Un certain goût pour l'ombre. Comme un héritage d'une carrière de joueur essentiellement menée loin des projecteurs, dans un rôle défensif qui attirait aussi peu les caméras que les louanges. Avec quatre buts distillés au milieu d'un CV qui arbore tout de même plus de 150 matches de D1, Karim Belhocine semble avoir soigneusement évité les occasions de faire parler de lui. Le coach des Zèbres, auteur d'un départ plus que réussi au point d'avoir installé ses hommes dans le bon wagon à mi-parcours de la phase classique, pourrait afficher le visage triomphant de celui qui a fait démentir les pronostics. Ce serait mal connaître le personnage, tellement allergique à la publicité médiatique qu'il décline poliment toutes les demandes d'interviews de journalistes désireux de connaître les recettes de son succès.
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