À domicile, les équipiers de Nicolas Penneteau restent même sur une impressionnante série de cinq matches sans prendre le moindre but. Même si les hôtes s'appelaient Mouscron, Eupen, Waasland-Beveren, le Cercle et Ostende, la belle série est à souligner, douze mois après une saison délicate où la trêve hivernale avait été atteinte avec deux maigres clean sheets au Mambour. Invité dans le Pays Noir fin janvier, le leader brugeois servira de premier véritable baromètre pour 2020.
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À domicile, les équipiers de Nicolas Penneteau restent même sur une impressionnante série de cinq matches sans prendre le moindre but. Même si les hôtes s'appelaient Mouscron, Eupen, Waasland-Beveren, le Cercle et Ostende, la belle série est à souligner, douze mois après une saison délicate où la trêve hivernale avait été atteinte avec deux maigres clean sheets au Mambour. Invité dans le Pays Noir fin janvier, le leader brugeois servira de premier véritable baromètre pour 2020. Au vu de l'enchaînement des affiches prévu par le calendrier jusqu'à la fin de la phase classique, il semble légitime de se demander si le fil sur lequel planent les Carolos depuis plusieurs mois ne va pas finir par rompre. Incontournable devant la défense, Marco Ilaimaharitra a dû quitter trois fois la pelouse prématurément ces dernières semaines, à cause de douleurs récurrentes dans la zone pubienne. Sans le Malgache, c'est tout l'équilibre du onze carolo qui pourrait voler en éclats. Face à Eupen, les Zèbres avaient dû attendre les dernières minutes pour émerger, en l'absence de celui qui avait brillé à la CAN l'été dernier. À l'image de son joueur le plus bankable, Charleroi semble avoir fini décembre sur les rotules, malgré un sprint final plein de panache contre Ostende. La faible rotation dans le noyau, y compris en Coupe de Belgique, favorise les automatismes et la prise de points mais pourrait se payer à long terme si l'usure de l'accumulation des rencontres venait à faire son apparition. C'est sans doute le principal danger qui guette les Zèbres. Si l'un des six indéboulonnables (Penneteau, Nurio, Morioka, Dessoleil, Ilaimaharitra et Bruno pointent tous à plus de 85% de temps de jeu) venait à être absent de manière durable, les résultats pourront-ils continuer à s'enchaîner pour prétendre à une place en Coupe d'Europe au bout de la saison ? Karim Belhocine semble, pour l'instant, avoir trouvé la recette pour maintenir la haute intensité physique de son football en slalomant entre les blessures. Le coach franco-algérien est la révélation des bancs de touche en ce début de saison, affinant le travail réalisé par Felice Mazzù lors des dernières saisons et profitant d'un noyau qui se connaît presque sur le bout des doigts pour faire voler Charleroi. En espérant atterrir le plus haut possible.Un an après son arrivée pour pallier le départ de Cristian Benavente, c'est un cran plus bas sur le terrain que le Japonais est devenu la plaque tournante du jeu des Zèbres, avec un impact dans le duel défensif qu'on ne lui connaissait pas. Mis sous contrat pour trois ans (plus deux années supplémentaires en option), le Macédonien était préparé depuis plusieurs saisons pour devenir le successeur de Javier Martos. Le départ du capitaine ne l'a pourtant pas installé dans l'équipe. Il est le 4e choix en défense centrale. La marque de fabrique des Zèbres n'a pas changé en même temps que l'identité du coach. Par contre, elle semble s'être renforcée. Les Carolos ont marqué douze fois à l'issue d'une contre-attaque, un record national. À l'heure où beaucoup insistent sur l'importance de relancer propre et court depuis l'arrière, Nicolas Penneteau adapte son jeu au style de son équipe. Ses 211 passes longues en font le plus grand adepte national du long ballon. Charleroi ne s'embarrasse pas d'une possession de balle excessive. Avec 319 passes par match, les dauphins du Club en championnat occupent le fond de la classe belge en la matière. Seul Ostende fait " moins bien ".