Es-tu fier de faire partie de ce groupe si talentueux ?

Il faut toujours un petit brin de chance dans une carrière. J'ai eu de la chance que Georges Leekensme fasse confiance lorsque j'étais à Courtrai, et que Marc Wilmotscontinue à me sélectionner. Mais j'ai toujours eu un comportement exemplaire en sélection. Je suis franc et droit dans mes bottes. Je pense que Wilmots le sait et apprécie cela. Il sait que s'il me sélectionne, je ne vais pas faire de mon nez, et que s'il a besoin de moi, je répondrai présent. Je crois que c'est utile d'avoir un joueur comme moi dans le noyau. Après, c'est vrai que c'est une grande fierté de faire partie de ce groupe. Encore maintenant, il y a des gens qui ne comprennent pas pourquoi je suis sélectionné. Certains écrivent que je ne suis pas assez bon pour intégrer le noyau. On ne peut pas plaire à tout le monde. Mais moi, je ne dois rien à ces gens-là. Je sais que je mérite de faire partie de ce groupe. Pour moi, se qualifier pour le Brésil et faire partie du voyage constituerait un accomplissement. Je pourrai dire à la fin de ma carrière - J'ai fait une Coupe du Monde. Et même si je ne joue pas, j'aurai fait partie de l'aventure.

Tu es un des seuls à ne pas jouer à l'étranger. En es-tu frustré ?

Non. Le destin en a décidé ainsi. Les autres membres du noyau ne me considèrent pas moins pour autant et moi, je ne suis pas jaloux de leur trajectoire. Je sais où se situe ma place. Je sais qu'entre moi et des joueurs comme Vincent Kompany, Jan Vertonghen ou Daniel Van Buyten, il n'y a pas photo.

Quand tu vois que tu ne joues plus lors des barrages face à Gand, as-tu craint pour ta place ?

Un peu, oui. Mais j'ai téléphoné à Marc Wilmots, qui m'a rassuré et qui m'a dit qu'il ne comprenait pas non plus pourquoi je ne jouais plus.

T'a-t-il dit que tu devais retrouver ta place pour faire partie du noyau ?

Non mais ça coule de source. A partir du moment où tu ne joues pas dans ton club, c'est normal de ne pas être sélectionné.

Que retiens-tu de cette campagne qualificative ?

Tout. J'ai vraiment eu l'impression de vivre quelque chose de fort, d'unique et de magique. L'ambiance, tant à domicile qu'à l'extérieur, était indescriptible. Avec les Jeux Olympiques de Pékin, cela fait partie de mes meilleurs souvenirs.

Par Stéphane Vande Velde

Retrouvez l'intégralité de l'interview de Laurent Ciman dans votre Sport/Foot Magazine

Es-tu fier de faire partie de ce groupe si talentueux ? Il faut toujours un petit brin de chance dans une carrière. J'ai eu de la chance que Georges Leekensme fasse confiance lorsque j'étais à Courtrai, et que Marc Wilmotscontinue à me sélectionner. Mais j'ai toujours eu un comportement exemplaire en sélection. Je suis franc et droit dans mes bottes. Je pense que Wilmots le sait et apprécie cela. Il sait que s'il me sélectionne, je ne vais pas faire de mon nez, et que s'il a besoin de moi, je répondrai présent. Je crois que c'est utile d'avoir un joueur comme moi dans le noyau. Après, c'est vrai que c'est une grande fierté de faire partie de ce groupe. Encore maintenant, il y a des gens qui ne comprennent pas pourquoi je suis sélectionné. Certains écrivent que je ne suis pas assez bon pour intégrer le noyau. On ne peut pas plaire à tout le monde. Mais moi, je ne dois rien à ces gens-là. Je sais que je mérite de faire partie de ce groupe. Pour moi, se qualifier pour le Brésil et faire partie du voyage constituerait un accomplissement. Je pourrai dire à la fin de ma carrière - J'ai fait une Coupe du Monde. Et même si je ne joue pas, j'aurai fait partie de l'aventure. Tu es un des seuls à ne pas jouer à l'étranger. En es-tu frustré ? Non. Le destin en a décidé ainsi. Les autres membres du noyau ne me considèrent pas moins pour autant et moi, je ne suis pas jaloux de leur trajectoire. Je sais où se situe ma place. Je sais qu'entre moi et des joueurs comme Vincent Kompany, Jan Vertonghen ou Daniel Van Buyten, il n'y a pas photo. Quand tu vois que tu ne joues plus lors des barrages face à Gand, as-tu craint pour ta place ? Un peu, oui. Mais j'ai téléphoné à Marc Wilmots, qui m'a rassuré et qui m'a dit qu'il ne comprenait pas non plus pourquoi je ne jouais plus. T'a-t-il dit que tu devais retrouver ta place pour faire partie du noyau ? Non mais ça coule de source. A partir du moment où tu ne joues pas dans ton club, c'est normal de ne pas être sélectionné. Que retiens-tu de cette campagne qualificative ? Tout. J'ai vraiment eu l'impression de vivre quelque chose de fort, d'unique et de magique. L'ambiance, tant à domicile qu'à l'extérieur, était indescriptible. Avec les Jeux Olympiques de Pékin, cela fait partie de mes meilleurs souvenirs.Par Stéphane Vande VeldeRetrouvez l'intégralité de l'interview de Laurent Ciman dans votre Sport/Foot Magazine