Par Jacques Sys Verhaeghe s'est certainement posé des questions au sujet des explications données par Leekens au terme du match. L'entraîneur a déclaré que l'équipe avait livré une bonne prestation et s'était créé suffisamment d'occasions. Se satisfaire d'une défaite 1-0 à Newcastle, contre une demi-équipe réserve, n'est pas vraiment un gage d'ambition.

Après le départ de Christoph Daum, le Club est entré dans un autre monde, de ce point de vue. L'Allemand ne cessait de répéter à ses joueurs qu'ils pouvaient être champions, même s'il savait pertinemment que c'était impossible. Leekens, lui, préfère le rôle de l'underdog. Ainsi, il évoque un déplacement difficile à OH Louvain et durant ses conférences de presse, il tourne fréquemment à son avantage ce qui n'a pas fonctionné. De ce point de vue, il ne sied pas à ce Club Bruges, qui veut reconquérir le titre, après huit ans de disette.

La carrière de Leekens a pris une courbe étrange. Initialement, il était un professionnel très exigeant, un visionnaire aussi, qui fut parmi les premiers à comprendre la nécessité d'un meilleur encadrement individuel. Leekens fut aussi un des premiers à tirer la sonnette d'alarme, comprenant que les footballeurs belges perdaient du terrain par rapport à leurs collègues étrangers, sur le plan physique. Il parlait d'un cadre insuffisant, il ne cessait de soumettre chacun à ses exigences élevées, à commencer par les joueurs. Il ne tolérait pas le moindre relâchement de la discipline. Mais Leekens, un ancien défenseur, s'appuyait aussi sur une occupation de terrain axée sur la prudence. Il n'était donc pas un aventurier et ce n'est que beaucoup plus tard qu'il a revu sa philosophie. La fragilité de sa ligne arrière, qui a encaissé 19 buts en 12 matches, est dont tout-à-fait contraire à sa conception du football.

Dans ses déclarations, en revanche, Leekens est plus prudent que jamais. Il se garde de toute analyse claire pour s'épandre en paroles onctueuses. Sa gestion du groupe a aussi changé radicalement. Il y a quelques mois, Vincent Mannaert, le manager, a dû obliger les joueurs à remonter sur le terrain, ceux-ci refusant de saluer leurs supporters. Puis il y a eu l'intervention musclée de Bart Verhaeghe à Newcastle. Jadis, c'eût été impensable avec Leekens.

Pourtant, Georges Leekens continue à se glisser dans le rôle de l'underdog et il tourne autour du pot. Comme dimanche après le revers 2-3 contre Lokeren. Il a loué la mentalité exemplaire de l'équipe, de son ardeur mais pas du manque de ligne dans le jeu. Ce n'est pas vraiment le langage qui sied à un club qui vise le titre.

Par Jacques Sys Verhaeghe s'est certainement posé des questions au sujet des explications données par Leekens au terme du match. L'entraîneur a déclaré que l'équipe avait livré une bonne prestation et s'était créé suffisamment d'occasions. Se satisfaire d'une défaite 1-0 à Newcastle, contre une demi-équipe réserve, n'est pas vraiment un gage d'ambition. Après le départ de Christoph Daum, le Club est entré dans un autre monde, de ce point de vue. L'Allemand ne cessait de répéter à ses joueurs qu'ils pouvaient être champions, même s'il savait pertinemment que c'était impossible. Leekens, lui, préfère le rôle de l'underdog. Ainsi, il évoque un déplacement difficile à OH Louvain et durant ses conférences de presse, il tourne fréquemment à son avantage ce qui n'a pas fonctionné. De ce point de vue, il ne sied pas à ce Club Bruges, qui veut reconquérir le titre, après huit ans de disette. La carrière de Leekens a pris une courbe étrange. Initialement, il était un professionnel très exigeant, un visionnaire aussi, qui fut parmi les premiers à comprendre la nécessité d'un meilleur encadrement individuel. Leekens fut aussi un des premiers à tirer la sonnette d'alarme, comprenant que les footballeurs belges perdaient du terrain par rapport à leurs collègues étrangers, sur le plan physique. Il parlait d'un cadre insuffisant, il ne cessait de soumettre chacun à ses exigences élevées, à commencer par les joueurs. Il ne tolérait pas le moindre relâchement de la discipline. Mais Leekens, un ancien défenseur, s'appuyait aussi sur une occupation de terrain axée sur la prudence. Il n'était donc pas un aventurier et ce n'est que beaucoup plus tard qu'il a revu sa philosophie. La fragilité de sa ligne arrière, qui a encaissé 19 buts en 12 matches, est dont tout-à-fait contraire à sa conception du football. Dans ses déclarations, en revanche, Leekens est plus prudent que jamais. Il se garde de toute analyse claire pour s'épandre en paroles onctueuses. Sa gestion du groupe a aussi changé radicalement. Il y a quelques mois, Vincent Mannaert, le manager, a dû obliger les joueurs à remonter sur le terrain, ceux-ci refusant de saluer leurs supporters. Puis il y a eu l'intervention musclée de Bart Verhaeghe à Newcastle. Jadis, c'eût été impensable avec Leekens. Pourtant, Georges Leekens continue à se glisser dans le rôle de l'underdog et il tourne autour du pot. Comme dimanche après le revers 2-3 contre Lokeren. Il a loué la mentalité exemplaire de l'équipe, de son ardeur mais pas du manque de ligne dans le jeu. Ce n'est pas vraiment le langage qui sied à un club qui vise le titre.