1. Louvain joue la tête du classement en D2, même sans son icône Björn Ruytinx: on ne respecte décidément plus rien ?

Louvain ne se limite pas à Ruytinx, le foot est un sport collectif hein ! Mais j'ai toujours ce club dans la peau, c'est normal puisque j'y ai passé dix ans. Je vais encore les voir quand mon calendrier le permet, et l'accueil y est toujours aussi positif. Les supporters restent fans de moi et le montrent. Avec la direction, c'est autre chose, il faudra encore du temps pour que tout redevienne comme au bon vieux temps. Nos relations se sont froissées au moment où j'ai compris que je ne resterais pas là-bas. Je souhaitais prolonger, on a discuté trois ou quatre mois mais ça n'avançait pas, alors j'ai tiré mes conclusions. Avec le recul, je ne regrette évidemment pas ma décision puisque Louvain est malheureusement en D2 alors que je reste en D1 avec Ostende.

2. Etre un réserviste comme les autres à Ostende après avoir été la star à Louvain, ça demande une grosse adaptation mentale ?

J'ai toujours la même ambition, même à 34 ans, j'ai toujours envie d'être 90 minutes sur le terrain chaque week-end. D'ailleurs, ça se passe bien ces dernières semaines, je suis devenu titulaire. Mais je ne suis pas aveugle non plus : j'ai la concurrence de gars comme Franck Berrier, Fernando Canesin et Elimane Coulibaly. Et l'équipe tourne bien. C'était plus difficile d'être réserviste de temps en temps à Louvain.

3. On imagine une discussion animée entre Fred Vanderbiest et toi : qui finit aux urgences de l'hôpital d'Ostende ?

On a joué ensemble à Louvain, on se connaît et on s'apprécie depuis longtemps, je n'hésite jamais à lui donner mon avis, même s'il n'est pas d'accord, mais je sais que le patron, c'est lui. Quand il m'a laissé sur le banc en début de saison, je n'ai pas rué dans les brancards. On en a discuté, entre grands garçons.

4. Tu as choisi le club le plus éloigné de la Wallonie parce que tu as compris que ton image était de toute façon irrécupérable chez les francophones depuis l'affaire Carcela ?

Pour que tout soit clair, c'est arrangé avec Carcela. Pour moi, c'était une affaire classée deux semaines après l'incident, et pour lui aussi, maintenant c'est du passé puisque nous nous sommes serré la main il y a quelques semaines à l'occasion de Standard - Ostende. Tout le monde peut avoir son avis sur moi et franchement, ce qu'on pense de moi en Wallonie, je m'en fous. Je préfère être apprécié à Louvain, à Ostende et dans le Limbourg, ma région natale.

5. Tu as dit dans une interview : "Je flirte avec la limite, c'est mon jeu. Je provoque, on me provoque. Des gars comme Johan Boskamp et Philippe Albert le faisaient aussi mais ils sont aujourd'hui les premiers à critiquer mon style." Tu quitteras bientôt le football professionnel en te disant que tu as été un incompris ?

J'ai le plus grand respect pour Philippe Albert, pour la carrière qu'il a faite. Mais je ne suis pas obligé d'accepter ses critiques à la télé. Il va dans le sens de la presse francophone, qui ne m'a pas raté après l'affaire Carcela. J'ai quand même vu pas mal d'images de la carrière d'Albert. C'était quel genre de joueur ? Il ne retirait pas le pied et il se servait de ses coudes à certains moments. Qui suis-je pour critiquer son jeu ? OK. Mais qui est-il pour me démolir dans ses commentaires ? J'ai beaucoup plus de compréhension pour les avis d'un Marc Degryse. Lui aussi m'a critiqué mais c'était un joueur technique. Lui, il ne cherchait pas les duels, donc j'estime qu'il a le droit de ne pas être d'accord avec mon style de jeu.

Bjorn Ruytinx (34 ans) a signé cet été un contrat de deux saisons avec Ostende après avoir passé dix ans à Oud-Heverlee Louvain, où il a joué en D3, D2 et D1. Avec ce club, il a disputé près de 260 matches et marqué 80 buts.

1. Louvain joue la tête du classement en D2, même sans son icône Björn Ruytinx: on ne respecte décidément plus rien ?Louvain ne se limite pas à Ruytinx, le foot est un sport collectif hein ! Mais j'ai toujours ce club dans la peau, c'est normal puisque j'y ai passé dix ans. Je vais encore les voir quand mon calendrier le permet, et l'accueil y est toujours aussi positif. Les supporters restent fans de moi et le montrent. Avec la direction, c'est autre chose, il faudra encore du temps pour que tout redevienne comme au bon vieux temps. Nos relations se sont froissées au moment où j'ai compris que je ne resterais pas là-bas. Je souhaitais prolonger, on a discuté trois ou quatre mois mais ça n'avançait pas, alors j'ai tiré mes conclusions. Avec le recul, je ne regrette évidemment pas ma décision puisque Louvain est malheureusement en D2 alors que je reste en D1 avec Ostende.2. Etre un réserviste comme les autres à Ostende après avoir été la star à Louvain, ça demande une grosse adaptation mentale ?J'ai toujours la même ambition, même à 34 ans, j'ai toujours envie d'être 90 minutes sur le terrain chaque week-end. D'ailleurs, ça se passe bien ces dernières semaines, je suis devenu titulaire. Mais je ne suis pas aveugle non plus : j'ai la concurrence de gars comme Franck Berrier, Fernando Canesin et Elimane Coulibaly. Et l'équipe tourne bien. C'était plus difficile d'être réserviste de temps en temps à Louvain.3. On imagine une discussion animée entre Fred Vanderbiest et toi : qui finit aux urgences de l'hôpital d'Ostende ?On a joué ensemble à Louvain, on se connaît et on s'apprécie depuis longtemps, je n'hésite jamais à lui donner mon avis, même s'il n'est pas d'accord, mais je sais que le patron, c'est lui. Quand il m'a laissé sur le banc en début de saison, je n'ai pas rué dans les brancards. On en a discuté, entre grands garçons.4. Tu as choisi le club le plus éloigné de la Wallonie parce que tu as compris que ton image était de toute façon irrécupérable chez les francophones depuis l'affaire Carcela ?Pour que tout soit clair, c'est arrangé avec Carcela. Pour moi, c'était une affaire classée deux semaines après l'incident, et pour lui aussi, maintenant c'est du passé puisque nous nous sommes serré la main il y a quelques semaines à l'occasion de Standard - Ostende. Tout le monde peut avoir son avis sur moi et franchement, ce qu'on pense de moi en Wallonie, je m'en fous. Je préfère être apprécié à Louvain, à Ostende et dans le Limbourg, ma région natale.5. Tu as dit dans une interview : "Je flirte avec la limite, c'est mon jeu. Je provoque, on me provoque. Des gars comme Johan Boskamp et Philippe Albert le faisaient aussi mais ils sont aujourd'hui les premiers à critiquer mon style." Tu quitteras bientôt le football professionnel en te disant que tu as été un incompris ?J'ai le plus grand respect pour Philippe Albert, pour la carrière qu'il a faite. Mais je ne suis pas obligé d'accepter ses critiques à la télé. Il va dans le sens de la presse francophone, qui ne m'a pas raté après l'affaire Carcela. J'ai quand même vu pas mal d'images de la carrière d'Albert. C'était quel genre de joueur ? Il ne retirait pas le pied et il se servait de ses coudes à certains moments. Qui suis-je pour critiquer son jeu ? OK. Mais qui est-il pour me démolir dans ses commentaires ? J'ai beaucoup plus de compréhension pour les avis d'un Marc Degryse. Lui aussi m'a critiqué mais c'était un joueur technique. Lui, il ne cherchait pas les duels, donc j'estime qu'il a le droit de ne pas être d'accord avec mon style de jeu. Bjorn Ruytinx (34 ans) a signé cet été un contrat de deux saisons avec Ostende après avoir passé dix ans à Oud-Heverlee Louvain, où il a joué en D3, D2 et D1. Avec ce club, il a disputé près de 260 matches et marqué 80 buts.