Tu crois que si la Belgique avait été championne d'Europe dans ces circonstances, tu ne te serais pas réellement senti champion d'Europe ?

CHRISTIAN BENTEKE : Pas totalement, non. J'aurais eu la ligne sur mon palmarès, mais ça se serait arrêté là. Le sentiment aurait de toute façon été mitigé. En tant que compétiteur, je mentirais si je vous disais l'inverse. Je ne peux pas ressentir les mêmes émotions qu'un Jan Vertonghen ou un Thibaut Courtois si je ne suis pas avec eux sur le terrain, c'est logique.

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En tout et pour tout, préparation de l'EURO comprise, tu n'auras eu droit qu'à six minutes de jeu, contre la Finlande, lors du troisième match de poule, pour te montrer cet été. À t'entendre, tu ne t'attendais pas à être si loin dans la hiérarchie offensive...

BENTEKE : Vu que chaque match est différent, tu as toujours l'espoir qu'on fasse appel à toi. J'aurais voulu avoir une discussion avec le coach, mais à chaque fois, je repoussais l'échéance. Je me disais que peut-être, la situation allait évoluer en ma faveur. À la longue, c'est vrai que je me suis posé la question de mon utilité pour le groupe. Je me demandais si ça valait la peine d'aller trouver le coach pour savoir ce qu'il voulait faire de moi. Je me disais qu'au coeur d'un tournoi, ce n'était peut-être pas le bon moment. Finalement, cette rencontre que j'aurais voulu provoquer avec le sélectionneur national n'a jamais eu lieu. Je ne crois pas que ça soit trop tard et j'espère qu'on trouvera le temps de se parler lors de ce rassemblement.

La question en filigrane que tu voudrais lui poser, c'est de savoir si il y a une chance que ta situation évolue dans les prochains mois ?

BENTEKE : Quand tu es repris en équipe nationale, je pars du principe que la finalité, c'est de représenter ton pays. À partir de là, je voudrais juste savoir ce qu'il attend encore de moi. Je ne souhaite rien d'autre qu'une discussion constructive entre un sélectionneur national et son joueur. Je ne voulais pas mettre mes intérêts personnels en évidence pendant le tournoi, mais là, je crois que ce serait plus sain pour tout le monde de pouvoir en discuter posément autour d'une table.

Tu crois que si la Belgique avait été championne d'Europe dans ces circonstances, tu ne te serais pas réellement senti champion d'Europe ?CHRISTIAN BENTEKE : Pas totalement, non. J'aurais eu la ligne sur mon palmarès, mais ça se serait arrêté là. Le sentiment aurait de toute façon été mitigé. En tant que compétiteur, je mentirais si je vous disais l'inverse. Je ne peux pas ressentir les mêmes émotions qu'un Jan Vertonghen ou un Thibaut Courtois si je ne suis pas avec eux sur le terrain, c'est logique.En tout et pour tout, préparation de l'EURO comprise, tu n'auras eu droit qu'à six minutes de jeu, contre la Finlande, lors du troisième match de poule, pour te montrer cet été. À t'entendre, tu ne t'attendais pas à être si loin dans la hiérarchie offensive...BENTEKE : Vu que chaque match est différent, tu as toujours l'espoir qu'on fasse appel à toi. J'aurais voulu avoir une discussion avec le coach, mais à chaque fois, je repoussais l'échéance. Je me disais que peut-être, la situation allait évoluer en ma faveur. À la longue, c'est vrai que je me suis posé la question de mon utilité pour le groupe. Je me demandais si ça valait la peine d'aller trouver le coach pour savoir ce qu'il voulait faire de moi. Je me disais qu'au coeur d'un tournoi, ce n'était peut-être pas le bon moment. Finalement, cette rencontre que j'aurais voulu provoquer avec le sélectionneur national n'a jamais eu lieu. Je ne crois pas que ça soit trop tard et j'espère qu'on trouvera le temps de se parler lors de ce rassemblement.La question en filigrane que tu voudrais lui poser, c'est de savoir si il y a une chance que ta situation évolue dans les prochains mois ?BENTEKE : Quand tu es repris en équipe nationale, je pars du principe que la finalité, c'est de représenter ton pays. À partir de là, je voudrais juste savoir ce qu'il attend encore de moi. Je ne souhaite rien d'autre qu'une discussion constructive entre un sélectionneur national et son joueur. Je ne voulais pas mettre mes intérêts personnels en évidence pendant le tournoi, mais là, je crois que ce serait plus sain pour tout le monde de pouvoir en discuter posément autour d'une table.