Il était la clé offensive du 4-2-3-1 waeslandien de Philippe Clement. Il est successivement devenu la version mauve du Danijel Milicevic buffalo d' Hein Vanhaezebrouck, le numéro 10 de Felice Mazzù, puis l'arme inattendue du double pivot mis en place par Karim Belhocine devant la défense zébrée. Chaque coach a sa version privilégiée de Ryota Morioka, parce que les armes du Japonais sont tellement variées qu'il semble capable de tirer son épingle du jeu dans la majorité des missions qui lui sont confiées.
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Il était la clé offensive du 4-2-3-1 waeslandien de Philippe Clement. Il est successivement devenu la version mauve du Danijel Milicevic buffalo d' Hein Vanhaezebrouck, le numéro 10 de Felice Mazzù, puis l'arme inattendue du double pivot mis en place par Karim Belhocine devant la défense zébrée. Chaque coach a sa version privilégiée de Ryota Morioka, parce que les armes du Japonais sont tellement variées qu'il semble capable de tirer son épingle du jeu dans la majorité des missions qui lui sont confiées. Puisque c'est dans un rôle plus reculé que Ryo s'était hissé parmi les meilleurs milieux du Royaume, aux côtés de Marco Ilaimaharitra, beaucoup avaient oublié la première version belge du meneur de jeu. Entre le début de la saison 2017-2018 et la fin avortée de l'exercice 2019-2020, le Nippon semblait certes avoir augmenté son influence sur le jeu, mais voyait malgré tout son impact statistique divisé par deux. Le temps qui passe avait rangé au placard ses prestations au Freethiel, effacées par un passage décevant à Anderlecht, malgré des chiffres très corrects lors de ses premiers mois bruxellois. À l'époque, Morioka a pourtant quelque chose d' Hans Vanaken, par sa faculté à entrer dans la surface au bon moment et son aisance pour conclure les actions, du pied ou de la tête. Malgré son mètre 80, personne ne marque d'ailleurs plus souvent que lui du front au bout de l'épisode 2017-2018 de la Pro League. Tombé dans l'oubli, au profit de ce milieu qui gratte des ballons puis les transforme en caviars en profondeur au sein du Charleroi de Belhocine, redoutable en contre-attaque, le premier Morioka semble être celui que recherche Edward Still au coeur de son 3-5-2 zébré. Dans un milieu en triangle où la pointe basse est confiée à Ilaimaharitra, le Japonais occupe le poste de milieu intérieur gauche. Celui qui, dans le 3-5-2 bleu et noir d' Ivan Leko, était la propriété d'un certain Hans Vanaken. La position est idéale pour un milieu offensif droitier, capable à la fois de conclure et de lancer des occasions. Sans le ballon, les qualités de Morioka pour s'infiltrer dans la surface et jaillir à la réception d'un centre - surtout venu de droite - peuvent s'exprimer quand le jeu carolo s'exile vers le côté droit du très actif Jules Van Cleemput. Une fois en possession, le Nippon peut, par contre, alimenter grâce à son sens de la profondeur Joris Kayembe, souvent lancé sur sa gauche, ou un Anass Zaroury dont les déplacements ouvrent un espace intéressant dans l'axe droit du terrain. De quoi grimper, à nouveau, dans la hiérarchie des milieux les plus décisifs de l'élite.