C'est l'histoire d'un équilibre introuvable entre le meilleur dribbleur d'Europe (5,1 dribbles par match pour Hazard) et le roi continental de la passe de but (3,8 key-passes par match pour KDB). Deux joueurs qui mériteraient que l'équipe soit organisée autour de leur talent, emmenés par un entraîneur qui ne semble pas vouloir faire ce choix de riche. José Mourinho, lui, a fait son choix.

À Chelsea, Eden Hazard est au centre de tout. Bien sûr, l'organisateur du jeu s'appelle Fabregas, mais c'est à Hazard que le Catalan donne des ballons. À l'exception du match face à Everton, où Chelsea a abandonné le ballon pour mieux marquer, Eden reçoit en moyenne quinze ballons par match des pieds de Cesc, sans même compter la dizaine de passes par rencontre offertes au Belge par César Azpilicueta. Hazard est la référence à Stamford Bridge.

"C'est notre Messi",dit d'ailleurs Fabregas. "Comme Messi, il est le lien entre l'entrejeu et l'attaque." À Londres, Hazard s'installe tranquillement sur le trône, chez les Diables, De Bruyne l'amène toujours à s'asseoir sur un accoudoir. C'est à cette lumière qu'il est savoureux de relire la phrase de Marc Wilmots avant Argentine-Belgique quand on lui parle de la Pulga : "Messi ? Moi, j'ai Hazard ou De Bruyne."

Homme fort de la campagne qui a emmené la Belgique au Mondial, le joueur de Wolfsbourg a fini par s'installer dans cet axe si convoité et poursuit une lutte d'influence qu'Oscar n'a jamais vraiment entamée. Contre l'Algérie, Axel Witsel a donné 14 ballons à De Bruyne, et à peine la moitié à Hazard. Face aux Américains, Eden n'a même pas reçu dix passes d'un Jan Vertonghen qui arrosait abondamment KDB (18 passes).

Indirectement, et certainement involontairement, la présence de Kevin De Bruyne réduit terriblement l'influence d'Eden Hazard. La position moyenne des joueurs censés avoir la meilleure relation avec Eden est éloquente : De Bruyne aspire le jeu vers la droite, et emmène l'attaquant de pointe dans son mouvement centrifuge.

Pour Hazard, c'est le coup de grâce. Il est trop seul, et cherche toujours de nouvelles complicités techniques depuis que Christian Benteke n'a plus porté le maillot des Diables.

Guillaume Gautier

C'est l'histoire d'un équilibre introuvable entre le meilleur dribbleur d'Europe (5,1 dribbles par match pour Hazard) et le roi continental de la passe de but (3,8 key-passes par match pour KDB). Deux joueurs qui mériteraient que l'équipe soit organisée autour de leur talent, emmenés par un entraîneur qui ne semble pas vouloir faire ce choix de riche. José Mourinho, lui, a fait son choix.À Chelsea, Eden Hazard est au centre de tout. Bien sûr, l'organisateur du jeu s'appelle Fabregas, mais c'est à Hazard que le Catalan donne des ballons. À l'exception du match face à Everton, où Chelsea a abandonné le ballon pour mieux marquer, Eden reçoit en moyenne quinze ballons par match des pieds de Cesc, sans même compter la dizaine de passes par rencontre offertes au Belge par César Azpilicueta. Hazard est la référence à Stamford Bridge."C'est notre Messi",dit d'ailleurs Fabregas. "Comme Messi, il est le lien entre l'entrejeu et l'attaque." À Londres, Hazard s'installe tranquillement sur le trône, chez les Diables, De Bruyne l'amène toujours à s'asseoir sur un accoudoir. C'est à cette lumière qu'il est savoureux de relire la phrase de Marc Wilmots avant Argentine-Belgique quand on lui parle de la Pulga : "Messi ? Moi, j'ai Hazard ou De Bruyne."Homme fort de la campagne qui a emmené la Belgique au Mondial, le joueur de Wolfsbourg a fini par s'installer dans cet axe si convoité et poursuit une lutte d'influence qu'Oscar n'a jamais vraiment entamée. Contre l'Algérie, Axel Witsel a donné 14 ballons à De Bruyne, et à peine la moitié à Hazard. Face aux Américains, Eden n'a même pas reçu dix passes d'un Jan Vertonghen qui arrosait abondamment KDB (18 passes).Indirectement, et certainement involontairement, la présence de Kevin De Bruyne réduit terriblement l'influence d'Eden Hazard. La position moyenne des joueurs censés avoir la meilleure relation avec Eden est éloquente : De Bruyne aspire le jeu vers la droite, et emmène l'attaquant de pointe dans son mouvement centrifuge.Pour Hazard, c'est le coup de grâce. Il est trop seul, et cherche toujours de nouvelles complicités techniques depuis que Christian Benteke n'a plus porté le maillot des Diables.Guillaume Gautier