Les buts de Massimo Bruno n'y changent rien. Auteur d'un doublé contre Troyes, symptôme d'un joueur prêt à mordre dans cette nouvelle saison à pleines dents au bout de quelques mois décevants, l'ancien ailier d'Anderlecht se fait voler la vedette au terme d'un match de préparation qui fait beaucoup parler de lui. Les projecteurs sont pour Mehdi Bayat, parti à la rencontre de ceux qu'il aime appeler " mes supporters " après le coup de sifflet final.

Les mots s'échangent, en réponse à ces chants de contestation affirmant que " le pognon tue le blason " ou que " Mehdi, tu nous baratines ". Quelques jours plus tard, le bruit des tribunes ne cesse pas pour autant. Lors de la réception de Gand, en ouverture du championnat, la T4 dégaine une banderole où le prénom de l'administrateur-délégué se voit affublé du symbole de l'euro, et accompagné du trio " menteur frimeur baratineur ".

Communicateur de crise chevronné, l'homme fort du Sporting se multiplie devant les micros pour marteler des formules marquantes : son club n'a jamais dépensé autant d'argent que lors des derniers mois, où les options de Victor Osimhen et Ryota Morioka ont été levées, et le bouleversement du staff impliquait forcément un été plus calme au sein du noyau.

D'ailleurs, Mehdi Bayat aime rappeler que ces hommes ont été à quelques détails d'une qualification en Coupe d'Europe au détriment de l'Antwerp. Sans trop insister sur la part prise par son attaquant nigérian - désormais vendu à Lille pour un montant exceptionnel à l'échelle zébrée - dans ce sprint final époustouflant.

OSIMHEN ET LES CHIFFRES

Un peu plus de deux mois plus tôt, sur la pelouse de Courtrai, le numéro 45 avait été le sauveur du Sporting, avec un doublé sensationnel pour renverser la vapeur et envoyer les Carolos disputer le barrage européen. De retour au stade des Éperons d'or, dans le cadre moins idyllique d'une deuxième journée de championnat, le Charleroi de Karim Belhocine s'emmêle les pinceaux dans la surface adverse.

Les Zèbres attendent désespérément leur attaquant, qui devrait débarquer de l'étranger d'ici peu après avoir terminé ses obligations européennes avec son employeur actuel. Et puis ? Mehdi Bayat affirme face caméra que cela devrait suffire. Au sein du club, tous ne sont pas du même avis, et les visages font la moue à l'heure d'évoquer les possibilités de jouer le top 6 avec le noyau actuel.

En août dernier, c'est dans le money-time que Bruno, Osimhen ou Gabriele Angella avaient débarqué dans le Pays Noir pour sauver une saison mal embarquée. Loin du bon départ de l'année précédente, quand l'intégration précoce de Kaveh Rezaei ou de Nurio avait permis aux Zèbres de signer un 15/15, les Carolos n'engrangent qu'une victoire sur les cinq premiers matches, et s'embarquent dans une course-poursuite qui échouera finalement à sept longueurs du top 6. Les mathématiques sont formelles : le départ raté a coûté cher aux hommes de Felice Mazzù.

Au sein du club, certains font la moue à l'heure d'évoquer les possibilités de jouer le top 6 avec le noyau actuel.

Au cours des premières semaines de l'été, alors que les séances d'entraînement avaient repris sur les pelouses de Marcinelle, l'évocation du nom de Mehdi Bayat faisait grincer certaines dents. Pendant que le vice-président de la Commission technique paradait en Russie en compagnie des Diables rouges, Charleroi apprenait à vivre sans l'omniprésence de son administrateur-délégué.

Une réalité que d'aucuns n'ont pas tardé à mettre en parallèle avec un mercato mené au ralenti jusqu'à l'éveil des derniers jours d'août. Un coup de fraîcheur dans le noyau semblait pourtant nécessaire après le début d'année 2018 difficile avec une série de douze matches sans victoire. La saison, jusqu'alors exceptionnelle, se concluait par une triste sixième place en PO1, entraînant l'ensemble du vestiaire dans une dynamique négative poursuivie jusqu'à l'arrivée d'Osimhen et ses acolytes.

45% EN 18 MOIS

Au mois de mars dernier, au moment où l'échec d'une troisième qualification consécutive pour les play-offs 1 est acté, les Storm Ultras donnent déjà de la voix, pointant le manque d'anticipation dans la politique du patron carolo. La différence entre Rezaei qui arrive le 15 juin et Osimhen qui débarque le 30 août, en somme. Une façon de tirer la sonnette d'alarme à l'aube d'un été qui s'annonce mouvementé, le départ d'Osimhen semblant aussi certain que celui de Felice Mazzù. Les deux hommes forts de la saison sont dans le terminal des départs, et tout Charleroi attend déjà le nom de leurs remplaçants.

Est-ce parce que sa campagne pour atteindre la présidence de l'Union belge lui prend du temps ? Toujours est-il que c'est seulement au bout du mois de juin, quelques jours avant la reprise des entraînements, que Mehdi Bayat rencontre Karim Belhocine, son nouveau T1. L'administrateur-délégué des Zèbres se justifie en affirmant qu'il a dû attendre que Felice Mazzù signe son contrat à Genk pour lancer ses recherches, par respect pour son coach, mais l'arrivée du successeur de l'entraîneur hennuyer ressemble à un transfert du 31 août. On sent plus d'urgence que de planification chez celui qui a rencontré Hein Vanhaezebrouck, Luka Elsner et même Besnik Hasi avant de jeter son dévolu sur Belhocine.

Le nouveau T1 débarque, et l'analyse du noyau peut seulement commencer. Lors du stage, nombreux sont les participants qui ne devraient pas avoir voix au chapitre pour la nouvelle ère qui démarre dans le Pays Noir. Charleroi est désormais loin de la politique qui était encore d'application voici quelques saisons, quand tout était mis en oeuvre pour partir préparer la saison avec un noyau quasiment formé.

Les voix des tribunes, qui contestent la politique menée par Mehdi Bayat, pointent le mois de janvier 2018 comme coup d'envoi de cette période moins aboutie. Depuis cette date, Charleroi n'a remporté que 23 des 63 matches de championnat disputés, play-offs 2 compris. Les Zèbres ont pris 45% des points en une saison et demi. Et certains craignent que le pire soit à venir.

L'homme fort du Mambour, lui, reste confiant. Les micros l'écoutent : " La seule certitude que j'ai, c'est que le résultat réglera tout ça. C'est la seule vérité qui existe aujourd'hui sur le terrain. " En espérant probablement que son futur attaquant mette les buts, les victoires et la vérité de son côté.

Les buts de Massimo Bruno n'y changent rien. Auteur d'un doublé contre Troyes, symptôme d'un joueur prêt à mordre dans cette nouvelle saison à pleines dents au bout de quelques mois décevants, l'ancien ailier d'Anderlecht se fait voler la vedette au terme d'un match de préparation qui fait beaucoup parler de lui. Les projecteurs sont pour Mehdi Bayat, parti à la rencontre de ceux qu'il aime appeler " mes supporters " après le coup de sifflet final. Les mots s'échangent, en réponse à ces chants de contestation affirmant que " le pognon tue le blason " ou que " Mehdi, tu nous baratines ". Quelques jours plus tard, le bruit des tribunes ne cesse pas pour autant. Lors de la réception de Gand, en ouverture du championnat, la T4 dégaine une banderole où le prénom de l'administrateur-délégué se voit affublé du symbole de l'euro, et accompagné du trio " menteur frimeur baratineur ". Communicateur de crise chevronné, l'homme fort du Sporting se multiplie devant les micros pour marteler des formules marquantes : son club n'a jamais dépensé autant d'argent que lors des derniers mois, où les options de Victor Osimhen et Ryota Morioka ont été levées, et le bouleversement du staff impliquait forcément un été plus calme au sein du noyau. D'ailleurs, Mehdi Bayat aime rappeler que ces hommes ont été à quelques détails d'une qualification en Coupe d'Europe au détriment de l'Antwerp. Sans trop insister sur la part prise par son attaquant nigérian - désormais vendu à Lille pour un montant exceptionnel à l'échelle zébrée - dans ce sprint final époustouflant. Un peu plus de deux mois plus tôt, sur la pelouse de Courtrai, le numéro 45 avait été le sauveur du Sporting, avec un doublé sensationnel pour renverser la vapeur et envoyer les Carolos disputer le barrage européen. De retour au stade des Éperons d'or, dans le cadre moins idyllique d'une deuxième journée de championnat, le Charleroi de Karim Belhocine s'emmêle les pinceaux dans la surface adverse. Les Zèbres attendent désespérément leur attaquant, qui devrait débarquer de l'étranger d'ici peu après avoir terminé ses obligations européennes avec son employeur actuel. Et puis ? Mehdi Bayat affirme face caméra que cela devrait suffire. Au sein du club, tous ne sont pas du même avis, et les visages font la moue à l'heure d'évoquer les possibilités de jouer le top 6 avec le noyau actuel. En août dernier, c'est dans le money-time que Bruno, Osimhen ou Gabriele Angella avaient débarqué dans le Pays Noir pour sauver une saison mal embarquée. Loin du bon départ de l'année précédente, quand l'intégration précoce de Kaveh Rezaei ou de Nurio avait permis aux Zèbres de signer un 15/15, les Carolos n'engrangent qu'une victoire sur les cinq premiers matches, et s'embarquent dans une course-poursuite qui échouera finalement à sept longueurs du top 6. Les mathématiques sont formelles : le départ raté a coûté cher aux hommes de Felice Mazzù. Au cours des premières semaines de l'été, alors que les séances d'entraînement avaient repris sur les pelouses de Marcinelle, l'évocation du nom de Mehdi Bayat faisait grincer certaines dents. Pendant que le vice-président de la Commission technique paradait en Russie en compagnie des Diables rouges, Charleroi apprenait à vivre sans l'omniprésence de son administrateur-délégué. Une réalité que d'aucuns n'ont pas tardé à mettre en parallèle avec un mercato mené au ralenti jusqu'à l'éveil des derniers jours d'août. Un coup de fraîcheur dans le noyau semblait pourtant nécessaire après le début d'année 2018 difficile avec une série de douze matches sans victoire. La saison, jusqu'alors exceptionnelle, se concluait par une triste sixième place en PO1, entraînant l'ensemble du vestiaire dans une dynamique négative poursuivie jusqu'à l'arrivée d'Osimhen et ses acolytes. Au mois de mars dernier, au moment où l'échec d'une troisième qualification consécutive pour les play-offs 1 est acté, les Storm Ultras donnent déjà de la voix, pointant le manque d'anticipation dans la politique du patron carolo. La différence entre Rezaei qui arrive le 15 juin et Osimhen qui débarque le 30 août, en somme. Une façon de tirer la sonnette d'alarme à l'aube d'un été qui s'annonce mouvementé, le départ d'Osimhen semblant aussi certain que celui de Felice Mazzù. Les deux hommes forts de la saison sont dans le terminal des départs, et tout Charleroi attend déjà le nom de leurs remplaçants. Est-ce parce que sa campagne pour atteindre la présidence de l'Union belge lui prend du temps ? Toujours est-il que c'est seulement au bout du mois de juin, quelques jours avant la reprise des entraînements, que Mehdi Bayat rencontre Karim Belhocine, son nouveau T1. L'administrateur-délégué des Zèbres se justifie en affirmant qu'il a dû attendre que Felice Mazzù signe son contrat à Genk pour lancer ses recherches, par respect pour son coach, mais l'arrivée du successeur de l'entraîneur hennuyer ressemble à un transfert du 31 août. On sent plus d'urgence que de planification chez celui qui a rencontré Hein Vanhaezebrouck, Luka Elsner et même Besnik Hasi avant de jeter son dévolu sur Belhocine. Le nouveau T1 débarque, et l'analyse du noyau peut seulement commencer. Lors du stage, nombreux sont les participants qui ne devraient pas avoir voix au chapitre pour la nouvelle ère qui démarre dans le Pays Noir. Charleroi est désormais loin de la politique qui était encore d'application voici quelques saisons, quand tout était mis en oeuvre pour partir préparer la saison avec un noyau quasiment formé. Les voix des tribunes, qui contestent la politique menée par Mehdi Bayat, pointent le mois de janvier 2018 comme coup d'envoi de cette période moins aboutie. Depuis cette date, Charleroi n'a remporté que 23 des 63 matches de championnat disputés, play-offs 2 compris. Les Zèbres ont pris 45% des points en une saison et demi. Et certains craignent que le pire soit à venir. L'homme fort du Mambour, lui, reste confiant. Les micros l'écoutent : " La seule certitude que j'ai, c'est que le résultat réglera tout ça. C'est la seule vérité qui existe aujourd'hui sur le terrain. " En espérant probablement que son futur attaquant mette les buts, les victoires et la vérité de son côté.