La reprise entérinée, il ne reste plus au Sporting qu'à traduire sur le terrain ce vent de fraîcheur. Cela se passe à Mons, en déplacement, pour la première victoire de la nouvelle direction. " Mes parents étaient venus d'Iran ; Fabien Debecq était là avec son épouse ; ma femme était là ; notre entourage proche était présent ", raconte Mehdi. " Et cette victoire, c'est un peu comme un signe. Voilà, c'est parti ! Cela faisait tellement longtemps que je n'avais pas vécu un match de foot en me sentant bien et entouré. Je n'étais plus dans un désert, une zone perdue. "

L'équilibre reste pourtant précaire. Au creux de l'automne, l'équipe patine, les affaires se multiplient. Herve Kagé, fer de lance du début de saison, rend un certificat médical. Mohamed Aoulad, lors de sa deuxième titularisation et premier but, invective le banc et la tribune. " On savait que Kagéavait un accord avec Gand. Sur ce coup-là, on a vu que Gand ne prenait pas encore Mehdi pour un vrai dirigeant de club ", explique Hendrickx. " On l'a ressenti comme cela. "

Quant à Aoulad, il est renvoyé à Anderlecht. " Le gamin, il pète un câble. Je le convoque, il présente ses excuses. Il dit que ces gestes ne visaient personne. Ok, ça ne vise personne. C'est gros mais on le croit. Erreur de jeunesse. Ok. Tout le monde a le droit de faire des erreurs. Deux semaines après, il décide de parler à Sport/Foot Magazine et de dire que les gestes m'étaient destinés. Peu importe que ce soit moi ou un autre, il a menti ! Je n'avais pas d'autres choix que de le renvoyer. Qu'aurais-je dû faire ? Comment éviter ces affaires ? J'aurais dû chaperonner le joueur, l'empêcher de donner des interviews et, de nouveau, rentrer dans des relations conflictuelles avec la presse ? Non. La presse demande à rencontrer nos joueurs. Ceux-ci doivent être suffisamment intelligents pour savoir ce qu'ils racontent. "

" On lui a imprimé tous les commentaires négatifs à son propos pour que le côté humain le touche et qu'il se rende compte qu'un joueur de foot est également un exemple pour plein de gens ", ajoute Hendrickx. " Il nous dit qu'il comprend mais malheureusement, ce n'est pas le cas. "

La nouvelle image de club convivial et sympathique est écornée. " On ne veut pas être non plus le chevalier blanc qui lave plus blanc que blanc ", se défend Mehdi. " On doit quand même gérer un club. Je ne vais pas mettre en péril les intérêts du Sporting pour une question d'image. "

Plus tard dans la saison, la démission de Yannick Ferrera met, une nouvelle fois, la nouvelle direction dans l'embarras. " Ferrera décide de démissionner ", raconte Mehdi. " Qu'est-ce que tu veux que je fasse à part m'expliquer ? J'étais invité à Studio 1. Ça m'emmerdait. J'aurais préféré y aller deux semaines plus tard pour parler du maintien. Mais je devais m'expliquer. Sinon, on aurait dit que j'avais quelque chose à cacher. "

Par Stéphane Vande Velde

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La reprise entérinée, il ne reste plus au Sporting qu'à traduire sur le terrain ce vent de fraîcheur. Cela se passe à Mons, en déplacement, pour la première victoire de la nouvelle direction. " Mes parents étaient venus d'Iran ; Fabien Debecq était là avec son épouse ; ma femme était là ; notre entourage proche était présent ", raconte Mehdi. " Et cette victoire, c'est un peu comme un signe. Voilà, c'est parti ! Cela faisait tellement longtemps que je n'avais pas vécu un match de foot en me sentant bien et entouré. Je n'étais plus dans un désert, une zone perdue. " L'équilibre reste pourtant précaire. Au creux de l'automne, l'équipe patine, les affaires se multiplient. Herve Kagé, fer de lance du début de saison, rend un certificat médical. Mohamed Aoulad, lors de sa deuxième titularisation et premier but, invective le banc et la tribune. " On savait que Kagéavait un accord avec Gand. Sur ce coup-là, on a vu que Gand ne prenait pas encore Mehdi pour un vrai dirigeant de club ", explique Hendrickx. " On l'a ressenti comme cela. " Quant à Aoulad, il est renvoyé à Anderlecht. " Le gamin, il pète un câble. Je le convoque, il présente ses excuses. Il dit que ces gestes ne visaient personne. Ok, ça ne vise personne. C'est gros mais on le croit. Erreur de jeunesse. Ok. Tout le monde a le droit de faire des erreurs. Deux semaines après, il décide de parler à Sport/Foot Magazine et de dire que les gestes m'étaient destinés. Peu importe que ce soit moi ou un autre, il a menti ! Je n'avais pas d'autres choix que de le renvoyer. Qu'aurais-je dû faire ? Comment éviter ces affaires ? J'aurais dû chaperonner le joueur, l'empêcher de donner des interviews et, de nouveau, rentrer dans des relations conflictuelles avec la presse ? Non. La presse demande à rencontrer nos joueurs. Ceux-ci doivent être suffisamment intelligents pour savoir ce qu'ils racontent. " " On lui a imprimé tous les commentaires négatifs à son propos pour que le côté humain le touche et qu'il se rende compte qu'un joueur de foot est également un exemple pour plein de gens ", ajoute Hendrickx. " Il nous dit qu'il comprend mais malheureusement, ce n'est pas le cas. "La nouvelle image de club convivial et sympathique est écornée. " On ne veut pas être non plus le chevalier blanc qui lave plus blanc que blanc ", se défend Mehdi. " On doit quand même gérer un club. Je ne vais pas mettre en péril les intérêts du Sporting pour une question d'image. " Plus tard dans la saison, la démission de Yannick Ferrera met, une nouvelle fois, la nouvelle direction dans l'embarras. " Ferrera décide de démissionner ", raconte Mehdi. " Qu'est-ce que tu veux que je fasse à part m'expliquer ? J'étais invité à Studio 1. Ça m'emmerdait. J'aurais préféré y aller deux semaines plus tard pour parler du maintien. Mais je devais m'expliquer. Sinon, on aurait dit que j'avais quelque chose à cacher. "Par Stéphane Vande VeldeRetrouvez l'intégralité de l'article dans votre Sport/Foot Magazine