Sport/Foot Magazine: Cette année, vous organisez un tournoi avec les six clubs auxquels vous êtes liés, au Stayen, les 5 et 6 juillet. Y en aura-t-il encore plus l'année prochaine ? On vient de vous citer à Bari. Roland Duchâtelet: Je n'ai encore jamais discuté avec Bari. Voilà encore un exemple de rumeur infondée. Je n'ai pas l'intention d'agrandir mon réseau. Nous avons déjà de bons clubs à l'étranger, des clubs de tradition, empreints d'une atmosphère familiale. La reprise d'Ujpest n'a pas été facile : c'est le premier club hongrois à être passé en mains étrangères. Maintenant, tout s'y passe bien. Nous avons même gagné la Coupe, notre premier trophée depuis la reprise.

Menez-vous une gestion centrale ? Déterminez-vous ce qui se passe dans ces clubs ?

Non. Ils nous offrent à tous, joueurs, entraîneurs, sponsors, membres du staff, un réseau international intéressant. Une personne centralise la communication sur cette collaboration mais à part ça, les clubs fonctionnent de manière autonome. Il n'y a pas de structure pyramidale, pas de directeur général ni de directeur technique pour tous les clubs. Chacun fait ce qu'il veut. Parfois, je me dis que j'aurais abordé telle problématique autrement mais je ne m'en mêle pas. Un tel réseau offre des opportunités aux gens. Prenez Reza, qui jouait peu au Standard mais qui a marqué des buts décisifs pour Charlton sous les yeux du sélectionneur de l'Iran. Ou José Riga, que je suis allé rechercher pour lui demander de me dépanner. Il n'avait rien du tout, à ce moment-là mais grâce à son travail à Charlton, il a repris goût à l'entraînement.

Le Stayen est un stade moderne. Les activités qu'y permettent les nouvelles installations ont pris le pas sur le football. Le Stayen peut-il être un exemple pour Sclessin ? Non. Nous avons acheté une série d'affaires autour du stade mais un club n'a pas à s'occuper d'immobilier. Tout dépend de la situation des terrains disponibles et des besoins de la ville. S'il y a quelque chose à Sclessin, ce sera plutôt dans le domaine récréatif car il n'est pas très abondant à Liège. Ce ne sera pas un centre commercial comme au Stayen. Nous en avons installé un parce que la ville de Saint-Trond était demandeuse et qu'il comblait un besoin. Le stade est achevé, pour l'instant. Nous n'avons pas de projets pour la tribune Sud. Elle constitue la seule possibilité d'élargissement du stade mais ce n'est pas une option pour le moment. Le stade peut être utilisé pour d'autres choses : il y a le parking, les loges, les sièges. Je pense à une activité équestre. Je ne comprends pas que des gens qui investissent tant d'argent dans des chevaux se contentent de jumpings avec un camp de tentes.

Il y a un an, vous aviez annoncé vouloir vendre le Standard. Est-ce toujours dans vos intentions ?

Je n'avais envisagé de vendre que parce que le climat était très pénible. Maintenant, je n'ai plus de raison de le faire, à moins que les problèmes ne ressurgissent.

Devez-vous vendre des joueurs du Standard ?

Nous devons vendre pour équilibrer le budget. Nous avons essuyé des pertes cette année. Nous avons reçu des offres pour quelques joueurs mais rien ne bouge pour le moment. Si nous ne vendons pas de joueurs, nous aurons des difficultés à continuer à payer les salaires, à terme, mais nous ne sommes pas non plus au bord de la noyade. Nous pouvons faire face, éventuellement. En principe, tout le monde est à vendre mais pour savoir qui va partir, vous devez vous adresser à Jean-François de Sart. Par contre, je m'attends à ce que les transferts commencent tard. Une si longue période de transferts n'est pas une bonne chose. Tout dépend de l'identité de ceux qui partent. S'il n'y a pas de départ, il n'y aura pas d'achat : nous avons assez de joueurs.

PAR GEERT FOUTRÉ

Sport/Foot Magazine: Cette année, vous organisez un tournoi avec les six clubs auxquels vous êtes liés, au Stayen, les 5 et 6 juillet. Y en aura-t-il encore plus l'année prochaine ? On vient de vous citer à Bari. Roland Duchâtelet: Je n'ai encore jamais discuté avec Bari. Voilà encore un exemple de rumeur infondée. Je n'ai pas l'intention d'agrandir mon réseau. Nous avons déjà de bons clubs à l'étranger, des clubs de tradition, empreints d'une atmosphère familiale. La reprise d'Ujpest n'a pas été facile : c'est le premier club hongrois à être passé en mains étrangères. Maintenant, tout s'y passe bien. Nous avons même gagné la Coupe, notre premier trophée depuis la reprise. Menez-vous une gestion centrale ? Déterminez-vous ce qui se passe dans ces clubs ? Non. Ils nous offrent à tous, joueurs, entraîneurs, sponsors, membres du staff, un réseau international intéressant. Une personne centralise la communication sur cette collaboration mais à part ça, les clubs fonctionnent de manière autonome. Il n'y a pas de structure pyramidale, pas de directeur général ni de directeur technique pour tous les clubs. Chacun fait ce qu'il veut. Parfois, je me dis que j'aurais abordé telle problématique autrement mais je ne m'en mêle pas. Un tel réseau offre des opportunités aux gens. Prenez Reza, qui jouait peu au Standard mais qui a marqué des buts décisifs pour Charlton sous les yeux du sélectionneur de l'Iran. Ou José Riga, que je suis allé rechercher pour lui demander de me dépanner. Il n'avait rien du tout, à ce moment-là mais grâce à son travail à Charlton, il a repris goût à l'entraînement. Le Stayen est un stade moderne. Les activités qu'y permettent les nouvelles installations ont pris le pas sur le football. Le Stayen peut-il être un exemple pour Sclessin ? Non. Nous avons acheté une série d'affaires autour du stade mais un club n'a pas à s'occuper d'immobilier. Tout dépend de la situation des terrains disponibles et des besoins de la ville. S'il y a quelque chose à Sclessin, ce sera plutôt dans le domaine récréatif car il n'est pas très abondant à Liège. Ce ne sera pas un centre commercial comme au Stayen. Nous en avons installé un parce que la ville de Saint-Trond était demandeuse et qu'il comblait un besoin. Le stade est achevé, pour l'instant. Nous n'avons pas de projets pour la tribune Sud. Elle constitue la seule possibilité d'élargissement du stade mais ce n'est pas une option pour le moment. Le stade peut être utilisé pour d'autres choses : il y a le parking, les loges, les sièges. Je pense à une activité équestre. Je ne comprends pas que des gens qui investissent tant d'argent dans des chevaux se contentent de jumpings avec un camp de tentes. Il y a un an, vous aviez annoncé vouloir vendre le Standard. Est-ce toujours dans vos intentions ? Je n'avais envisagé de vendre que parce que le climat était très pénible. Maintenant, je n'ai plus de raison de le faire, à moins que les problèmes ne ressurgissent. Devez-vous vendre des joueurs du Standard ? Nous devons vendre pour équilibrer le budget. Nous avons essuyé des pertes cette année. Nous avons reçu des offres pour quelques joueurs mais rien ne bouge pour le moment. Si nous ne vendons pas de joueurs, nous aurons des difficultés à continuer à payer les salaires, à terme, mais nous ne sommes pas non plus au bord de la noyade. Nous pouvons faire face, éventuellement. En principe, tout le monde est à vendre mais pour savoir qui va partir, vous devez vous adresser à Jean-François de Sart. Par contre, je m'attends à ce que les transferts commencent tard. Une si longue période de transferts n'est pas une bonne chose. Tout dépend de l'identité de ceux qui partent. S'il n'y a pas de départ, il n'y aura pas d'achat : nous avons assez de joueurs. PAR GEERT FOUTRÉ