Tout juste arrivé dans un Pays Noir orphelin d'attaquant de référence suite au départ de Victor Osimhen, le nouveau coach Karim Belhocine esquisse le portrait-robot du successeur souhaité pour le wonderboy nigérian. D'emblée, la recherche devient une question de centimètres. Le Franco-Algérien veut de la taille, comme l'a toujours appréciée son mentor Hein Vanhaezebrouck, lequel avait même poussé l'amour des géants par la titularisation d'un duo de pivots à la pointe de l'attaque lors de sa période courtraisienne.
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Tout juste arrivé dans un Pays Noir orphelin d'attaquant de référence suite au départ de Victor Osimhen, le nouveau coach Karim Belhocine esquisse le portrait-robot du successeur souhaité pour le wonderboy nigérian. D'emblée, la recherche devient une question de centimètres. Le Franco-Algérien veut de la taille, comme l'a toujours appréciée son mentor Hein Vanhaezebrouck, lequel avait même poussé l'amour des géants par la titularisation d'un duo de pivots à la pointe de l'attaque lors de sa période courtraisienne. Depuis l'est de l'Europe, Charleroi installe donc Shamar Nicholson dans le Hainaut. Des pieds puissants à défaut d'être vraiment agiles, et surtout une stature d'athlète qui permet de tutoyer les colosses des défenses centrales belges dans les airs. Si la première qualité doit apporter des buts, mission pour laquelle il entre rapidement en concurrence avec Kaveh Rezaei, la seconde est peut-être la plus précieuse pour le football zébré. Avec le ballon, les circuits qui doivent emmener Charleroi de sa surface au but adverse sont loin d'être les plus méticuleux de l'élite nationale. S'ils ne franchissent pas le rond central en passant par les pieds de Ryota Morioka ou les dribbles de Joris Kayembe, les hommes de Karim Belhocine empruntent la voie des airs. Avec 12,05 passes longues par rencontre, Nicolas Penneteau n'est d'ailleurs devancé que par le dernier rempart mouscronnois, Hervé Koffi, dans cette catégorie particulière. Et pour installer Charleroi dans le camp adverse, le gardien français cherche presque systématiquement le front de Shamar Nicholson. À tel point qu'au fur et à mesure que le pressing des adversaires se resserrait autour de Morioka, la route qui mène directement du Corse au Jamaïcain est devenue la voie de circulation principale des offensives carolos. Très à l'aise pour placer son corps au bout d'un long ballon, Nicholson est beaucoup moins adroit quand il s'agit de placer son front entre un centre et le fond des filets. Le Zèbre ne brille pas spécialement par sa présence aérienne dans la surface adverse, si on le compare avec un Paul Onuachu, qui fait office de référence en la matière. Là où le Nigérian tente 47% de ses tirs au but de la tête, Shamar ne frappe de la sorte que dans 22,5% des cas. Leur taux de réussite est pourtant proche: 22% pour Nicholson, 27 pour Onuachu. Mais là où Genk conclut souvent ses chorégraphies offensives en cherchant son géant nigérian au second poteau, Charleroi n'est que la treizième équipe de l'élite au classement des centres. Sur la route zébrée du but, Shamar Nicholson est plutôt une étape que la destination.