, je ne connaissais pas bien son parcours. Alors qu'il ne restait plus qu'un match de préparation, Wilmots possédait l'avantage de connaître le groupe. Et je rappelle que les joueurs le poussaient ! Récemment, vous avez dit que Wilmots vous avait étonné...Oui. Notamment sur le plan tactique. Il va dans les détails, il réfléchit sans cesse, il est obsédé et passionné par son job. Le dernier détail en date : les joueurs n'attendent plus leur sac à l'aéroport. Ils ont un petit sac avec eux et les liquides sont placés dans une caisse générale. C'est un détail mais cela fait gagner 30 minutes. Retrouvez l'intégralité de l'interview de Philippe Collin dans votre "Sport/Foot Magazine".Par Stéphane Vande Velde